Romain Delacretaz Trader
Romain Delacretaz dirige l’Institut de la Bourse.Trader Professionnel et ancien Courtier de Bourse, il a déjà formé plus …
(BFM Bourse) - Tout le monde le sait, Warren Buffett, est l'investisseur le plus riche du monde. Si on regarde les 40 dernières années, sa performance moyenne est de 29 % par an et si vous, en tant qu'investisseur, vous arriviez à faire ne serait-ce que 20 % par an sur les 20 prochaines années, vous seriez embauché immédiatement à Wall Street. Alors comment faire ?
Principe n° 1 : Acheter toujours moins cher que la valeur du marché
Le premier principe fondamental est d'acheter toujours moins cher que la valeur du marché, c'est-à-dire : pour une affaire qui vaut 100€, vous allez chercher à l'acheter pour 30€, 40€, 50€. Le plus important étant toujours d'aller rechercher les bonnes affaires. En immobilier, prenez un bâtiment qui a une superficie de 1000 m² valant 500 000 €. À côté de ce bâtiment, un bâtiment similaire de 1000 m² affiché à seulement 300 000 €. Ce dernier bâtiment semble être un bien meilleur investissement par rapport au premier. Bien évidemment, il faut vérifier si l'un ou l'autre des bâtiments nécessite des travaux de rénovation ou tout autre paramètre pouvant affecter le coût d'acquisition. Toutefois, le principe demeure qu'il s'agisse d'immobilier ou de bourse. De la même manière, Warren Buffett, citait « Le prix est ce que vous payer. La valeur est ce que vous gagnez », d'où l'intérêt d'acheter des entreprises dont la valeur est supérieur à leur prix. En clair, si vous savez évaluer la valeur du marché et que vous connaissez la valeur du bien (action, appartement, maison…) que vous voulez acquérir, il suffit que celui-ci soit moins cher que sa valeur cotée. Si vous trouvez des sociétés qui sont identiques et qu'une est massacrée alors que ses fondamentaux sont bons, pourquoi ne pas prendre position sur celle-ci ? Et apprendre une autre manière de se couvrir, de pouvoir profiter d'un certain d'effet de levier, de pouvoir encaisser des loyers comme Fabrice un des diplômés de l'Institut de la Bourse, qui fait 28-30% par an. Il encaisse les dividendes et en même temps, les « loyers » sur France Telecom, Axa ou Air Liquide.
Principe numéro 2 : Financer votre acquisition avec l'argent des autres
Les deux graphiques montrent le parcours de l'action France Telecom depuis son introduction en bourse, le premier est dit « sans loyers » c'est-à-dire l'évolution du titre plus les dividendes, le second est dit « avec loyers » c'est-à-dire avec les encaissements de primes en plus de l'évolution du titre et des dividendes. « Sans loyers », 1000 titres France Telecom valait 27010€ et se sont transformés en 28785€ mais si vous l'avez fait « avec loyers », les 27010€ se sont transformés en 103555€. La même différence fondamentale existe si vous achetez un appartement et vous ne le louez à personne en espérant un jour que marché immobilier monte et si vous achetez un appartement, vous mettez un locataire et quoi qu'il arrive en immobilier les montants perçus des loyers remboursent votre acquisition à terme.

Principe numéro 3 : Les saisons en Bourse

Depuis près de 200 ans, les cycles d'investissement en Bourse suivent les tendances économiques, on passe d'une période de croissance ou d'expansion à une période de récession ou de contraction. Dans les périodes de contraction économique, certains secteurs d'activité sont favorisés par les institutionnels comme les services publics, et en période d'expansion économique les technologiques sont privilégiées. Par exemple en mars 2009, période de fin de récession économique, les valeurs bancaires et d'assurance ont monté plus que les autres. Les exemples suivants montrent l'efficacité et la simplicité avec laquelle cette méthodologie fonctionne.
Prenons l'exemple des dernières années de croissance et de récession. D'après la rotation sectorielle (graphique ci-dessus), en fin de période de récession, les bancaires commencent à monter. La différence entre le cours de l'indice Dow Jones en fin de récession et ce que font les bancaires est impressionnante : le Dow Jones perdait 15 % alors que les bancaires grimpaient de 50% sur les mêmes périodes. Après le démarrage de chaque phase d'expansion, que fait le secteur des biens de consommation ? Il grimpe. Et par rapport au Dow Jones, lorsque celui-ci augmentait de 8% sur les deux dernières phases de récession et de croissance, le secteur des biens de consommation grimpaient de 65%.
Depuis le début de l'année, le secteur en vogue est celui des biens de consommation comme le montre le graphique ci-dessous. L'ETF des biens de consommation appelé XRT est représenté par la courbe n°1 et le DOW JONES est représenté par la courbe n°2. Pendant que le DOW JONES fait 6,86% depuis le début de l'année 2010, XRT grimpe de près de 24%.

Depuis début juillet, en suivant le principe de la rotation sectorielle, les matériaux de base devraient grimper : en regardant le graphique ci-dessous, vous remarquez que le Dow Jones est en hausse de 14%, alors que l'ETF des matériaux de base UYM monte de 60%.