par Claude Chendjou
PARIS, 7 janvier (Reuters) - Deux des trois principaux indices à Wall Street sont attendus en légère baisse mercredi au lendemain des records du S&P 500 et du Dow Jones, tandis que la prudence devrait dominer avec les premiers indicateurs sur l'emploi américain.
Les Bourses européennes, pour leur part, évoluent également dans le désordre à la mi-séance après avoir touché la veille des sommets historiques, les investisseurs choisissant de marquer une pause pour digérer les derniers développements entre les Etats-Unis et le Venezuela.
D'après les futures sur indices new-yorkais, le Dow Jones, qui s'est rapproché mardi de la barre symbolique des 50.000 points, est donné en hausse de 0,06%. Il lui faudrait prendre 1% pour franchir ce seuil. Le Standard & Poor's 500 devrait, pour sa part, reculer de 0,11% après un gain de 0,62% mardi, tandis que le Nasdaq pourrait abandonner 0,30% après avoir pris 0,65% la veille.
À Paris, le CAC 40 fléchit 0,13% à 8.226,51 points vers 12h30 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,59%, tandis qu'à Londres, le FTSE, riche en valeurs liées aux hydrocarbures, fléchit de 0,67%.
L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 abandonne 0,09%, tandis que l'EuroStoxx 50 de la zone euro recule de 0,27%. Le Stoxx 600, qui a touché en séance mardi un record à 606,28 points, cède 0,08%, pénalisé essentiellement par le compartiment du pétrole et de l'énergie (-2,25%).
Ce secteur est en repli dans le sillage de la baisse des cours du pétrole en réaction à l'annonce d'un accord entre Caracas et Washington pour l'exportation de deux milliards de dollars de pétrole vénézuélien aux Etats-Unis.
Les investisseurs attendent parallèlement de nombreuses statistiques sur la conjoncture américaine avec notamment la publication à 15h00 GMT de l'enquête Jolts sur les offres d'emplois. Jeudi seront publiés aux Etats-Unis les chiffres des inscriptions hebdomadaires au chômage et vendredi le rapport officiel mensuel sur les créations de postes, les salaires et le taux de chômage.
Le risque géopolitique reste par ailleurs présent alors que la Maison blanche a indiqué mardi que Donald Trump examinait différentes options pour acquérir le Groenland, y compris le recours potentiel à l'armée américaine. Paris et Berlin ont dit travailler à une "réponse" européenne sur ce dossier.
L'indice de la volatilité sur l'EuroStoxx 50 monte légèrement, autour des 15 points, tandis que son équivalent à Wall Street, avance de près de 3%, également à environ 15 points.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Les fabricants de puces mémoire, dont les cours avaient fortement progressé face aux craintes de pénuries, se stabilisent mercredi. SanDisk et Micron Technology reculent respectivement mercredi de 2% et 1,9% en avant-Bourse après avoir bondi de 27,5% et 10% mardi.
VALEURS EN EUROPE
Kering, en repli de 3,81%, accuse mercredi la plus forte baisse du CAC 40, alors que les perspectives pour le groupe de luxe restent suspendues cette année à la fragile demande chinoise, selon les analystes de Berenberg qui maintiennent leur recommandation à "vendre" sur la valeur. Le secteur du luxe sur le Stoxx 600 recule de 2,02%.
TotalEnergies abandonne de 2,70% dans la foulée de l'annonce d'un accord entre le Venezuela et les Etats-Unis sur le pétrole.
Shell et BP cèdent respectivement 3,51% et 3,40%.
Nestlé est encore dans le rouge mercredi, accentuant ses pertes de la veille au lendemain de l'annonce du rappel de certains lots de ses produits de nutrition infantile en raison d'une possible contamination par une toxine pouvant provoquer des nausées et des vomissements.
TAUX
Le rendement des obligations d'Etat britanniques à dix ans, en repli de 9,1 points de base, à 4,392%, est tombé en séance à son plus bas niveau depuis le 13 novembre, à 4,400%.
Celui du Bund allemand de même échéance cède 4,7 points de base, à 2,7992%, tandis que le rendement des bons du Trésor américain à dix ans perd 3,5 points de base, à 4,1436%.
Les marchés mondiaux réagissent aux bouleversements au Venezuela qui ont suscité des inquiétudes quant aux perspectives géopolitiques.
CHANGES
Le dollar est stable mercredi face à un panier de devises internationales avant la publication d'une série de données économiques américaines susceptibles de donner le ton sur les perspectives de taux de la Fed, un élément que les cambistes considèrent comme plus important pour les devises que les tensions géopolitiques actuelles.
L'euro recule de 0,01%, à 1,1686 dollar, après une baisse de 0,28% mardi alors que les données publiées mercredi par Eurostat montrent que l'inflation dans la zone euro a ralenti comme prévu en décembre pour revenir exactement au niveau de l'objectif visé par la Banque centrale européenne (BCE), mais qu'elle devrait probablement encore baisser dans les prochains mois.
La livre sterling varie peu également, s'échangeant à 1,3494 dollar (-0,03%).
Le bitcoin perd 1,29% à 92.052,49 dollars face à la persistance des risques géopolitiques.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est en repli mercredi après que Donald Trump a déclaré que le Venezuela allait approvisionner les Etats-Unis en brut alors que les investisseurs anticipaient déjà une offre mondiale abondante cette année.
Le Brent reflue de 0,21% à 60,57 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) décline de 0,47% à 56,86 dollars.
MÉTAUX
Les cours de l'or reculent mercredi, les investisseurs prenant leurs bénéfices après une hausse de plusieurs mois qui a vu le métal jaune battre des records, tandis que la légère appréciation du dollar a ajouté à la pression.
L'or au comptant cède 1,13% à 4.446,13 dollars l'once vers 12h15 GMT, après avoir brièvement atteint un sommet de plus d'une semaine plus tôt dans la séance. Le métal jaune avait culminé à un pic historique à 4.549,71 dollars le 26 décembre.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA DU 7 JANVIER:
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 15h00 Commandes à l'industrie Octobre -1,2% +0,2%
USA 15h00 Enquete Jolts Novembre 7,6 mlns 7,67 mlns
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)
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