Connexion

Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

Le patron d'Uber explique ses déboires en Bourse par... les "turbulences du marché"

mercredi 12 juin 2019 à 15h33
Les déboires en Bourse d'Uber dus aux

(BFM Bourse) - Alors qu'Uber vient d'annoncer avoir choisi Melbourne pour devenir le troisième terrain de lancement, après Dallas et Los Angeles, de son futur service de taxis volants Uber Air, dont le lancement commercial est prévu pour 2023, le PDG du groupe Dara Khosrowshahi est revenu sur les débuts chaotiques d'Uber en Bourse.

Les débuts décevants d'Uber en Bourse étaient dus à des "turbulences du marché" liées à la guerre commerciale sino-américaine, a assuré mardi le patron du groupe Dara Khosrowshahi, affirmant que cela n'affecterait pas les performances à long terme. "Nous avons été pris dans un tourbillon de marché et vous ne pouvez rien y faire", a déclaré M. Khosrowshahi lors d'une interview organisée par l'Economic Club of Washington.

Le patron a déclaré que la chute du titre était probablement due aux frictions commerciales entre Pékin et Washington. De fait, le président Donald Trump avait lancé la procédure destinée à augmenter les taxes douanières sur la quasi totalité des importations en provenance de Chine le jour de l'entrée à Wall Street d'Uber, et cela constituait déjà un énième épisode du conflit commercial qui oppose les deux plus grandes puissances économiques mondiales depuis près d'un an maintenant.

Ces débuts difficiles ne changent toutefois pas les perspectives à long terme d'Uber, qui vont du covoiturage aux livraisons de repas, en passant par les vélos électriques et trottinettes, sans compter les voitures autonomes et même, bientôt, les taxis volants, a ajouté Dara Khosrowshahi. "Si nous travaillons à la création d'une grande entreprise, le marché se mettra en place automatiquement", a-t-il déclaré. Certains analystes doutent cependant du modèle économique d'Uber, qui accumule les pertes.

Les prochaines années seront consacrées à la croissance

Le dirigeant a aussi fait valoir qu'Uber avait une forte marge de progression, car le marché mondial des transports, gigantesque, représente quelque 16.000 milliards de dollars. "L'entreprise elle-même peut être très rentable, nous sommes confiants, mais les deux, trois, quatre prochaines années seront consacrées à la croissance", a-t-il prévenu.

Interrogé sur les projets d'Uber en matière de véhicules autonomes, le dirigeant a déclaré que des taxis entièrement autonomes n'arriveraient pas sur les routes avant au moins 15 ans. Mais avant cela, les véhicules intégreront progressivement des fonctions partiellement autonomes, a-t-il estimé. Selon lui, il pourrait donc y avoir des véhicules autonomes pour les courses "les plus faciles" d'ici cinq ans. Mais pour une conduite entièrement autonome, "nous allons faire extrêmement attention et nous allons être absolument sûrs que la sécurité passe avant toute chose".

"Uber Air" et "Uber Copter" dans les tuyaux

L'apparition de M. Khosrowshahi a coïncidé avec le début du "sommet" appelé "Uber Elevate" à Washington, où Uber a l'habitude de présenter ses ambitions en matière de transport aérien. Le groupe, qui souhaite créer un réseau de "taxis volants" (Uber Air) sur certains marchés d'ici 2023, a indiqué à cette occasion avoir choisi une troisième ville, Melbourne (Australie), après Dallas et Los Angeles aux Etats-Unis, pour les tester à partir de l'an prochain. "Uber ne construira pas les véhicules, mais travaillera avec les leaders du secteur pour produire des aéronefs à décollage vertical 100% électriques", a rappelé le groupe, qui a par exemple présenté une cabine de son futur appareil, mise au point avec l'industriel français Safran.

La semaine dernière, Uber avait annoncé le lancement, début juillet, de ses premières courses par hélicoptère, un service baptisé Uber Copter, transportant des passagers entre l'aéroport JFK de New York jusqu'au sud de Manhattan. S'il est déjà possible de quitter les aéroports new-yorkais par hélicoptère, il suffira de réserver sa course sur son smartphone, via l'application Uber.

Uber a perdu environ un milliard de dollars au premier trimestre 2019 et engrangé un chiffre d'affaires de 3,1 milliards de dollars (+20%).

(Avec AFP)

Quentin Soubranne - ©2019 BFM Bourse
Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+286.40 % vs +11.01 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat