Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

BIC

BB - FR0000120966 SRD PEA PEA-PME
44.760 € +0.45 % Temps réel Euronext Paris

Bic : Pendant la crise, Bic a gagné des parts de marché tout en préservant d'importants cash-flows

mercredi 29 juillet 2020 à 12h00
Bic a gagné des parts de marché tout en préservant d'importants cash-flows

(BFM Bourse) - Déterminé à faire partie des entreprises qui sortiront de la crise "plus fortes et plus pérennes", Bic voit son cours de Bourse significativement rebondir à l'annonce des comptes semestriels. Malgré les vents contraires face à la propagation de l'épidémie, qui a amputé le chiffre d'affaires de plus de 100 millions d'euros, le groupe a marqué des points dans chaque catégorie de produit en mettant le paquet sur les ventes en ligne, et renforcé sa génération de cash-flows.

L'épidémie de Covid-19 est venue aggraver des tendances déjà difficiles sur les marchés (papeterie, briquets et rasoirs) de Bic, dont le chiffre d'affaires a fondu de 19,2% au premier semestre. Pour autant, le marché salue la performance du groupe dirigé par Gonzalve Bich qui a su gérer prudemment ses dépenses d'exploitation, au point d'améliorer sa position de trésorerie par rapport à la même période de l'année dernière.

Bien que prudent sur les conditions de reprise au second semestre, dépendant notamment de la réouverture effective des écoles dans l'hémisphère Nord qui conditionne les achats de rentrée, la société met l'accent sur sa capacité de résilience et affirme être en bonne voir pour réaliser les chantiers du plan d'action énoncé en mai dernier. Les actionnaires saluent la détermination du groupe, portant le titre en hausse de 6,22% à 51,90 euros vers 11h30.

Le chiffre d’affaires du premier semestre a atteint 775,8 millions d’euros, en baisse de 19,2% soit 18,2% à base comparable. L'activité papeterie a décru de 26,5% à 293,9 millions d'euros, avec une baisse particulièrement marquée dans les pays (Amérique latine, Inde, Moyen-Orient et Afrique) fortement dépendant des canaux traditionnels et magasins de proximité, par rapport aux grands réseaux notamment en ligne. Les ventes de briquets ont reculé de 14,7% à 268,2 millions d'euros, affectées par la baisse de la fréquentation en magasin et la fermeture des bureaux de tabac. Les ventes de rasoirs ont finalement mieux résisté avec un déclin de 8,8% à 200,7 millions d'euros: si les mesures de confinement ont sans surprise modifié le rythme de vie et les habitudes de rasage, Bic a gagné des parts de marché dans toutes les régions grâce à des produits plus qualitatifs.

Par type de réseau, les ventes du e-commerce ont progressé de 14%. "Nous nous sommes adaptés aux nouvelles habitudes d'achat des consommateurs, en accélérant le transfert de nos investissements de soutien à la marque vers plus de digital : plus de 80% de nos dépenses de promotion et de publicité du premier semestre ont été effectuées sur des sites de vente en ligne et ce, dans toutes les zones géographiques", a souligné Bic.

"Dans cet environnement sans précédent, nous nous sommes concentrés sur l'amélioration de la résilience à court terme et le renforcement de la génération de cash-flow opérationnel. Nous avons géré avec prudence les dépenses d'exploitation et réduit de manière sélective les investissements industriels de 30%, soit 31,2 millions d'euros", indique le groupe.

Après une baisse relativement contenue de la marge brute (de 49,8% au premier semestre 2019 à 47,8% sur les six mois écoulés), et de la marge d'exploitation normalisée (à 12% au lieu de 15,9%), les flux nets de trésorerie liés à l'activité d'exploitation ont progressé à 85,7 millions d'euros, contre 79,6 millions un an auparavant. Au prix d'une diminution du dividende, de 3,45 à 2,45 euros par action, d'une baisse encore plus importante des rachats d'actions, et d'un allègement des investissements industriels, l'entreprise se trouve à l'issue du semestre à la tête d'une trésorerie nette de 41,5 millions d'euros - à comparer à une dette nette de 11 millions au 30 juin 2019.

"Malgré les vents contraires et les défis auxquels nous sommes confrontés, je suis fier de la manière dont notre organisation a su se focaliser sur la santé et la sécurité de nos équipes et de nos partenaires, tout en assurant la poursuite de l’activité. Nous nous sommes engagés activement auprès de nos clients, pour leur offrir un accès ininterrompu à des produits de qualité et abordables, tout en veillant à préserver notre cash flow opérationnel", a déclaré le directeur général, cité dans le communiqué du groupe.

"Je suis convaincu que l'environnement actuel peut être une occasion d'accélérer notre transformation. Nous progressons dans la mise en œuvre de notre nouveau modèle opérationnel et nous faisons des choix pour améliorer notre résilience à court terme et saisir rapidement toute opportunité de croissance. Nous poursuivons notre travail sur d’autres aspects fondamentaux de notre modèle opérationnel, tout en prenant des décisions structurantes qui définiront notre potentiel de croissance à long terme. Nous sommes déterminés à faire partie des entreprises qui sortiront de cette crise, plus audacieuses, plus fortes et plus pérennes", a-t-il encore assuré.

Au cours du second semestre, Bic table sur une reprise graduelle tout en prévenant que la visibilité sur les tendances du marché et les performances pour l'ensemble de l'année reste faible dans la mesure où "d’ici la fin de l'année, la plupart des risques liés à l'épidémie resteront d’actualité", à commencer par les incertitudes sur le calendrier et les conditions de réouverture des écoles et des universités dans l'hémisphère Nord, ce qui pourrait compromettre le succès de la prochaine saison de rentrée scolaire.

"Dans cet environnement difficile, nous continuerons à nous focaliser sur la génération de cash opérationnel", indique Bic, qui affirme être en bonne voie pour réaliser les actions annoncées en mai afin d'atténuer l'impact de la crise. Le maître mot reste la maîtrise des dépenses d'exploitation : investir "ce qu'il faut, où il faut" mais rien de plus. L'impact négatif de la baisse du chiffre d'affaires sur la marge d'exploitation normalisée devrait ainsi être partiellement compensé par 15 à 20 millions d'euros de réduction des dépenses d'exploitation, à condition de la prochaine rentrée permettre d'atteindre les objectifs de réduction des stocks.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
Vous suivez cette action ?

Recevez toutes les infos sur BIC en temps réel :

Par « push » sur votre mobile grâce à l’application TradingSat Bourse


Par email

Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+333.50 % vs -3.37 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat