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Axa : La stratégie d'axa sera payante, selon son pdg

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par Lionel Laurent et Nina Sovich

PARIS (Reuters) - Malgré des performances boursières décevantes et les interrogations suscitées par le développement d'Axa dans les pays émergents, Henri de Castries, PDG du leader français de l'assurance, estime que sa stratégie se révélera finalement payante.

Même si le cours d'Axa a fortement rebondi depuis janvier (+22%), après avoir perdu quasiment un quart de sa valeur l'&an dernier, le titre se traite avec des multiples parmi les plus faibles du secteur, les investisseurs estimant que l'assureur français est moins bien armé que certains de ses concurrents pour affronter le monde de l'après-crise financière.

Dans un entretien accord à Reuters, Henri de Castries explique la sous-performance du titre par la sensibilité du groupe aux taux d'intérêt en Europe et aux Etats-Unis ainsi qu'aux nombreuses péripéties ayant émaillé le rachat de difficultés auxquelles il a été confronté pour conclure le rachat des activités asiatiques de sa filiale Axa APH.

Selon Le PDG d'Axa, la finalisation de cette opération difficile ainsi que les mesures prévues dans le cadre du plan stratégique 2015 suffiront à rattraper le terrain perdu. Nul besoin donc de revoir la stratégie.

"Il est clair que la conjoncture n'était pas favorable au secteur l'an dernier et l'était encore moins pour nous", a reconnu Henri de Castries.

"Mais un processus de correction est à l'oeuvre car notre action devient plus et que le niveau des taux d'intérêt à long terme est moins problématique que l'an dernier".

Henri de Castries juste injustifiées les critiques selon lesquelles Axa aurait surpayé Axa APH en payant 3,53 milliards de dollars et un multiple de 20 fois son excédent brut d'exploitation, un ratio que certains analystes ont cependant trouvé élevé.

"Bien sûr, 20 est un multiple très élevé dans un marché mature mais pour un actif dont le chiffre d'affaires a progressé au rythme de 32% en moyenne sur les cinq dernières années, ce n'est pas un multiple élevé. Et il y a encore beaucoup de croissance à venir."

Il a réaffirmé que le numéro deux européen de l'assurance n'avait pas besoin d'augmentation de capital actuellement et qu'il disposait des moyens nécessaires pour financer d'éventuelles acquisitions sur les marchés émergents.

"Nous pouvons faire tout cela en utilisant nos ressources et les cash flows que nous générons", a expliqué Henri de Castries, ajoutant que ses actionnaires souhaitaient que le groupe développe sa présence sur les marchés émergents.

Axa doit détailler en juin son plan stratégique 2015, que certains analystes ne trouvent pas assez ambitieux en terme de réduction de coûts et doutent de la capacité de Henri de castries à prendre les mesures qu'ils jugent nécessaires.

Axa a engagé un programme de réduction des coûts sur les marchés matures et a cédé également des actifs non stratégiques, notamment au Royaume-Uni.

Pour l'analyste de Barclays Capital, Toby Langley, Axa a perdu du terrain par rapport à ses principaux rivaux après avoir multiplié des acquisitions qui n'ont pas donné lieu à assez de synergies.

"Pendant très longtemps, Axa était considérée comme l'entreprise qui donnait le tempo mais d'autres groupes ont pris l'initiative après la crise, particulièrement sur la génération de liquidité et l'utilisation de leur capital", a observé l'analyste.

Aujourd'hui l'environnement macro-économique a changé avec la crise et certains s'interrogent sur la capacité d'Henri de castries à relever ces nouveaux défiés après 11 ans passés à la tête du groupe.

"Ses performances ne sont pas excellentes. Il a manqué des opportunités (...) en Asie et ailleurs", déclaré un banquier proche d'Axa, ajoutant que d'éventuelles pressions pour le remplacer ne pourrait venir que de grands actionnaires comme la BNP e 'a pas été excellente. Depuis l'environnement

Sous le règne d'Henri de Castries et surtout de son prédécesseur, Claude Bébéar, Axa - à l'origine une simple mutuelle de province - n'a cessé de grandir pour devenir aujourd'hui le deuxième groupe d'assurance européen.

s'est transformé radicalement

Après plus d'un an de tractations et de renversements d'alliances, le groupe a également réussi à boucler le rachat des activités asiatiques d'Axa APH, une opération qui doit permettre à l'assureur français d'accélérer son développement en Asie.

L'action de l'assureur a perdu 9% au cours des douze derniers mois alors que l'indice sectoriel européen affiche de son coté une progression de 7%.

Mais pour Henri de Castries, l'heure n'est pas au changement de stratégie ou même à une accélération de ses plans mais bien au maintien du même cap.

"C'est ce que la majorité de nos actionnaires veut", a-t-il indiqué.

Lionel Laurent et Nina Sovich, avec la contribution de Julien Ponthus, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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