(Zonebourse.com) -
A mi-séance, les marchés US évoluent en léger repli avec -0,4% pour le S&P 500 et -0,6% pour le Nasdaq.
La saison des résultats a début outre-Atlantique avec la publication des trimestriels de plusieurs valeurs bancaires. Après JP Morgan hier (bénéfice net en retrait de 7% à 13 milliards de dollars au T4), d'autres poids lourds de l'éco-système bancaire ont publié en début d'après-midi.
Ainsi, Bank of America (-3,6%) dévoile un BPA en hausse de 18% à 0,98 dollar T4, faisant légèrement mieux que le consensus de marché, grâce notamment à une croissance de 7% de ses revenus nets de dépenses d'intérêt, à 28,4 milliards de dollars.
Par ailleurs, Citigroup (-1,3%) a fait état mercredi d'une baisse de 13% de son bénéfice au quatrième trimestre, plombé par une provision liée au projet de cession de sa filiale russe AO Citibank.
La banque a annoncé avoir dégagé un profit net de 2,5 milliards de dollars au T4, soit 1,19 dollar par action, contre 2,9 milliards, ou 1,34 dollar par titre, sur la période correspondante de 2024.
Wells Fargo (-4,5%) dévoile un bénéfice net de 5,36 milliards de dollars au titre du 4e trimestre 2025, soit un BPA en progression de 13% en comparaison annuelle à 1,62 dollar, un niveau toutefois sous l'estimation moyenne des analystes.
Secteur bancaire sous pression
Dans ce contexte, l'indice sectoriel KBW Bank Index -qui regroupe les principales banques commerciales états-unienne- évolue en rouge (-1,2% hier) puis XXX aujourd'hui, alors que les sociétés du secteur doivent composer avec l'incertitude politique et la proposition présidentielle de plafonner à 10% les taux d'intérêt des cartes de crédit.
Cette proposition est pourtant jugée ' peu crédible ' par Pictet WM qui rappelle qu'une telle mesure nécessiterait de toute façon l'approbation du Congrès. Le spécialiste de l'investissement avance qu'une majorité de sénateurs, ainsi que les lobbys financiers, s'y opposeraient aussitôt.
De plus, la mesure pourrait être totalement improductive puisque les banques pourraient alors simplement retirer du marché les consommateurs les plus risqués qui n'auraient alors plus accès au crédit du tout...
L'inflation et les taux au coeur du conflit Trump/Powell
Alors que le début de semaine a été marqué par le conflit de moins en moins larvé entre la Fed et la Maison Blanche (Pictet WM évoque même ' une attaque sans précédent historique sur l'indépendance de la banque centrale '), les marchés ont pris connaissance hier, de l'indice des Prix à la Consommation (IPC) sous-jacent aux États-Unis, une donnée très suivie par la Fed dont la mission est de maintenir l'inflation sous les 2%.
Celui-ci est ressorti à 2,6% sur un an en décembre, un chiffre légèrement plus faible que le consensus de 2,7%.
Malgré ce ralentissement apparent, les analystes de Morgan Stanley prévoient une forte répercussion sur l'indice des prix des Dépenses de Consommation Personnelle (PCE), l'indicateur privilégié de la Réserve fédérale (Fed), avec une hausse projetée de 0,46% sur un mois.
A cet égard, les intervenant ont pu prendre connaissance en début d'après-midi des prix à la production aux Etats-Unis, publiés par le Département du Travail. Ceux-ci se sont accrus de 0,2% en novembre 2025 par rapport au mois précédent, en données totales comme en excluant l'alimentation, l'énergie et les services commerciaux.
De leur côté, les ventes au détail ont augmenté de 0,6% en novembre aux Etats-Unis, contre un consensus de +0,5%, après une baisse de 0,1% (révisée de 0%) en octobre.
La succession de Powell, un enjeu clé
Les marchés suivent de près l'évolution du conflit Trump/Powell, tout en sachant que le mandat de ce dernier s'achève le 15 mai. Malgré les usages, le président de la Fed pourrait décider de siéger au sein du Board jusqu'en 2028 afin de peser de l'intérieur. 'Il continuerait ainsi à disposer d'un droit de vote sur la politique monétaire. Cela lui permettrait de surveiller l'action de son successeur et de protéger l'indépendance de l'institution', note Frederik Ducrozet.
Plusieurs noms circulent pour remplacer Powell à la présidence de la Fed, notamment les ' deux Kevin ' (Kevin Warsh et Kevin Hassett) mais aussi Rick Rieder (de BlackRock). ' Ce dernier profil plairait aux marchés car il est jugé crédible et non totalement loyaliste ' croit savoir Pictet WM.
Pétrole : prime géopolitique limitée malgré les tensions au Moyen-Orient
Le cours du WTI progresse de 0,9%, autour des 61,6$ le baril, soutenu par les menaces trumpiennes d'une 'action très forte' contre l'Iran, alimentant les risques de rupture d'approvisionnement.
Si Teheran dispose de réserves majeures (les 3e au monde), l'Iran ne produit actuellement que 500 000 barils par jour. Un conflit direct (qu'il s'agisse d'un second round entre Israël et l'Iran ou intervention de Washington) ne serait donc pas forcément un 'game changer' pour le marché pétrolier proprement dit, souligne Pictet WM.
Sur le Forex, l'euro grappille 0,1% face au billet vert, autour des 1,166$.
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