(BFM Bourse) - ArtiLuxe, spécialiste des emballages de prestige pour Louis Vuitton, Dior, Cartier, Van Cleef & Arpels ou encore Moët Hennessy, étudie une introduction en Bourse sur Euronext Growth Paris.
Louis Vuitton, Dior, Cartier, Van Cleef & Arpels, Moët Hennessy… Ces géants du luxe sont réputés pour leur savoir-faire et leurs pièces d’exception, symboles de l’art de vivre et du chic français. Derrière ces géants du secteur œuvrent des artisans qui, pour certains, perpétuent des métiers rares incarnant l’excellence européenne à travers le monde.
ArtiLuxe, anciennement ATS Développement, fait partie de ces entreprises. Basée à La Tour-du-Pin, en Isère, ArtiLuxe est spécialisée dans la fabrication d'écrins, de coffrets et d'accessoires sur mesure pour les grandes maisons de luxe. Des boîtes précieuses destinées à accueillir des bijoux aux coffrets de présentation de bouteilles de champagne, l'entreprise travaille le cuir, le bois et d'autres matériaux nobles pour créer des objets parfois produits à quelques exemplaires seulement.
0,1 % des clients les plus fortunés
La société se positionne sur le segment de l’ultra-luxe, où la créativité constitue la seule limite.
“Les maisons se sont recentrées sur leurs meilleurs clients qui attendent des pièces rares, personnalisées, exceptionnelles. L’objet ne suffit plus: il doit raconter d’où il vient, qui l’a fait et comment” explique Olivier Finaz, PDG d’ArtiLuxe.
“ArtiLuxe sert les 0,1% des clients qui génèrent 37 % de la valeur du marché du luxe, les very very high consumers” précise Edouard Lindet, secrétaire général du groupe.
"La demande de coffrets, d’écrins ou d’accessoires personnalisés investit aussi de nouveaux territoires, comme l’hôtellerie, le yachting, l’aviation privée ou l’automobile d’exception, où le même niveau d’exigence s’impose", fait valoir l'entreprise, qui signale que 18 des 20 premières marques françaises de luxe lui confient aujourd’hui leurs créations.
Cette forte demande de pièces d’exception conduit la société à envisager la construction d’un second atelier et la création de 100 emplois.
Une entrée en Bourse ou celle d'un fonds d'investissement
La société étudie une introduction en Bourse sur Euronext Growth Paris, le compartiment dédié aux petites et moyennes capitalisations. En parallèle, elle envisage également l’entrée d’un fonds d’investissement à son capital. L’entreprise indique qu’elle arrêtera son choix dans les prochaines semaines.
“Nous ouvrons le capital pour financer la construction d’un second atelier qui portera nos surfaces de production de 1 000 à 3 700 m2. Nous allons créer 100 emplois dans le travail du cuir, du bois, des matériaux nobles ou composites, des arts décoratifs, de la marqueterie et de la vannerie. Nous sommes également capables d’intégrer des technologies du son, de la lumière et du digital connecté dans nos réalisations. ” explique Edouard Lindet, secrétaire général du groupe.
Ce second atelier devrait permettre à ArtiLuxe de faire passer son chiffre d’affaires de 16 millions d’euros en 2025 à 30 millions d’euros en 2030, tout en multipliant sa marge opérationnelle par 6,5.
Si ArtiLuxe choisissait l'option de l’introduction en Bourse plutôt que l’entrée d’un fonds d’investissement à son capital, elle deviendrait la troisième entreprise iséroise cotée à la Bourse de Paris. Fin septembre, le groupe industriel D.A.T.E, a fait ses premiers pas avec succès sur Euronext Growth, De son côté, N4 Group, spécialiste isérois du fitness et de la nutrition sportive, a fait part la semaine dernière de son souhait de rejoindre ce même compartiment de la Bourse de Paris.
