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Marché : Taïwan se dit ouvert à des pourparlers avec Trump, le sommet de Pékin suscite des inquiétudes

lundi 18 mai 2026 à 13h30
Marché : Taïwan se dit ouvert à des pourparlers avec Trump, le sommet de Pékin suscite des inquiétud

TAIPEI, 18 mai (Reuters) - Taïwan s'est dit favorable lundi à un entretien téléphonique direct entre le président taïwanais Lai Ching-te et son homologue américain Donald Trump, Taipei s'efforçant d'apaiser les inquiétudes suscitées par les propos de Donald Trump après sa rencontre avec le président chinois Xi Jinping.

Taïwan a été l'un des principaux sujets abordés par Donald Trump et Xi Jinping lors de leur ⁠sommet la semaine dernière, l'île, démocratiquement gouvernée, étant revendiquée par Pékin.

Xi Jinping a averti qu'un différend ‌sur Taïwan avec les États-Unis pourrait entraîner les relations entre Pékin et Washington sur une trajectoire dangereuse, voire déboucher sur un conflit. La Chine n'a jamais renoncé à l'usage de la force pour placer Taïwan sous son contrôle.

Au cours du sommet, Donald Trump a enchaîné les déclarations ​sur Taïwan, affirmant qu’il était indécis quant à de nouvelles ventes d’armes et laissant entendre qu’il pourrait s’entretenir avec ​Lai Ching-te.

Le président américain a également affirmé, au sujet de Taïwan, ​que les États-Unis "ne cherchaient pas à ce que quelqu’un dise : 'Allons vers l’indépendance'".

Il n’y a pas eu d'échange direct entre un président américain en exercice et le dirigeant de Taïwan depuis 1979, date à laquelle ​Washington a rompu ses relatons diplomatiques avec Taipei au profit de Pékin.

Le ​vice-ministre des Affaires étrangères de Taïwan, Chen Ming-chi, a déclaré aux journalistes que les propos de Donald Trump avaient "suscité une inquiétude ⁠inutile" à ⁠Taïwan, bien que le gouvernement de l'île estime que "rien n'a ⁠changé".

Chen Ming-chi a ajouté que si Donald Trump souhaitait réellement s’entretenir avec Lai Ching-te, Taïwan s’en réjouirait.

Un porte-parole du département d’État américain a fait écho aux déclarations du ⁠secrétaire d’État Marco Rubio, affirmant que la politique américaine à l'égard de Taïwan "reste inchangée". Il n’a pas donné plus de détails.

Une fiche d'information de la Maison blanche publiée dimanche au sujet du voyage de Donald Trump en Chine ne faisait aucune mention de Taïwan.

VENTES D'ARMES ET "INDÉPENDANCE"

Washington est traditionnellement le plus important soutien international et fournisseur d’armes de Taïwan, et est tenu, en vertu de la loi américaine Taiwan Relations Act, de fournir à l’île les moyens de se défendre.

Chen Ming-chi a déclaré qu’il ne pouvait pas commenter les achats d’armes en cours, mais a ajouté que ces ventes créaient des emplois aux États-Unis.

"Notre besoin de défense est urgent", a-t-il déclaré. "Je pense donc que, dans le contexte de la menace chinoise, nous en avons besoin dès que possible."

Le flou des propos de Donald Trump sur "l’indépendance" de Taïwan a suscité un débat sur l'île, Taipei cherchant à savoir si le président américain s'oppose à une déclaration formelle d’indépendance.

"L'interprétation correcte devrait être la suivante : Trump ne souhaite pas que l'une ou l'autre des parties prenne des ​mesures unilatérales qui obligeraient les États-Unis à s'impliquer ‌dans un conflit", a observé Tsai Jung-hsiang, professeur à l'université nationale Chung Cheng de Taïwan.

Dimanche, Lai Ching-te a réaffirmé l'indépendance de Taïwan, arguant que Taipei n'appartenait pas à Pékin ‌ni ne lui était subordonnée.

La Chine a par ailleurs déclaré lundi qu'elle s'opposait à ce que des pays offrent une tribune aux ⁠activités "séparatistes en faveur de l'indépendance de Taïwan", alors que le ministre des Affaires étrangères de l'île, Lin Chia-lung, se rend cette semaine en Suisse en marge d'une ​réunion de l'Organisation mondiale de la ​santé (OMS).

"La pratique ‌des autorités taïwanaises consistant à envoyer des personnes aux quatre coins du monde pour s'immiscer dans des conférences afin d'attirer l'attention n'est rien d'autre que le comportement de petits clowns", a déclaré Guo Jiakun, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, aux journalistes à Pékin.

"Cela ne fera que leur valoir l'humiliation et est voué à l'échec", a-t-il ajouté.

(Rédigé par ​Ben Blanchard ; version française Etienne ‌Breban, ​édité par Sophie Louet)

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