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Xavier d'Ornellas et Emmanuel Auboyneau : Bonne année 2014 ?

Xavier d'Ornellas et Emmanuel AuboyneauXavier d'Ornellas et Emmanuel Auboyneau
Xavier d'Ornellas et Emmanuel Auboyneau

Gérants Associés d'Amplégest Xavier d’Ornellas, Gérant Associé, est Responsable du Pôle Flexible d’Amplégest. Diplômé de l’ISG (Institut Supérieur de Gestion) et de la SFAF (Société Française des Analystes Financiers), il a débuté sa carrière en tant que gérant privé au sein de l’Union de Banques à …Lire la suite

(Tradingsat.com) - Tout au long de l’année 2013, au fur et à mesure de la publication de chiffres de conjoncture, notre scénario macro-économique plus optimiste que le consensus, s’est renforcé. Aujourd'hui, les faits nous donnent raison et la reprise économique mondiale se confirme. Les sceptiques sont encore nombreux mais les chiffres sont pourtant formels. S’il ne fallait retenir qu’un seul indicateur, la production industrielle des 50 plus grands pays a récemment retrouvé sa tendance de croissance long terme, et ce en dépit du ralentissement en Chine. Cinq ans après la grande crise financière de 2008, on ne peut que se réjouir de cette évolution. La partie macro-économique de notre matrice d’allocation continue de nous délivrer un message positif !

Les Etats-Unis, que l’on enterre toujours un peu trop vite, ont retrouvé leur rôle moteur de l’économie mondiale. La hausse du PIB au troisième trimestre 2013, hors automobile, a été de 4,7%, dont 1,6% d’effet stocks. 2013 marque aussi le retour du Japon sur la scène internationale. La croissance devrait accélérer au premier trimestre 2014 grâce à la consommation domestique (achats d’anticipation avant la hausse de la TVA prévue en mars) et la reprise des exportations aidées par la dévaluation du yen. Le Royaume Uni participe également à la fête grâce à la politique incitative de la Banque d’Angleterre combinée au pragmatisme du gouvernement.

La situation de la zone euro est plus problématique. L’économie est sortie de la récession et est entrée en phase de stabilisation. Mais on ne voit pas d’accélération et on peut même considérer que le peu de croissance est essentiellement un effet collatéral de la reprise dans d’autres zones du monde. Les évolutions sont donc plus lentes et les disparités entre les pays réformateurs et ceux qui ont pris du retard sont évidentes. La force de l’euro n’aide pas en outre à regagner de la compétitivité dans les échanges commerciaux. Heureusement pour nous investisseurs, le terrain de jeu de nos grandes entreprises européennes est mondial, et ne dépend pas du seul sort de notre continent.

Le constat est donc net : la croissance économique 2014 sera soutenue dans le monde. Peut-on pour autant tabler sur des marchés boursiers aussi positifs qu’en 2013 ? Les soldes sont terminées : la valorisation des marchés boursiers est revenue à sa moyenne historique. Ce sont les résultats des entreprises qui seront les moteurs de la hausse. Grâce à la reprise économique, les profits devraient progresser sensiblement en 2014 et, toutes choses égales par ailleurs, les actions devraient suivre la même tendance. La tempête de neige aux Etats-Unis, la plus forte en 20 ans, et le changement de système statistique en Chine vont nous plonger à court terme dans un brouillard épais pour le suivi des statistiques économiques. Les publications de résultats et le discours des managers sur les perspectives de leurs sociétés seront notre principal baromètre. A court terme, après cinq années de hausses consécutives, Wall Street devrait connaître une correction. Une hausse trop brutale des taux à la suite des retraits de la FED pourrait en être l’élément déclencheur. Un tel mouvement ne remettrait pas en cause le retour de la croissance et constituerait pour nous une opportunité d’investissement. Le rebond des économies développées reste aujourd’hui le sujet principal des investisseurs. Plus tard les pays émergents en profiteront, mais nous privilégions l’Europe et le Japon dans nos allocations, en attendant le moment opportun pour renforcer les USA. La macro-économie s’améliore, la micro-économie en profite. Les deux piliers qui font la performance boursière sont solides.

Bonne année à tous !

Emmanuel Auboyneau - Gérant Associé

Xavier d'Ornellas - Gérant Associé - Pôle Gestion Flexible

Avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste

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