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Netflix : Pourquoi Netflix dévisse en Bourse malgré des résultats records

vendredi 17 juillet 2020 à 12h04
Netflix signe un second trimestre exceptionnel

(BFM Bourse) - Le géant du divertissement a profité des mesures de confinement pour encore engranger plus de 10 millions d'abonnés au deuxième trimestre, portant son parc d'abonnés à près de 200 millions. Netflix a en outre presque triplé ses bénéfices sur un an, à 720 millions de dollars. Malgré cela, le titre lâche près de 10% avant-Bourse, le groupe ayant prévenu s'attendre à une croissance moindre sur le reste de l'année.

Trop beau pour être reproduit. C'est le constat que dressent les investisseurs après la publication semestrielle exceptionnelle de Netflix, qui plonge (-9%) dans les échanges électroniques avant Bourse à Wall Street vendredi.

Car si le géant du divertissement est parvenu à séduire 10,1 millions de nouveaux abonnés entre avril et juin, quand le consensus misait sur 8,2 millions, et Netflix sur 7,5 millions dans ses prévisions d'avril, il a prévenu que la croissance du parc d'abonnés allait nettement ralentir sur la deuxième partie de l'année.

La croissance devrait nettement ralentir cet été

Depuis le début de l'année, la plateforme a ainsi attiré 26 millions de nouveaux abonnés payants (+15,8 millions au premier trimestre, un record). C'est presque autant que les 28 nouveaux millions d'abonnés enregistrés sur l'ensemble de l'année 2019, remarque Netflix qui compte désormais 192,95 millions d'abonnés.

"Cependant, comme attendu, la croissance ralentit au fur et à mesure que les consommateurs se remettent du choc initial du Covid et des mesures de restriction", souligne le groupe qui n'anticipe que 2,5 millions de nouveaux abonnés payants au troisième trimestre, nettement moins que les analystes (5,4 millions).

Un bénéfice par action inférieur aux attentes

Le bénéfice net a par ailleurs plus que doublé (+166%) sur un an au deuxième trimestre, à 720 millions de dollars. "Mais ajusté par action, la référence pour les investisseurs américains, il ressort à 1,59 dollar là où les analystes anticipaient 1,81 dollar", relève John Plassard, directeur adjoint des investissements chez Mirabaud Securities. Le groupe explique notamment avoir dû faire face à des effets de change négatifs (-289 millions de dollars).

À Wall Street, le titre a perdu jusqu'à plus de 12% dans les échanges électroniques après Bouse avant de se reprendre un peu. À 11h15 vendredi, soit plus de 4 heures avant l'ouverture des échanges à New York, le titre Netflix ne lâche plus "que" 7%. Pour Daniel Ives, de Wedbush Securities, cette péripétie n'est cependant qu'un "accroc temporaire" lié au fait que les attentes du marché étaient "exubérantes". Le repli attendu à l'ouverture intervient en outre après un bond de 67% du titre Netflix depuis le début de l'année, celui-ci ayant porté la valorisation du groupe à 230 milliards de dollars.

À noter que les revenus trimestriels du groupe franchissent pour la première fois le seuil des 6 milliards de dollars, à 6,15 milliards (+25% sur un an), un chiffre légèrement supérieur aux attentes des analystes interrogés par Factset (6,08 milliards).

Craintes sur les contenus au premier semestre 2021

Netflix indique par ailleurs reprendre "doucement" la production de contenus dans le monde après une pause pendant la pandémie. Des projets sont déjà bien repartis en Asie, dans quelques pays européens et en Amérique du Nord, même si "les tendances actuelles sur les nouvelles infections créent plus d'incertitude" aux Etats-Unis. Dans la mesure où les temps de production sont assez longs, les lancements de shows et de films originaux prévus pour 2020 sont dans l'ensemble restés intacts, affirme Netflix. Pour 2021, si le groupe anticipe que le nombre de sorties sera "légèrement supérieur" à 2020, celles-ci "seront plus concentrées au deuxième semestre" précise le groupe.

Le géant du divertissement ne s'inquiète pas pour autant particulièrement de ce retard. "La pandémie et les pauses de production ont un impact similaire sur nos concurrents et nos fournisseurs", avance la plateforme. La concurrence est pourtant devenue féroce entre Amazon Prime Video, Disney+, Apple TV+, HBO Max ou encore le récent Peacock de NBCUniversal. "Même si le confinement est assoupli et que de nouveaux concurrents commencent à étendre leurs services, Netflix conservera son avance en tant que premier fournisseur de divertissement", prédit néanmoins Eric Haggstrom, analyste pour eMarketer.

Nomination d'un "co-CEO"

Netflix a aussi annoncé jeudi que Ted Sarandos -ancien directeur des contenus- était nommé co-directeur général aux côtés de Reed Hastings. Si cela le place en bonne position pour prendre la tête de la plateforme, ce dernier a affirmé qu'il avait bien l'intention de continuer à travailler à Netflix "toute la prochaine décennie". "Ce changement rend formel ce qui était déjà informel - à savoir que Ted et moi partageons la direction de Netflix", a également déclaré Reed Hastings dans la lettre. L'entreprise a également indiqué que le chef de produit Greg Peters a ajouté "directeur d'exploitation" à son titre.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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