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Nicox : Nicox est "bien vivant" et veut "se réinventer"

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par Noëlle Mennella et Caroline Jacobs

PARIS (Reuters) - NicOx est "bien vivant" et sa technologie ainsi que son niveau de trésorerie lui donnent les moyens de se "réinventer" pour devenir une société pharmaceutique spécialisée, a déclaré son PDG Michele Garufi, lors du forum des biotechnologies organisé par Reuters.

Après le rejet par les autorités sanitaires américaines du naproxcinod, le traitement de l'arthrose dans lequel NicOx fondait tous ses espoirs, la société a réduit drastiquement ses coûts et décidé d'une nouvelle stratégie.

"Contrairement à ce que certains peuvent penser on est bien vivant et on compte sur notre technologie et sur le potentiel que l'on a avec nos liquidités et notre situation de trésorerie pour réinventer la société", a déclaré le PDG et fondateur de la biotech de Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes).

Créée en 1996, NicOx compte s'appuyer sur sa technologie de greffe d'oxyde nitrique sur des molécules connues pour se recentrer sur des domaines de spécialités qui pourraient couvrir la dermatologie, la gynécologie où l'ophtalmologie.

"On est en train de se focaliser dans des domaines de spécialités dans lesquels ont pourra arriver directement sur le marché avec de produits à commercialiser", a déclaré Michele Garufi en observant que ces domaines thérapeutiques ne demandent pas une importante force de vente.

NicOx pourrait ainsi acheter des produits dans le cadre d'opération de fusion-acquisition où au travers de licence à l'image du partenariat noué l'an dernier avec l'américain Bausch & Lomb sur le NCX116 (traitement du glaucome et de l'hypertension oculaire).

"Il ne faut pas s'attendre au deal du siècle. Notre idée c'est de grandir pas à pas pour construire une société pharmaceutique dans un domaine spécialisé. Le premier marquera la direction où l'on veut aller", ajoute Michele Garufi.

UN RACHAT PRÉMATURÉ

Ce premier pas pourrait être soit le rachat d'une petite société spécialisée "en Italie, en France, en Allemagne, ou en Espagne" soit la conclusion d'un accord de licence sur un produit très avancé, poursuit-il.

Pour financer ces opérations, l'entreprise ne compte pas sur sa trésorerie de 100 millions d'euros mais surtout sur une éventuelle augmentation de capital permettant de la financer.

Mais qui voudrait aujourd'hui d'un titre qui plafonne au prix d'un ticket de métro alors qu'il valait plus de huit euros il y a un an ?

"Plein de gens veulent les actions de NicOx. Nous avons eu des dizaines de demandes de sociétés qui n'ont pas la liquidité mais sont intéressées par nos actions", répond Michele Garufi, qui a déclaré avoir des contacts à ce sujet.

Il a précisé qu'il s'opposerait à ce stade à une offre sur la société, estimant qu'elle est aujourd'hui largement sous-évalué.

"Si quelqu'un me fait la proposition, je serai obligé de demander au conseil d'administration, mais ma préférence c'est de refuser absolument aujourd'hui une offre d'achat parce que la société est largement sous-évaluée et qu'il faut donc reconstruire de la valeur", a-t-il observé.

NicOx a fait appel du refus des autorités sanitaires américaines d'autoriser la commercialisation du Naproxcinod mais ses chances d'obtenir gain de cause sont jugées très limitées par les analystes du secteur.

Vers 11h10, l'action NicOx reculait jeudi de près de 1% à 1,854 euro, faisant ressortir une capitalisation boursière de 134,6 millions d'euros.

Le Fonds stratégique d'investissement (FSI) détient 5,5% du capital de NicOx, aux côté de Pfizer qui en possède 1,86% et de Michele Garufi (1,05% du capital).

Avec la contribution de Natalie Huet édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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