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Celyad : "A terme, Cardio3 Biosciences pourrait voir son cours de bourse multiplié par 10"

CARDIO3 BIOCARDIO3 BIO

(Tradingsat.com) - En matière de financement des innovations dans le domaine cardiovasculaire, la Bourse de Paris a plutôt bien joué son rôle ces dernières années avec les introductions en Bourse de Stentys (stent auto-apposant), de Carmat (cœur articiel), et, plus récemment, de la société belge Cardio3 BioSciences. Son PDG, le docteur Christian Homsy, nous explique en quoi la thérapie régénérative pour le traitement des maladies cardiaques mise au point par Cardio3 Biosciences est si prometteuse sur le moyen terme.

Tradingsat.com : Que signifie le terme de « médecine régénérative du cœur » ?

Christian Homsy : Elle vise à reconstruire le cœur, qui est un organe incapable de se régénérer, contrairement au foie, à un os, à la peau etc… Pour cela il lui manque en effet un certain type de cellules, appelées « cellules progénitrices ». Or, nous avons réussi, après 7 ans de recherche, à « fabriquer » ces cellules, à partir de cellules de la moelle osseuse, qui vont être ensuite « différenciées » pour être réinjectées dans le cœur du patient atteint d’insuffisance cardiaque pour y produire de nouvelles cellules musculaires cardiaques. C’est sur la base de cette découverte fondamentale, récompensée par un premier prix de recherche de l’association américaine de cardiologie en 2010 aux Etats-Unis, qu’une étude clinique de phase 2 a été conduite en Europe. Elle a donné des résultats très probants qui ont permis d’enchaîner sur l’étude clinique de phase 3 « CHART-1 », en cours actuellement.

Tradingsat.com : Vous venez d’ailleurs d’obtenir l’autorisation de recruter des patients en Italie pour cette étude.

Christian Homsy : En effet, nous obtenons les autorisations progressivement, pays par pays, le dernier en date étant donc l’Italie. L’étude est déjà autorisée en Espagne, en Belgique, au Royaume-Uni, en Serbie, en Hongrie, ainsi qu’en Israël. Elle porte sur 240 patients et vise à confirmer l’efficacité de l’utilisation des cellules progénitrices cardiaques dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, afin d’obtenir l’autorisation de commercialiser le produit.

Tradingsat.com : En termes de calendrier, quand pensez-vous que ces développements vont porter leurs fruits ?

Christian Homsy : S’il y a une chose importante qu’un investisseur, particulier ou institutionnel, doit comprendre, c’est que la biotechnologie s’adresse à des gens qui ont une vision à moyen terme, dont l’horizon d’investissement ne se situe pas dans l’immédiateté. La plus importante augmentation de valeur de notre entreprise interviendra avec l’obtention des résultats de l’étude clinique de phase 3, c’est-à-dire à la fin 2015. Nous sommes probablement la seule entreprise au monde avec un projet de thérapie régénérative en phase 3, et disposant des moyens financier de conduire les études à leur terme. En cas de succès, en regardant la taille d’entreprises comparables cotées aux Etats-Unis ou ailleurs, Cardio3 Biosciences pourrait alors valoir 10 à 15 fois ce qu’elle vaut aujourd’hui ! Il est donc nécessaire d’avoir cet horizon de temps en tête lorsqu’on investit dans une entreprise comme la nôtre.

Tradingsat.com : D’ici là, quelles sont les nouvelles qui pourraient influer sur le cours de bourse ?

Christian Homsy : Certains éléments créateurs de valeur vont intervenir à plus ou moins brève échéance. Nous espérons en particulier obtenir l’autorisation de débuter aux Etats-Unis une étude clinique de phase 3. C’est important parce que la valorisation de l’entreprise est principalement basée aujourd’hui sur le marché européen. Or, une autorisation aux Etats-Unis validerait l’approche par la FDA (Food and Drug Administration) et pourrait donc avoir une conséquence directe sur la valeur de la société. Nous communiquons par ailleurs régulièrement sur nos avancées. Nous avons obtenu l’autorisation de mener l’étude CHART-1 en Espagne fin septembre, nous venons de l’obtenir en Italie. Nous participerons à la Conférence Benelux Biotech Healthcare de KBC Securities à New York les 13 et 14 novembre, nous avons à cœur de faire connaitre la valeur aux USA, où nous bénéficions de la notoriété très forte de la Mayo Clinic.

Tradingsat.com : En termes de marché, votre produit s’adresse à quel type de patient ?

Christian Homsy : L’étude clinique de phase 3 en cours se focalise sur les patients très malades, c'est-à-dire ceux pour lesquels les progrès les plus importants ont été observés lors de l’étude de phase 2. Le cœur de ces patients en insuffisance cardiaque n’est plus capable d’assurer correctement la circulation du sang dans l’organisme. Un insuffisant cardiaque s’essouffle rapidement, sans effort particulier. Dans le cas qui nous intéresse, cette insuffisance cardiaque va être causée en premier lieu par un infarctus : une artère coronaire se bouche, interrompant l’irrigation du cœur, risquant d’endommager ou de détruire une partie du muscle cardiaque par nécrose (mort céllulaire). Or, le traitement de l’infarctus s’étant considérablement amélioré, l’insuffisance cardiaque est aujourd’hui en pleine expansion. Beaucoup de personnes qui mourraient auparavant d’un infarctus, survivent, mais avec des séquelles importantes. Si l’on considère uniquement l’Europe et les Etats-Unis, en se focalisant seulement sur des patients gravement malades, avec une insuffisance cardiaque causée par un infarctus, notre traitement s’adresse à un marché potentiel estimé à 500 000 patients.

Tradingsat.com : Avez-vous une idée du prix de vente futur de votre traitement « C-Cure » ?

Christian Homsy : Il faudra le mettre en rapport avec le coût d’autres traitements actuellement commercialisés pour ces maladies. Le prix d’un cœur artificiel Carmat devrait être compris entre 140 000 et 180 000 euros, celui de pompes moins sophistiquées se situe aux alentours de 70 000 euros, certains défibrillateurs coûtent environ 25 000 euros… Tout dépendra en fait de l’amélioration apportée par C-Cure. Un insuffisant cardiaque fait généralement plusieurs séjours par ans aux soins intensifs, coûtant à chaque fois plus ou moins 10 000 euros à la collectivité. Si notre traitement permettait de réduire de 50% le nombre de ces séjours en soins intensifs, son prix de vente pourrait logiquement représenter une partie des économies générées.

Tradingsat.com : Quelle est votre visibilité financière ?

Christian Homsy : Notre trésorerie s’élevait à 24 millions d’euros à la fin du premier semestre, ce qui nous donne une visibilité jusqu’aux résultats de l’étude de phase 3, et même un petit peu après. Nous sommes donc autonome et n’avons besoin d’aucune autre levée de fond pour atteindre cette étape cruciale de création de valeur.

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