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Xavier d'Ornellas et Emmanuel Auboyneau : L'Europe... Enfin !

Xavier d'Ornellas et Emmanuel AuboyneauXavier d'Ornellas et Emmanuel Auboyneau
Xavier d'Ornellas et Emmanuel Auboyneau

Gérants Associés d'Amplégest Xavier d’Ornellas, Gérant Associé, est Responsable du Pôle Flexible d’Amplégest. Diplômé de l’ISG (Institut Supérieur de Gestion) et de la SFAF (Société Française des Analystes Financiers), il a débuté sa carrière en tant que gérant privé au sein de l’Union de Banques à …Lire la suite

(Tradingsat.com) - En ce début 2015 voici les thèmes centraux abordés au travers de quelques questions.

1. La croissance mondiale 2015 sera-t-elle soutenue ?

Selon le FMI, la croissance 2015 devrait s’établir autour de 3,8%, soit un chiffre supérieur à celui de 2014 (3,3% selon l’estimation d’octobre 2014). Le monde est en expansion, avec une locomotive, les USA et une zone en difficulté, l’Europe. La croissance mondiale ne dépend plus aujourd’hui du monde émergent, même s’il reste globalement un contributeur positif.

2. Les taux US vont-ils monter au premier semestre ?

Après un troisième trimestre ou le PIB a grimpé de 5%, le quatrième trimestre s’annonce également fort, induisant une croissance embarquée importante pour 2015. Il va devenir de plus en plus difficile pour la FED de reporter la hausse des taux courts. La banque centrale va devoir normaliser sa politique monétaire avant la fin du cycle haussier de l’économie. Nous pensons donc que les taux pourraient remonter plus vite que prévu (au cours du deuxième trimestre). La FED va agir prudemment mais ne pourra, selon nous, différer d’avantage ses décisions.

3. L’Europe va-t-elle enfin repartir en 2015 ?

L’Europe reste engluée dans ses problèmes structurels et dans son absence de réponse coordonnée. Pourtant l’action de la BCE, la chute de l’euro par rapport au dollar et la baisse du pétrole devraient apporter de l’oxygène à l’économie. Une rigueur budgétaire moins systématique devrait en outre laisser quelques marges de manoeuvre. Nous n’attendons pas une croissance forte du PIB mais le consensus, autour de 1% pour 2015, pourrait être battu, ce qui constituerait déjà une bonne surprise. L’effet de base est aujourd’hui favorable à une dynamique plus favorable en Europe.

4. Les analystes vont-ils encore se tromper sur leurs prévisions de bénéfices des entreprises ?

Depuis 5 ans, le consensus prévoit en début d’année une progression des bénéfices en Europe, égale ou supérieure à 10%. A chaque fois, le résultat final est largement inférieur (et même parfois négatif comme en 2012 ou 2013). Pour 2015, grande surprise ( !), le consensus s’établit autour de 10%. Si nous avons raison sur l’amélioration de l’économie, les entreprises devraient en profiter très logiquement, et ces prévisions pourraient s’avérer plus proches de la réalité. Le temps des bonnes surprises est peut-être arrivé.

5. Le Japon va-t-il s’en sortir ?

Depuis 20 ans, le Japon s’enlise dans une déflation qui s’éternise. Le gouvernement Abe, aidé par la banque centrale, a administré un traitement de choc au pays à l’aide d’un quantitative easing illimité et de réformes audacieuses. Pour le moment, les résultats sont décevants, même si l’on note une légère amélioration. Pourtant nous confirmons notre prévision optimiste en raison d’un yen très compétitif, d’un pétrole bas et d’entreprises vigoureuses et restructurées. Beaucoup ne croient plus au Japon. Nous n’en faisons pas partie.

Des points précédents découlent nos choix d’allocation. Nous nous attendons à une année 2015 compliquée et heurtée, comme ce début d’année semble le laisser augurer. Le leadership boursier reste aux Etats-Unis : nous pensons que la vigueur de l’économie, élément positif, sera compensée par la hausse des taux, élément négatif. Peu de potentiel donc pour un marché déjà bien valorisé. L’Europe pourrait enfin surperformer le marché américain, aidée par la BCE et par le début d’amélioration économique. Le p/e du marché européen (14,5) n’est pas très cher, surtout si on le compare au niveau des taux. Une petite hausse des bénéfices, ajoutée aux dividendes des sociétés devrait suffire à faire monter les indices. Des taux inférieurs à zéro entraîneraient par ailleurs des transferts d’actifs vers les actions. Notre pari japonais, joué surtout au travers de nos fonds flexibles, reste d’actualité. Le Nikkei peut continuer à monter même si l’économie met plus de temps à rebondir. Nous sommes globalement prudents sur les marchés émergents. Nous voyons peu d’intérêt sur les obligations en ce début d’année, et continuons à miser sur la gestion d’arbitrages, au travers de fonds long/short ou flexibles.

Toute l’équipe d’Amplegest vous souhaite une bonne année boursière !

Emmanuel Auboyneau - Gérant Associé

Xavier d’Ornellas - Gérant Associé - Pôle Gestion Flexible

Avec la participation de Jean-Michel Mourette , Economiste (Eureka Finance et Placement)

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