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Neoen : Après son nouveau projet avec Tesla, est-il encore temps de miser sur Neoen en Bourse?

dimanche 8 novembre 2020 à 07h00
Neoen a vu son cours de Bourse doubler sur un an

(BFM Bourse) - Neoen va construire en Australie "l’une des plus grandes batteries au monde" après avoir remporté un appel d'offres lancé par l'État de Victoria. Le spécialiste français des renouvelables, qui a vu le cours de son titre doubler sur un an, jouit désormais d'une valorisation jugée élevée par certains analystes.

Et de deux. Après avoir décroché, en 2017, un premier contrat en partenariat avec Tesla pour opérer une immense centrale de stockage d'énergies renouvelables près d'Adélaïde, Neoen remet ça en remportant un nouveau contrat de services réseau auprès de l’Australian Energy Market Operator (AEMO, l'opérateur australien du marché de l'énergie) à la suite d’un appel d’offres lancé par l’État de Victoria autour d'un projet associant à nouveau le constructeur de voitures électriques.

Le champion français de l'éolien, du solaire et des centrales de stockage, l'un des principaux producteurs indépendants d’énergie exclusivement renouvelable, va donc pouvoir construire la "Victorian Big Battery", l'une des plus grandes du monde, d’une capacité de 300 à 450 MWh, en collaboration avec Tesla et le fournisseur australien d'énergie AusNet.

"La Victorian Big Battery et les services innovants qu'elle fournira marquent le début d'une nouvelle ère pour le stockage d’énergie à grande échelle en Australie. Nous sommes très fiers d’être précurseurs dans ce secteur clé de la transition énergétique" s'est félicité le PDG de Neoen Xavier Barbaro dans le communiqué conjoint publié jeudi. Le marché a apprécié cette annonce, comme le relève Martin Tessier, analyste en charge du dossier chez Mainfirst : "Le cours a ouvert en nette hausse, probablement en réponse au communiqué, puis s’est calmé. Néanmoins, l’intégralité de la séance de jeudi a été positive pour les renouvelables dans l’espoir d’une élection de Joe Biden (qui a fait part de son intention de "quitter la vieille industrie" pétrolière, NDLR), et Neoen a clôturé en hausse de 3,3%".

Ce faisant, le titre a enregistré sa septième séance consécutive de hausse, pour un gain de 12,4% sur la séquence. Le spécialiste français des renouvelables majoritairement contrôlé par Jacques Veyrat reste par ailleurs sur une trajectoire boursière impressionnante puisqu'il enregistre une hausse de 61% depuis le 1er janvier et de 104% sur un an, ce qui lui permet d'afficher une valorisation de 4,2 milliards d'euros. Peu après 15h30 vendredi, le titre évolue proche de l'équilibre (-0,2% à 50,10 euros).

Face à ce spectaculaire rallye boursier (deuxième plus forte hausse du SBF 120 sur un an, derrière Sartorius), les analystes mettent en garde: "Aux niveaux actuels, le cours de Neoen reflète quasiment l’intégralité du plan stratégique à 2022, le potentiel de hausse devient donc très limité" selon Martin Tessier. Analyste chez Portzamparc, Nicolas Royot juge pour sa part la valorisation actuelle "déjà très élevée et excessive", et pointe du doigt le fait que, sur ces nouveaux marchés, "la difficulté n'est pas tant de gagner des projets que de maintenir des taux de rentabilité élevés sur ces projets". "Or à ce stade nous n'avons aucun indication là-dessus" regrette-t-il.

À l'instar des constructeurs de véhicules électriques ou des valeurs liées à l'hydrogène, les spécialistes des énergies renouvelables suscitent en effet une "hype" certaine en Bourse.

Aux États-Unis, NextEra Energy a ainsi récemment dépassé le mastodonte pétrolier ExxonMobil en terme de valorisation boursière, alors que le premier a dégagé un bénéfice net quatre fois inférieur au second, sur un chiffre d'affaires plus de 16 fois moindre en 2019 (15 contre 269 milliards). En Europe, le danois Ørsted -d'abord producteur d'énergie fossile (charbon et pétrole) mais qui a opéré un virage à 180° vers les renouvelables pèse plus de 60 milliards d'euros, alors qu'il a dégagé "seulement" 800 millions d'euros de bénéfices en 2019.

De son côté, Neoen a engrangé 253 millions d'euros de revenus en 2019 pour un bénéfice net de... 36 millions d'euros. "Neon est cher si on regarde son PER (ratio cours sur bénéfices, NDLR), mais pas cher si on regarde son avenir" juge pour sa part le stratégiste actions Nicolas Chéron.

Martin Tessier va plus loin et détaille les quatre facteurs qui expliquent, selon lui, ces valorisations généreuses : "un environnement politique favorable en Europe (Green Deal), un nombre limité d’acteurs côtés ce qui résulte en une prime de rareté payée par les investisseurs, une collecte de plus en plus massive des fonds ESG (qui doit bien être investie !), et, enfin, un côté spéculatif qui s’explique par d’éventuels rachats de ces acteurs par les majors pétrolières ou des fonds d’assurance/pension/infrastructure".

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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