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Wall Street : Wall Street attendue dans la déprime avec la flambée du pétrole

Aujourd'hui à 13:51
BFM Bourse

(Zonebourse.com) - Wall Street devrait entamer la semaine dans la déprime, l'aggravation de la situation au Moyen-Orient et la flambée consécutive des cours du pétrole faisant désormais craindre aux investisseurs un scénario noir pour l'économie mondiale.

À un peu plus de trois quarts d'heure de la cloche d'ouverture, les contrats futures sur le S&P 500 s'inscrivent en recul de 0,9%, tout comme ceux sur le Nasdaq-100, présageant donc une continuation de la déprime observée en fin de semaine dernière.

Pour rappel, au coup de cloche final vendredi soir, le S&P 500 affichait un recul de 1,33% à 6 740 points, le Dow Jones reculait de 0,95% à 47 501,5 points et le Nasdaq 100 abandonnait 1,51% à 24 643 points.

Les indices avaient pâti de la publication d'un rapport sur l'emploi préoccupant, avec la destruction de 92 000 emplois en février et de la forte hausse des prix du pétrole, qui franchissait déjà la barre symbolique des 90 USD le baril dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient.

La flambée des cours de l'or noir s'est depuis aggravée avec la crainte d'une perturbation de l'approvisionnement énergétique mondial, portant le baril de WTI (West Texas Intermediate) bien au-delà de la barre symbolique des 100 USD.

Goldman Sachs s'inquiète d'un baril à plus de 100 USD...

Depuis plusieurs jours, les analystes mettaient en garde contre la pression inflationniste d'un pétrole à 100 USD sur l'économie mondiale, un seuil qui, pour Goldman Sachs, marque un point de bascule entre une "turbulence gérable" et un "choc macroéconomique majeur".

À ce niveau de prix, Goldman Sachs estime qu'on entre dans une phase de destruction de la demande : les automobilistes réduisent drastiquement leurs déplacements et les entreprises coupent dans leur production.

Selon les calculs de la banque d'affaires américaine, l'impact d'un baril à 100 USD sur la croissance atteint alors 0,4% et l'impact sur l'inflation ressort à 0,7 point, ce qui constitue un frein direct à la richesse mondiale.

Avec un baril au-delà des 100 USD, qui alimente la perspective d'un schéma reflationniste, Goldman Sachs prévient aussi que la politique monétaire des grandes banques centrales risque par ailleurs de devenir plus restrictive ("hawkish").

... mais Pictet AM se veut plus rassurant

"Les marchés financiers semblent réagir comme si l'ensemble de la production pétrolière du Moyen-Orient était soudainement coupé du commerce mondial, ce qui ne correspond pas à la réalité", tempère néanmoins Christopher Dembik, chez Pictet AM.

"Depuis l'avertissement des Gardiens de la révolution du 2 mars, les observations satellitaires montrent que des tankers chargés de pétrole et de gaz continuent de franchir le détroit", met-il en avant, ajoutant qu'une partie des flux pétroliers transite désormais par des routes alternatives, comme l'oléoduc est-ouest d'Arabie saoudite.

Selon le conseiller en stratégie d'investissement, les prix spot du pétrole sont en partie déconnectés de la réalité sur le terrain, "ce qui traduit une panique qui a vocation à retomber aussi vite qu'elle n'est apparue une fois que la situation militaire sera moins tendue".

Des données macroéconomiques et Oracle attendus cette semaine

La guerre au Moyen-Orient devrait ainsi rester au premier plan des préoccupations des investisseurs cette semaine, mais les prochains jours verront aussi paraître de nombreux indicateurs macroéconomiques américains.

Aucun indicateur n'est prévu ce lundi aux États-Unis, mais l'indice des prix à la consommation, les chiffres de la construction résidentielle, la balance commerciale, les commandes de biens durables et une nouvelle estimation du PIB pour le 4e trimestre sont attendus dans les jours à venir.

Surtout, l'indice des prix PCE, prévu vendredi en marge des revenus et dépenses des ménages, pourrait bien montrer que l'inflation américaine reste persistante, bien au-dessus de la cible des 2%, ce qui pourrait forcer la FED à maintenir ses taux en dépit du ralentissement économique.

Sur le front des publications d'entreprises, la semaine sera dominée par celle d'Oracle, attendue mardi soir, qui permettra de mesurer la capacité du groupe américain de logiciels à accélérer sa croissance dans le cloud, en dehors du contrat géant conclu avec OpenAI.

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