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Tera arrive en Bourse pour répondre aux craintes des Français sur la pollution de l'air

samedi 6 juillet 2019 à 12h00
Le coeur d'un capteur Tera

(BFM Bourse) - Actuellement intégralement détenue par ses dirigeants -ce qui est exceptionnel pour une entreprise à ce stade de développement- la société iséroise spécialisée dans la mesure de la qualité de l'air ouvre une partie de son capital aux épargnants dans le cadre de son introduction sur Euronext Growth.

La pollution atmosphérique provoquerait 50.000 décès prématurés chaque année rien qu'en France, et jusqu'à 7 millions dans le monde. Rien d'étonnant dans ce contexte à ce que la qualité de l'air figure parmi les principaux problème environnementaux préoccupant les Français. Pour les habitants d'Ile-de-France, c'est même le souci numéro 1, devant le changement climatique !

Mais pour trouver des solutions, identifier les sources d'émissions de particules, encore faut-il pouvoir les mesurer. C'est justement le spécialité du Groupe Tera, au départ laboratoire spécialisé dans l'analyse des polluants chimiques de l'air, qui a conçu et développé un capteur de poche innovant "made in France" aux capacités sans équivalent.

Fondée en 2001 par Pascal Kaluzny, docteur en chimie de la pollution atmosphérique, l'entreprise a commencé son activité dans le domaine des hautes technologies, en proposant aux fabricants de semi-conducteurs des prestations d'analyse de l'atmosphère des "salles blanches" où la présence malencontreuse d'une infime poussière sur un composant peut littéralement faire dérailler la production. C'est l'un des rares acteurs à pouvoir prévenir une contamination moléculaire des composants, la course à la miniaturisation des semi-conducteurs ayant en effet atteint un tel niveau d'épaisseur (rappelons que plus le matériau est fin, plus les électrons le traversent rapidement, et donc plus rapide est le fonctionnement du micro-processeur). Tera s'est également tourné vers l'analyse de l'environnement de l'air extérieur (contrôle local des rejets industriels, ou évaluation plus globale de la pollution atmosphérique) et de l'intérieur des bâtiments (atmosphère de travail, qualité de l’habitat).

Mesurer en temps réel la qualité de l'air

Sur la base de son expertise, la société a conçu et développé un capteur, le Tera Sensor, capable de mesurer en temps réel la qualité de l’air. Par ces caractéristiques, cet appareil, alimenté par une batterie rechargeable, se distingue de tout ce qui peut exister par ailleurs. Tenant dans une main, ce senseur peut fonctionner des années sans nécessiter d'être ré-étalonné (obligatoire au bout de quelques semaines pour tout autre appareil), sa cellule de mesure ne s'encrassant pas, tandis que le degré d'humidité de l'air n'affecte pas sa sensibilité. Enfin, Tera a développé l’offre digitale comprenant une application mobile pour surveiller son exposition à la pollution.

Employant aujourd'hui 38 salariés, le groupe a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de 4,4 millions d'euros et généré une marge d’Ebitda (résultat avant intérêts, taxes, dépréciations et amortissements) de 6%, tandis qu'elle a consacré à la recherche et au développement pas moins de 17,5% de ses revenus. La firme demeure déficitaire au niveau du résultat net.

Quasiment auto-financée jusqu'ici -Tera avait souscrit en 2013 et 2015 à des obligations convertibles auprès de trois fonds d’investissements auxquels elle a été en mesure de racheter leurs parts l'année l'année dernière- la société basée à Crolles veut lever 6 millions d'euros (jusqu'à 6,9 millions avec la clause d'extension) sur la base du milieu de fourchette de prix, qui va de 4,35 à 5,05 euros par action.

"Devenir un acteur de référence à l’international"

"Les fonds levés à cette occasion nous permettront d’accélérer le développement de nos activités de conception et de commercialisation de capteurs dernière génération pour la mesure en temps réel de la qualité de l’air, en France comme à l’international. Ils seront également alloués à la croissance organique et externe du business historique d’analyses laboratoire. Enfin, ces ressources financières soutiendront la finalisation de notre offre digitale, via la mise à disposition d’une plateforme technologique permettant de diminuer l’exposition à la pollution, conformément aux préoccupations citoyennes et aux enjeux de santé", a déclaré Pascal Kaluzny.

"Nul doute que notre statut de spécialiste de la mesure de la qualité de l’air, acquis via notre activité historique d’analyses laboratoire, nous permettra de valoriser nos activités capteurs et digital, dans le cadre d’une stratégie clairement identifiée. Le potentiel de création de valeur associé bénéficiera, par ailleurs, pleinement de notre modèle économique vertueux fondé sur la forte synergie de ces trois activités", a jouté le PDG. "Notre ambition est claire, devenir un acteur de référence à l’international dans la mesure et l’évaluation en temps réel de la qualité de l’air, l’un des enjeux majeurs de notre époque".

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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