Wall Street devrait ouvrir la première séance de l'année dans le vert vendredi matin, les investisseurs misant visiblement sur une poursuite en 2026 des solides performances boursières qui avaient enregistrées l'an dernier, mais aussi lors des deux exercices précédents.
Une demi-heure avant l'ouverture, les contrats 'futures' prennent entre 0,5% et 0,9%, annonçant un début de journée en territoire positif.
Les volumes d'échanges s'annoncent encore relativement faibles, de nombreux opérateurs restant absents de leurs écrans pour cette séance coincée entre le Nouvel An et le week-end et alors qu'aucun indicateur économique majeur ne figure à l'agenda.
Bon nombre de stratèges s'attendent à ce que les principaux facteurs à l'origine de la hausse des marchés d'actions américains en 2025, à savoir le développement de l'IA et la politique monétaire plus accommodante de la Fed, continuent de soutenir la tendance cette année.
Le S&P 500 a gagné 16,4% l'an dernier, une performance un peu moins spectaculaire que les plus de 20% gagnés sur chacun des exercices 2023 et 2024, mais suffisante pour lui avoir permis d'atteindre de nouveaux record un peu avant Noël.
Après trois années de 'rally' boursier, les actions apparaissent désormais cher payées, mais les analystes estiment que la croissance attendue des résultats des entreprises devrait assurer un relais haussier, écartant le risque d'un contrecoup en dépit des incertitudes qui se profilent à l'horizon.
Les investisseurs pourraient se montrer d'autant plus prudents que la première semaine complète de 2026 s'avérera particulièrement chargée en indicateurs macroéconomiques aux Etats-Unis, susceptibles d'influencer les anticipations concernant la trajectoire des baisses de taux d'intérêt, toujours attendues au nombre de deux cette année, avant le début d'une nouvelle saison de résultats au milieu du mois.
L'attention des intervenants se portera, dès mardi, sur l'ISM manufacturier pour le mois de décembre, attendu en légère amélioration mais toujours en zone de contraction.
Mercredi, l'ISM des services devrait ressortir en léger repli, autour de 52,2, tandis que le rapport JOLTS devrait montrer que les ouvertures de postes s'inscrivent en légère hausse. La semaine se conclura par les chiffres de l'emploi, vendredi, qui devraient confirmer le ralentissement des créations d'emplois aux Etats-Unis, à environ 55 000 contre 64 000 le mois précédent.
Tout signe d'affaiblissement du marché du travail ou de perte de dynamisme économique renforcerait la perspective d'une Fed plus accommodante en 2026, ce qui pourrait peser sur le dollar et les rendements obligataires.
A l'inverse, une résistance de l'activité ou de l'emploi viendrait tempérer les attentes de baisse de taux et offrir un soutien à la devise américaine.
Par ailleurs, l'incertitude entourant toujours le nom du prochain président de la Réserve fédérale demeure un facteur de risque, sachant que celui-ci ne sera pas connu avant plusieurs mois.
Dans ce contexte, le dollar remonte un peu face à l'euro, qui revient vers la barre de 1,1720, même si l'étroitesse des volumes en cette première séance de l'année semble amplifier les mouvements.
Le rendement des emprunts d'Etat suit le mouvement et se tend au-delà de 4,17% pour ce qui concerne le papier à dix ans, ce qui montre que leur statut de valeur refuge est aujourd'hui moins recherché.
Grand gagnant de l'exercice 2025, l'or reprend sa trajectoire haussière et avance de 0,9% à 4,382 dollars l'once, après les quelques prises de bénéfices qui avaient émaillé la période de la trêve des confiseurs.
Les cours du brut se replient pour leur première session de l'année, le baril de brut léger américain (WTI) cédant plus de 1% à 56,8 dollars après avoir perdu 19% en 2025.
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