(Zonebourse.com) - La séance s'organise autour des flux biotech avec Evotec et BioGaia en tête, pendant que la finance retrouve de l'allant via Amundi. Quand la dégradation des marges continue de peser sur les industriels, et les valeurs cycliques comme Pandora ou Schaeffler qui subissent des ajustements plus défensifs.
Actions en hausse :
Evotec ( 9%) bondit nettement en début de séance après le revirement de Berenberg. La banque initie la couverture du dossier à l'achat, avec un objectif de cours fixé à 10 euros, mettant en avant le positionnement clé du groupe dans l'externalisation de la R&D pharmaceutique. La lecture plus favorable de la valorisation et du potentiel de normalisation de la demande déclenche un afflux d'acheteurs sur le titre.
BioGaia ( 9%) se hisse en ce début de séance après un avertissement sur résultats favorable. Le groupe annonce des ventes trimestrielles en hausse de 21% à 441 MSEK et un résultat opérationnel en progression de 17% à 121 MSEK, au-delà des attentes du marché. Cette avance sur les prévisions, portée notamment par un effet commandes d'environ 35 MSEK, alimente un net regain d'intérêt avant la publication complète du 12 février.
Plus500 ( 7%) accélère nettement après son entrée sur le marché américain des prédictions. Le courtier fintech lance des contrats événementiels pour particuliers via sa plateforme Plus500 Futures, en partenariat avec la bourse régulée Kalshi. Cette incursion dans un segment en forte croissance, qui a représenté 47 MdsUSD de volumes mondiaux en 2025, élargit le périmètre d'activité du groupe et renforce son exposition au marché américain.
Pharming Group ( 7%) reprend de la hauteur après la publication de ses perspectives 2026. Le spécialiste des maladies rares vise un chiffre d'affaires compris entre 405 et 425 MUSD l'an prochain, pour des dépenses d'exploitation de 330 à 335 MUSD. Ces objectifs, dévoilés lors de la Journée investisseurs, redonnent de la visibilité au dossier et soutiennent le rebond du titre.
Inwido ( 5%) se hisse nettement après un 4e trimestre plus solide qu'attendu. Le spécialiste des portes et fenêtres a dépassé les prévisions sur les ventes (2 440 MSEK contre 2 337 attendus) et sur le résultat opérationnel (262 MSEK contre 242), malgré un carnet de commandes en repli. Le groupe confirme par ailleurs un dividende inchangé de 5,50 SEK, un signal de confiance qui soutient le titre.
Amundi ( 4%) retrouve de l'allant après une publication solide. Le gestionnaire d'actifs affiche des encours à 2 380 MdsEUR fin 2025 ( 6%) et une collecte nette au 4e trimestre de 20,9 MdsEUR, au-delà des attentes. Les revenus nets ajustés progressent de 8,2% au quatrième trimestre et le groupe annonce un dividende de 4,25 EUR ainsi qu'un rachat d'actions de 500 MEUR, des signaux bien accueillis par le marché malgré un chiffre d'affaires annuel en léger retrait.
Julius Baer ( 3%) gagne du terrain après le relèvement de son objectif de cours par RBC, porté de 67,50 à 70 CHF. Le broker salue la surperformance de la marge brute en 2025, malgré une hausse des coûts, et relève dans la foulée ses estimations de résultats pour 2026-2028. La dynamique des marges ravive ainsi l'intérêt sur la banque privée, même si la valorisation reste sensible aux marchés asiatiques et aux effets de change.
Actions en baisse :
Vitrolife (-10%) subit une forte sanction après une publication pénalisée par la rentabilité. Si le chiffre d'affaires du 4e trimestre ressort à 891 MSEK, proche des attentes, l'EBITDA chute à 196 MSEK contre 276 MSEK anticipés et la marge se contracte à 22%. La lourde dépréciation de goodwill de 5,4 MdsSEK, qui fait basculer le résultat net à -5,3 MdsSEK, éclipse le maintien du dividende à 1,10 SEK par action et pèse lourdement sur le titre.
Demant (-10%) décroche nettement après une publication marquée par l'érosion des marges. Malgré un chiffre d'affaires 2025 en hausse à 22,97 Mds DKK, l'EBITDA recule à 5,35 Mds DKK et la marge opérationnelle tombe à 16,7%. Les perspectives 2026, assorties de coûts de restructuration et sans rachat d'actions, pèsent sur le titre.
Publicis (-6%) marque le pas malgré une activité robuste. Le groupe confirme une croissance organique de 4 à 5% en 2026 et une marge opérationnelle légèrement supérieure à 18,2%, mais la légère baisse du résultat net à 1,65 MdEUR et l'effort d'investissement de 900 MEUR dans l'IA déclenchent des dégagements.
Akzo Nobel (-5%) recule franchement après des perspectives 2026 jugées trop prudentes. Si l'EBITDA ajusté du 4e trimestre ressort à 309 MEUR et que le groupe vise au moins 1,47 MdEUR en 2026 avec une marge supérieure à 16%, la légère révision en baisse des objectifs et l'absence de reprise attendue des marchés finaux refroidissent le marché, malgré une génération de trésorerie solide.
Siltronic (-4%) replie malgré un quatrième trimestre meilleur que prévu. Le groupe affiche un EBITDA de 86 MEUR et un chiffre d'affaires de 372 MEUR, au-dessus du consensus, mais le marché se focalise sur le message prudent pour 2026, jugée encore "difficile", avec une demande toujours fragile sur les tranches de 200 mm et une visibilité limitée malgré l'IA.
Pandora (-4%) rend une partie de ses gains après l'euphorie de la veille. Jefferies refroidit le dossier en abaissant sa recommandation à conserver, contre acheter auparavant, avec un objectif de cours fixé à 530 couronnes danoises, incitant à des prises de bénéfices rapides sur le bijoutier.
Schaeffler (-3%) subit un coup de frein après le changement de pied d'UBS. Le broker abaisse sa recommandation à vendre, contre neutre jusqu'ici, malgré un objectif de cours relevé de 6,20 à 8,30 euros, un signal jugé contradictoire mais suffisant pour peser sur le titre à court terme.
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