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Offensive de charme de gm en allemagne

lundi 9 novembre 2009 à 21h34
Offensive de charme de gm en allemagne

FRANCFORT (Reuters) - Fritz Henderson, le directeur général de General Motors, est en Allemagne lundi et mardi pour tenter de faire passer la pilule Opel et convaincre le gouvernement allemand de mettre la main à la poche pour la restructuration de sa filiale allemande.

Berlin, qui avait mis tout son poids dans la reprise d'Opel par l'équipementier Magna afin de sauver le plus d'emplois possibles en Allemagne, a assuré la Commission européenne qu'une aide serait fournie à Opel quel que soit son propriétaire.

Mais le ministre de l'Economie allemand Rainer Brüderle ne l'entend pas forcément de cette oreille. Il a dit dimanche que GM ne satisfaisait pas actuellement aux critères de déblocage d'une aide et il l'a répété lundi.

GM affirme qu'il lui faut dans les trois milliards d'euros pour restructurer Opel. L'agence de rating Moody's évalue elle à 8,5 milliards de dollars les besoins de financement de cette restructuration.

"La question reste de savoir comment GM financera Opel. Nous ne pensons pas que la position de trésorerie de la société, y compris les ressources disponibles auprès du Trésor US, soit suffisante", explique Moody's.

La volte-face de GM, après des mois de négociation qui auraient dû aboutir théoriquement à revendre Opel à Magna, fait faire des gorges chaudes non seulement dans le gouvernement allemand mais aussi chez le personnel d'Opel même.

L'annonce de GM a bouleversé les 25.000 salariés d'Opel en Allemagne, qui attendaient de Magna qu'il redonne des couleurs à la marque et avaient accepté des mesures de réduction des coûts.

Moody's estime qu'Henderson devra parvenir à un compromis avec Berlin en amendant son projet initial, qui comportait la fermeture de trois sites, dont Bochum et Eisenach en Allemagne.

"La société devra déployer des efforts considérables pour renouer des liens avec le gouvernement allemand et les syndicats, les deux ayant été profondément irrités par la volte-face de GM", écrit l'agence.

Fritz Henderson, qui a vu des membres de la direction d'Opel au siège de Rüsselsheim lundi, doit rencontrer mardi le leader syndical d'Opel Klaus Franz, lequel veut une plus grande autonomie pour Opel s'il doit négocier des réductions d'effectifs et de salaires. Il doit ensuite s'entretenir dans l'après-midi avec le président du réseau de concessionnaires européen Euroda d'Opel.

Le ministre des Finances Rainer Brüderle a dit qu'il n'avait pas de réunion prévue avec Fritz Henderson.

Le personnel d'Opel attend maintenant de GM un engagement financier sur le long terme, en investissant en particulier dans de nouveaux modèles, en développant une stratégie commerciale concrète pour Opel en dehors de l'Europe et de la Russie et en installant à sa tête un patron européen, qui puisse en outre convaincre Detroit du bien fondé de ses décisions.

Les conjectures vont bon train sur le successeur de Carl-Peter Forster, qui était à la tête de GM Europe mais qui part après avoir critiqué la décision du conseil d'administration de finalement conserver Opel.

Christiaan Hetzner, version française Wilfrid Exbrayat

Copyright © 2009 Thomson Reuters

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