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Après un hiatus de dix ans et la mort de son fondateur, Playboy revient en Bourse

jeudi 1 octobre 2020 à 15h53
Playboy envisage de revenir en Bourse en fusionnant avec une SPAC

(BFM Bourse) - Retiré de la cote en 2011, le groupe de divertissement Playboy, qui a cessé cette année de publier son magazine, devrait revenir par la petite porte sur le marché américain.

L'empire du divertissement spécialisé pour les adultes, fondé en 1953 par Hugh Hefner (disparu en 2017), a perdu de son rayonnement, avec notamment l'arrêt de la publication plus tôt cette année de son célèbre mensuel, devenu bimestriel puis trimestriel (sauf sur certains marchés où la licence du titre a été cédée à des tiers). Et c'est avec des ambitions limitées que l'entreprise, actuellement contrôlée par le fonds Rizvi Traverse (présent au capital de Pinterest, Snapchat, Flipboard ou encore SpaceX), envisage de revenir à Wall Street.

Introduit une première fois en 1971, Playboy avait connu un parcours heurté, poussé par la bulle internet à des sommets en 1999 avant de retomber face à l'effritement de son audience et d'être racheté à vil prix par Hugh Hefner en 2011, avec le soutien de Rivzi Traverse. Sa famille avait cédé au fonds le solde de sa participation après son décès.

L'action était surtout connue pour les certificats papiers qu'émettait l'entreprise, illustrés de façon plus ou moins suggestive.

Pas de retour par la grande porte

Pour son retour, Playboy ne procédera pas à une IPO classique avec appel à l'épargne. Selon une procédure -du même type qu'utilisée par exemple par Virgin Galactic ou par Nikola- Playboy va fusionner avec une entité dite SPAC (special acquisition company), baptisée Mountain Crest Acquisition, précédemment introduite dans le seul objectif de fusionner ensuite avec une autre entreprise. Si le gendarme boursier américain l'autorise, la SPAC serait rebaptisée Playboy (ticker PLBY) et lèverait 50 millions de dollars via une augmentation de capital réservée. Les actionnaires actuels resteraient majoritaires à 66% du capital.

Le processus est plus rapide et moins exigeant en termes réglementaires qu'une introduction en Bourse classique, et ce type de deals se sont multipliés cette année. Ce qui commence à préoccuper la Securities & Exchange Commission, le gendarme boursier américain. Notamment car cela donne accès à moins d'informations aux actionnaires (tout du moins dans l'immédiat) sur la société qui s'introduit en Bourse de la sorte.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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