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Après 20% de baisse en 2018, la hausse des prix du pétrole pourrait venir de l'Opep

mercredi 2 janvier 2019 à 12h54
Si les cours du pétrole débutent 2019 en repli, les efforts de l'Opep pourraient payer

(BFM Bourse) - La réalité des baisses de production auxquelles les membres de l'Opep sont censés s'astreindre fait souvent débat. En divulguant prochainement les contingents alloués pays par pays, l'organisation des pays exportateurs de pétrole pourrait significativement renforcer le respect des quotas.

Comme pour la plupart des autres classes d'actifs -à l'exception de l'or qui grignote encore 0,3%- l'année commence en berne pour le pétrole. Vers 12h00 mercredi, le baril de pétrole texan WTI cède ainsi 1,15% à 44,89 dollars, et le Brent européen 1,3% à 53,10 dollars, alors que ces deux grandes références mondiales avaient respectivement perdu 21,22% et 18,10% l'année dernière. Mais une reprise pourrait ce faire jour en 2019 à la faveur d'un effort de transparence de la part de l'Opep, selon un analyste.

Le cartel des pays producteurs, avec leurs alliés non membres (dont la Russie, le Mexique, le Kazakhstan ou la Malaisie), a convenu le mois dernier d'une réduction globale de leur production de 1,2 million de barils par jour pendant au moins six mois à partir de janvier. Les membres officiels de l'Opep se sont engagés sur une diminution de 0,8 million (ou 2,5% de leur production) et les alliés de 0,4 million (2%). Toutefois l'annonce intervenue le 7 décembre à l'issue de la réunion de Vienne n'a guère convaincu le marché. Le mois dernier, les cours de l'or noir ont ainsi enregistré une troisième baisse mensuelle d'affilée, les opérateurs doutant que tous les membres respectent réellement leurs engagements. Faute de témoin, il est en effet tentant pour un pays donné de continuer à extraire le plus possible pour engranger des recettes, en comptant sur le fait que les autres membres travaillent effectivement à diminuer l'offre. Si quelques uns se mettent à ce jeu, l'illusion des quotas ne tient guère.

Mais cette fois, l'Opep devrait se montrer beaucoup plus regardant en publiant les quotas alloués pays par pays. Le respect du quota global avait dérapé lorsque le cartel avait abandonné la publication des contingents individuels, observe Nitesh Shat, directeur de la recherche chez WisdomTree. Les rétablir devrait permettre de fortifier l'adhésion à la politique de réduction à un niveau considérablement plus élevé.

Pour le spécialiste, les trois seuls pays exemptés (Iran, Venezuela et Libye) risquent de toute façon de voir leur production baisser en raison de leur situation propre. Inversement, l'Arabie Saoudite, le leader du cartel, pourrait diminuer sa production au-delà de son quota. De sorte que l'objectif de 1,2 million de baril par jour de réduction pourrait même être dépassé, selon Nitesh Shah.

Par ailleurs, la faiblesse des cours depuis trois mois devrait finir par ralentir la croissance de la production de pétrole non-conventionnelle aux Etats-Unis, parie WisdomTree, d'autant que le pays manque encore d'infrastructures pour exporter ses excédents de production.

Guillaume Bayre - ©2019 BFM Bourse
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