BERLIN, 7 mai (Reuters) - Le projet de prise de participation de l'Etat allemand au capital de KNDS avant l'introduction en Bourse du groupe de défense franco-allemand pourrait ne pas se concrétiser en raison de désaccords au sein de la coalition au pouvoir à Berlin, rapporte jeudi le quotidien Handelsblatt.
L'Allemagne souhaite prendre une part dans KNDS, spécialisé dans les systèmes de défense terrestre, notamment les blindés, avant son IPO afin de défendre ses intérêts de sécurité nationale et de préserver son influence face à la France.
Des questions demeurent toutefois sur la taille et la structure de cette prise de participation publique, selon Handelsblatt, qui dit s'appuyer sur un document gouvernemental et des sources anonymes.
Le ministère allemand de la Défense prônerait une participation d'environ 40% alors que celui de l'Economie et la chancellerie plaident pour un niveau plus proche de 30%, précise le journal.
Le ministère allemand de l'Economie a refusé de s'exprimer sur le sujet en raison des discussions en cours avec KNDS tout en soulignant qu'il n'avait pas renoncé à cet investissement "afin de préserver des technologies essentielles de l'industrie de défense".
KNDS n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire. Le ministère français de la Défense a refusé de s'exprimer.
La France et KNDS souhaiteraient réaliser cette introduction en Bourse le mois prochain, ce qui ne laisse qu'une étroite fenêtre pour faire aboutir les discussions.
D'après Handelsblatt, une entrée allemande au capital de KNDS après l'introduction en Bourse de l'entreprise n'est pas une option envisagée actuellement par le gouvernement de Friedrich Merz.
(Friederike Heine et Linda Pasquini, avec Makini Brice et Christian Kraemer, version française Bertrand Boucey, édité par Benoit Van Overstraeten)
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