(Zonebourse.com) - Plus de 90 minutes après l'ouverture de la séance, les marchés américains évoluent sans direction claire. Les rumeurs d'une possible relance des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à leur conflit contrastent avec les propos de Donald Trump qui a durement critiqué Téhéran. Après 17h15, le Dow Jones perd 0,41% à 51 833,52 points. A l'inverse le S&P 500 est stable à 7 756,66 points et le Nasdaq progresse de 0,36% à 27 219,23 points.
Signaux d'apaisement autour du détroit d'Ormuz
Cette hésitation des indices boursiers s'explique par les récentes déclarations en provenance de Téhéran. L'Iran peut rouvrir le détroit d'Ormuz d'ici sept jours sous réserve que les Etats-Unis allègent la pression militaire et lèvent leur blocus sur les ports iraniens, a déclaré mardi un haut responsable iranien à Reuters. Ce responsable a aussi fait savoir que la délégation iranienne, présente en ce moment à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies, disposait des pleins pouvoirs pour reprendre le dialogue diplomatique avec Washington.
Les analystes restent toutefois mesurés face à la concrétisation d'un accord. "Ces rumeurs sur de nouveaux pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran semblent expliquer cette accalmie dans les tensions sur les marchés énergétiques", note Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche pour LBP AM. "Néanmoins, la voie qui semble toujours la plus prometteuse est la possibilité d'un accord entre pays du Golfe pour une ouverture durable d'Ormuz. Mais, à ce stade, nous conservons l'hypothèse d'un statu quo, avec des prix du pétrole et du gaz qui resteront élevés à court terme", tempère l'expert.
De son côté, AlphaValue soulève l'impact potentiel sur l'offre mondiale : "Il s'agit d'une évolution majeure, car une part significative de la récente hausse des prix du pétrole a été alimentée par des perturbations de l'offre au Moyen-Orient. Si le détroit d'Ormuz rouvre, un volume important de production aujourd'hui restreint pourrait progressivement faire son retour sur le marché, exerçant une pression baissière supplémentaire sur le Brent".
Une diplomatie américaine partagée entre ouverture et fermeté
Devant ces velléités de dialogue, la première réaction des autorités américaines s'est voulue prudente mais réceptive. "Nous sommes ouverts à cette idée (une rencontre avec le président iranien en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, ndlr)", affirme le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, à NBC. "Je ne pense pas qu'une rencontre soit prévue pour l'instant, mais nous sommes tout à fait ouverts à une telle initiative, surtout si elle peut déboucher sur quelque chose de positif et, à terme, permettre d'atteindre l'objectif ultime de toute cette affaire, à savoir que l'Iran ne puisse jamais disposer de l'arme nucléaire", ajoute-t-il.
L'espoir d'un dialogue s'éloigne toutefois au vu des attaques virulentes lancées par Donald Trump devant l'Assemblée générale des Nations unies. "Nous essayons de rendre ce monde plus prospère, plus sûr pour nos enfants. Moi j'ai agi, j'ai fait la paix", a affirmé le POTUS. "L'Iran est le premier soutien du terrorisme. Pendant plus de 50 ans, Téhéran a joué au gros dur au Moyen-Orient mais c'est fini", a déclaré en outre le président américain, martelant de nouveau avoir anéanti le programme nucléaire iranien. "Avec moi, l'Iran n'aura jamais l'arme nucléaire", a-t-il affirmé.
Devant l'auditoire à l'ONU, le chef d'Etat américain a dit qu'il doit décider entre anéantir l'Iran ou passer un accord. "Je crois que nous allons sceller un accord avec les Iraniens peu de temps après les élections législatives (midterms). Les élections n'influenceront pas ma décision sur l'Iran. La seule chose que je prends en considération est un fait simple : l'Iran n'aura jamais l'arme nucléaire."
Accalmie sur les cours du pétrole
Dans ce contexte géopolitique contrasté, les cours du pétrole évoluent sous le seuil des 100 dollars, poursuivant leur trajectoire baissière. Le baril de Brent de la mer du Nord se replie de 0,56% à 99,78 USD. Le WTI américain chute de 4,38% à 91,18 USD.
Outre le dossier du conflit au Moyen-Orient, le président des Etats-Unis s'entretiendra ce jeudi, à Washington avec son homologue chinois Xi Jinping. Les discussions préparatoires à cette entrevue ont porté sur le commerce, l'intelligence artificielle et plusieurs autres dossiers
stratégiques.
Dans l'actualité des sociétés cotées, KKR a fait part du lancement d'Akrapoint Commercial Capital, une société spécialisée dans le financement d'équipements de taille intermédiaire, soutenue par des fonds d'investissement gérés par KKR qui engageront 350 MUSD par l'intermédiaire de la stratégie de financement adossé à des actifs (Asset Based Finance) du groupe.
AutoZone bondit de près de 6%. L'action du groupe spécialisé dans la distribution de pièces de rechange et d'accessoires automobiles est soutenue par de solides résultats au 4e trimestre de son exercice décalé 2025-2026. Il a généré un bénéfice net de 931,6 MUSD, soit un BPA en progression de 15% à 56,05 USD, alors que les analystes ne l'attendaient en moyenne qu'aux alentours de 54,50 USD. Le bénéfice d'exploitation a augmenté de 10,1% à près de 1,32 MdUSD. Ses revenus sont en hausse de 5,6% à 6,59 MdsUSD (dont 1,5% à magasins comparables et hors effets de change).
Accenture, par l'intermédiaire de sa nouvelle activité Accenture Edge, annonce une collaboration avec Amazon Web Services (AWS) afin d'aider les entreprises de taille intermédiaire (ETI) à accélérer leur transformation technologique, en s'appuyant sur les infrastructures cloud ainsi que sur les services de sécurité et d'IA d'AWS.
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