PARIS, 11 mars (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont ouvert en baisse mercredi, l'espoir d'une fin proche de la guerre en Iran s'étant atténué au douzième jour de frappes au Moyen-Orient alors que l'Iran cible à nouveau des bases américaines dans la région.
À Paris, le CAC 40 recule de 0,75% à 7.997,19 points vers 08h10 GMT, après un rebond la veille lié aux déclarations du président américain Donald Trump sur une fin imminente du conflit. À Londres, le FTSE 100 reflue de 0,68% et à Francfort, le Dax abandonne 1,18%.
L'indice EuroStoxx 50 cède 0,91% et le FTSEurofirst 300 0,82%. Le Stoxx 600 décline de 0,75%, tous ses grands compartiments étant dans le rouge.
Les contrats à terme à Wall Street préfigurent une stabilité à l'ouverture au lendemain d'une séance volatile et en ordre dispersé. Le Dow Jones pourrait ainsi grappiller 0,02%, le Standard & Poor's 500 0,06% et le Nasdaq 0,04%.
Les derniers développements sur la guerre en Iran ne plaident pas une prise de risque franche puisque Téhéran a lancé mercredi de nouvelles attaques contre des installations militaires américaines au Moyen-Orient. Les Etats-Unis et Israël de leur côté ont pilonné l'Iran mardi lors de bombardements décrits comme les plus intenses depuis le début du conflit. L'Iran a par ailleurs indiqué être prêt à réprimer toute manifestation antigouvernementale dans le pays.
Aux tensions géopolitiques s'ajoutent les craintes d'un impact du conflit sur l'économie et l'inflation alors que sera publié dans l'après-midi l'indicateur clé des prix à la consommation aux Etats-Unis pour le mois de février.
Signe de la prudence des investisseurs, l'indice de la volatilité à Wall Street repart mercredi à la hausse, au-dessus des 25 points. Le pétrole, qui avait lourdement chuté mardi, repart également à la hausse, les investisseurs doutant que le projet annoncé par l'Agence internationale de l'énergie prévoyant un déblocage record des réserves stratégiques de pétrole puisse compenser d'éventuels chocs liés à l'approvisionnement sur le brut avec la poursuite du conflit en Iran.
"Les marchés réagissent actuellement en fonction de l'actualité et du présent plutôt que d'une vision à long terme", résume Chidu Narayanan, stratège chez Wells Fargo.
Côté entreprises, la saison des résultats se poursuit avec Inditex qui bondit de 4,15% après avoir fait état d'une hausse de 9% de ses ventes corrigées des effets de change entre le 1er février et le 8 mars. Son concurrent suédois H&M avance de près de 1%, tandis que le secteur de la distribution en Europe prend 1,38%.
Autre poids lourd de la cote en Europe, Rheinmetall cède 4,42% après avoir annoncé prévoir une croissance de ses ventes de 40% à 45% cette année.
Porsche, filiale de Volkswagen (-0,11%), est bien orienté (+0,63%), le constructeur automobile de luxe ayant annoncé mercredi prévoir une reprise en 2026 après une année 2025 mouvementée.
Le groupe de médias français Canal+, côté à Londres, plonge de 15,51%, malgré l'annonce d'un bénéfice d'exploitation annuel supérieur aux prévisions.
A Paris, Elis grimpe de 5,02% après ses résultats et prévisions, tandis qu'Eurazeo recule de 2,62% après l'annonce par la société d'investissement d'un objectif de retour aux actionnaires d'un total d'environ 400 millions d'euros en 2026.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)
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