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Quelles sont les actions les plus chères de la Bourse de Paris en 2019?

dimanche 1 décembre 2019 à 11h00

(BFM Bourse) - Comme l'an dernier, BFM Bourse a dressé la liste des actions les plus chères - en regard de leur cours nominal. Hermès fait son entrée dans le top 15 à la faveur d'un très beau parcours en 2019...

Dans ce classement des 15 actions les plus chères de la Bourse de Paris, les valeurs du marché libre d'Euronext ne sont pas prises en compte.

N°15. Malteries Franco-Belges : 625 euros

Depuis 1994, les Malteries Franco-Belges appartiennent à un géant agroalimentaire: le Groupe Soufflet. L'entreprise est l'un des plus gros producteurs de malt, ingrédient indispensable de la production du whisky et surtout de la bière. Avec 251 milliers de tonnes produites l'an dernier, les Malteries Franco-Belges jouent ainsi un rôle majeur dans cette filière où la France est en pointe, puisque l'Hexagone est le premier exportateur mondial de malt (80% de la production nationale est exportée, soit 1,2 million de tonnes par an). Mais le parcours boursier de la société touche vraisemblablement à sa fin. L'OPA lancée par Soufflet en début d'année au prix de 600 euros par action ne lui a certes permis que de ramasser quelques titres (portant son contrôle de 92,07% à 92,33% du capital). Mais comme le seuil de retrait a été ramené de 95% à 90% par la loi Pacte, le groupe pourrait néanmoins quitter la cote.

N°14. Hermès International : 679,60 euros

Les années se suivent et se ressemblent pour Hermès. Aussi loin que remontent nos souvenirs professionnels, des analystes se sont émus du niveau de valorisation de la société fondée à Paris en 1837 par Thierry Hermès et toujours majoritairement contrôlée par ses descendants (familles Guerrand, Puech, Dumas, Rédélé, de Seyne, etc.). Reste que la valorisation apparemment élevée à l'instant t n'empêche pas le titre de surperformer largement la moyenne de la cote. Entré au CAC 40 en 2018, Hermès s'apprête à enchaîner en 2019 une septième hausse annuelle d'affilée... Le contexte est d'ailleurs porteur pour l'ensemble des valeurs du luxe à l'image de Kering (tout près de ce top 15) et pour LVMH (25e action facialement la plus chère).

N°13. Forestière équatoriale :680 euros

La Forestière Equatoriale est une des société du groupe Bolloré. Comme souvent dans la galaxie Bolloré, l'entreprise prend à la fois la place d'une des poupées russes dans la cascade de holdings (entre Compagnie du Cambodge, Financière du Champ de Mars et Société Bordelaise Africaine), tout en détenant une activité propre, ici sa participation dans la société ivoirienne Sitarail, exploitant le réseau ferroviaire reliant la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso. Siégeant à Abidjan, l'entreprise réalise ainsi la totalité de son chiffre d'affaires en Afrique. Les échanges sur le titre sont rarissimes : en 2019, la journée la plus active a vu 16 pièces échangées, mais la plupart des séances n'ont vu aucune transaction.

N°12. EPC Groupe via EXPL : 705 euros

La Société Anonyme d’Explosifs et de Produits Chimiques a été créée à la fin du XIXe siècle, ce qui en fait l'une des doyennes de la cote. Fait remarquable, elle n'a connu depuis 1893 que quatre dirigeants, en comptant l'actuel PDG Oliver Obst ! Son capital est constitué d'actions ordinaires (code EXPL) et de parts de fondateurs (EPCP), les deux titres affichant un cours nominal important. Pionnier dans la technologie des explosifs industriels, ce métier reste aujourd'hui la première activité de l'entreprise avec pour principaux débouchés le forage-minage et la démolition. EPC a aussi développé une activité de logistique spécialisée, dédiée au transport de marchandises dangereuses et d'explosifs, produit des additifs pour carburant, et offre aussi des services de déconstruction (que ce soit par foudroyage ou par moyens mécaniques) et de désamiantage de bâtiments.

N°11. Burelle : 798 euros

Cette société anonyme est la holding dans laquelle est logée la participation de la famille fondatrice de Plastic Omnium. Créé en 1946 par Pierre Burelle (disparu en 2011 à 98 ans), dirigé aujourd'hui par son fils Laurent Burelle, le plasturgiste est devenu l'un des principaux équipementiers automobile mondiaux. Le principal actif de Burelle SA est donc sa participation de 58,78% dans la compagnie Plastic Omnium, mais la holding détient aussi une société immobilière, la Sofiparc, et une entité dédiée au private equity et à la dette high yield, Burelle Participations. Comme dans le cas d'Odet vis-à-vis de Bolloré, Burelle est moins valorisé en Bourse que la valeur théorique de sa participation dans POM. La famille en profite pour se renforcer (de quelques dixièmes de pourcents du capital depuis l'an dernier).

N°10. Robertet (Certificat d'investissement) : 805 euros

Créée en 1850 et établie en 1883 à Grasse, berceau français de la parfumerie, Robertet est l'une de ces sociétés familiales relativement discrètes, mais qui connaît un rayonnement international. La firme est en effet le numéro 1 mondial des ingrédients naturels, notamment les produits aromatiques, destinés à la parfumerie. Mais 2019 a mis le titre sous les feux de la rampe, en raison de l'irruption à son capital du suisse Firmenich, qui s'est dit prêt à étudier une prise de contrôle. Le groupe familial Maubert (le PDG Philippe Maubert représentant la 4e génération aux commandes) qui contrôle l'entreprise avec une majorité des droits de vote ne l'entend néanmoins pas de cette oreille. "Robertet a le plus grand respect pour la société Firmenich, acteur essentiel de l'industrie des parfums et des arômes", a fait savoir la firme. Mais "l'indépendance de notre société n'est pas négociable". Que ce soit clair.

N° 9. Financière de l'Odet : 816 euros

Autre émanation de l'empire Bolloré, la Financière de l'Odet est sans doute la holding la plus animée de la galaxie en dehors du groupe éponyme. Odet est le nom du fleuve breton qu'on retrouve également dans les initiales du papier à rouler OCB (Odet-Cascadec-Bolloré), qui n'appartient plus à Bolloré aujourd'hui. La société chapeaute directement 64,1% du capital de Bolloré. Son propre tour de table est en retour contrôlé par une série de holdings aux sonorités exotiques (une des marques de fabrique du groupe) : Sofibol, Compagnie du Cambodge, Artois, Moncey, Imperial Mediterranean et Nord-Sumatra Investissements. Comme cela est fréquemment le cas pour une holding, Odet tend à être moins valorisé en Bourse que la valeur théorique de sa participation dans Bolloré.

N° 8. EPC Groupe via EPCP 1000 euros

Comme les actions ordinaires (voir en 12e position du classement), les parts de fondateurs de la Société Anonyme d’Explosifs et de Produits Chimiques se traitent également à un cours plus que respectable.

N° 7. Robertet (actions ordinaires): 1014 euros

Les actions ordinaires représentent la plus grande fraction du capital de Robertet (voir en 11e position), dont le parcours a été brusquement accéléré en 2019 par l'irruption de Firmenich à son capital.

N° 6. Dassault Aviation : 1252 euros

Lorsqu'on cite Dassault en Bourse, on pense généralement à Dassault Systèmes, membre du CAC 40, mais on évoque plus rarement Dassault Aviation - qui a pourtant donné naissance à l'éditeur de logiciel. Sans atteindre la valeur de Dassault Systèmes (plus de 37,5 milliards d'euros, en hausse de 37% en 2019), la capitalisation de l'avionneur est pourtant loin d'être négligeable (10,3 milliards d'euros). Le prix à quatre chiffres du titre peu décourager les petits porteurs, cependant l'action fait l'objet d'échanges nettement plus soutenus que la plupart des autres valeurs de la présente liste.

N° 5. Fermière du Casino Municipal de Cannes : 1650 euros

Sans faire littéralement partie du groupe casinotier Lucien Barrière, le groupe SFCMC bénéficie d'un accord commercial qui lui permet d'exploiter le Casino Barrière de Cannes Croisette (à l'origine casino municipal de Cannes) et le Barrière Les Princes. Outre ces deux casino, SFCMC est active dans l'hôtellerie de luxe et la restauration, avec trois hôtels (le Gray d'Albion, le Majestic et désormais Le Carl Gustaf à Saint-Barth), huit restaurants, un spa et neuf bars. La famille Desseigne-Barrière possède la majorité du tour de table, qui comprend également des investisseurs comme Marc Ladreit de Lacharrière. Le flottant se réduit à 6,15%.

N° 4. Sofragi : 1670 euros

La Sofragi (Société française de gestion et d'investissement) est une société d'investissement à capital fixe (Sicaf) : cela signifie que contrairement à une Sicav (dont le capital varie en fonction des souscriptions et des rachats) les actionnaires n'ont pas la possibilité de faire reprendre leurs parts à tout moment. L'objectif est donc un placement à long, voire très long terme. La totalité des revenus perçus et des plus-values nettes sont réparties entre les actionnaires, la Sicaf étant elle-même exonérée d'impôt. Mais la situation pourrait évoluer : le conseil d’administration a annoncé cet été qu’il allait "engager une étude sur la faisabilité et les modalités d’une éventuelle évolution du statut juridique de SOFRAGI", à la demande d'un de ses actionnaires, un institut de prévoyance. Réponse attendu au premier trimestre 2020.

N° 3. Artois : 4580 euros

La Société Industrielle et Financière de l'Artois est une des holdings de l'ancienne galaxie de la banque Rivaud, aujourd'hui contrôlée par Bolloré via sa holding luxembourgeoise Socfin. Dotée d'une activité propre, autour de la fabrication et de la commercialisation de terminaux spécialisés, la financière de l'Artois détient surtout des participations dans des entités apparentées comme la Financière du Loch, la Plantations des Terres Rouges et d'autres sociétés issues de la banque Rivaud. En retour son capital est réparti entre le Groupe Bolloré, la Financière Moncey ou la Compagnie du Cambodge.

N° 2. Financière Moncey : 5000 euros

La Financière Moncey est un autre rouage clé de dans l'imbrication de holdings financières constituant l'empire Bolloré. Elle est détenue par la Compagnie du Cambodge, la Société des Chemins de Fer et Tramways du Var et du Gard, Plantations des Terres Rouges et d'autres sociétés du groupe Bolloré, ne laissant que 3,74% entre les mains du public. L'essentiel de ses actifs sont constitués de ses participations dans la Société Industrielle et Financière de l'Artois ainsi que la Compagnie des Tramways de Rouen. Moncey contrôle par ailleurs IER, une entreprise qui produit des bornes de recharge (pour Autolib’ et les autres réseaux de véhicules électriques proposés par Bolloré) et qui opère également dans le contrôle du passage piéton. Ce titre est très peu liquide, plusieurs semaines pouvant s'écouler sans aucune transaction.

N° 1. Compagnie du Cambodge : 6600 euros

La société complète le trio de l'ancienne galaxie Rivaud désormais intégrée à Bolloré. Le système de participations croisées rend encore une fois difficile de situer précisément sa place parmi l'enchevêtrement de sociétés du groupe. Jusqu'à l'apport de Havas à Vivendi, elle portait la participation de Bolloré dans le groupe de publicité. Aujourd'hui elle détient une majorité du capital de la Forestière Equatoriale, une participation dans IER et 11,5% de Socfin. Quelques transactions mensuelles interviennent sur le titre.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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