(Zonebourse.com) - Quelle entame d'année pour les bourses mondiales !
Les records pleuvent en Europe depuis 48H, puis Tokyo a explosé à la hausse avec un double record du Topix et du Nikkei, et Wall Street se met ce soir au diapason avec un double 'doublé record' (intraday/clôture) du Dow Jones (+1% à 49 462, à 1% des 50 000) et du S&P 500 (+0,62% à près de 6945, à moins de 1% des 7000).
Le Nasdaq-100 prend 0,95% vers 25 640, avec une nouvelle ruée sur les semiconducteurs, notamment Western Digital avec +16,8%, Seagate +14%, Microchip +11,7%, Micron +10%, NXP +9,9%... et le 'SOXX' (+3,3%) pulvérise un nouveau record à 328,4 dollars (à noter également les +3,4% d'Amazon).
Le Nasdaq aurait pu faire beaucoup mieux sans les replis de -4,15% de Tesla, de -4,1% de Strategy, de -2,8% d'Applovin, de -1,9% d'Apple, et de -3,4% d'AMD.
La surprise du jour, c'est la rechute de pétrolières, notamment de Chevron avec -4,5%, Halliburton -3,5%, Marathon -2,6% : l'affaire vénézuélienne est loin d'être pliée, aussi bien politiquement si Caracas ne coopère pas que technologiquement, car la plupart du matériel d'extraction au Venezuela est de conception chinoise, opéré par des ingénieurs chinois.
Installer du matériel américain prendra 4 ou 5 ans et l'échiquier politique pourrait avoir changé aux Etats-Unis, de même que les priorités si le dossier vénézuélien se compliquait, ou pire, devenait conflictuel.
Dans quelle mesure les Etats-Unis ont-ils la capacité de contrôler la production pétrolière vénézuélienne sans présence militaire, ce qui créerait un précédent depuis l'épisode douloureux de l'Irak (une intervention difficile à justifier au regard du droit international) ?
Il n'en reste pas moins, comme le soulignent les experts de Mirabaud, que le 'coup' du 3 janvier s'inscrit dans 'une reconfiguration plus large de la politique étrangère américaine, marquée par un recentrage géographique, une hiérarchisation plus stricte des priorités et un recours assumé aux rapports de force lorsque des intérêts jugés vitaux sont en jeu.'
La Maison Blanche l'a exprimé sans détour ni précaution de langage : l'Amérique centrale et du Sud, c'est de nouveau 'chasse gardée' pour les Etats-Unis (doctrine Monroe) et la Chine n'est plus la bienvenue dans cette zone. Mais comment imaginer qu'elle tirera une croix sur des dizaines de milliards d'équivalent dollar investis au Venezuela ?
La force brute, l'intimidation version Trump l'emportent-ils sur le droit des affaires ? Si c'est le cas, alors la planète devient une jungle où la loi du plus fort règne et où tous les coups sont permis.
Dans le même registre, les Européens de leur côté s'inquiètent des visées expansionnistes de Donald Trump sur le Groenland. Le Danemark a d'ores et déjà prévenu que si les Etats-Unis s'attaquaient à un pays de l'OTAN, ils signeraient en même temps la fin de l'Alliance.
Un coût politique qui pourrait être difficile à supporter par Washington... espèrent les Européens. Mais Trump tient-il tellement à l'OTAN qu'il a beaucoup critiqué avant de revenir dans le Bureau Ovale ?
Et n'est-ce pas de bonne guerre de la part du Danemark de faire monter les enchères, sachant que les 55 750 habitants recensés du Groenland ne portent pas vraiment Copenhague dans leur coeur ?
En attendant le prochain coup de force ou coup de bluff de Trump (l'Iran semblait ce mardi soir faire l'objet de beaucoup de spéculations), les investisseurs ont pu prendre connaissance cet après-midi de l'indice PMI composite des Etats-Unis (52,7 contre 54,2 en novembre), ressorti quasiment en ligne avec le consensus.
Ce PMI sans surprise n'a pas permis aux rendements de se détendre aux Etats-Unis : le T-Bond à 10 ans prend +1,7 point de base à 4,185% (il a tutoyé 4,200% au plus haut), le '30 ans' gagne 1,6 pb à 4,870%, et le '2 ans', 2,5 pbs à 3,480%.
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chiffres clés
Portefeuille Trading
+335.10 % vs +65.32 % pour le CAC 40
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