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Natixis : Natixis prêt à consolider dans la gestion d'actifs

Natixis veut participer aux consolidations dans l'AMNatixis veut participer aux consolidations dans l'AM

par Matthias Blamont

PARIS (Reuters) - Natixis entend prendre part aux mouvements de consolidation attendus dans la gestion d'actifs, a déclaré lundi à Reuters le président du directoire du groupe Banques populaires Caisses d'épargne (BPCE) François Pérol.

Natixis et sa maison mère BPCE ont annoncé dimanche une réorganisation de leur liens capitalistiques qui passera par le rachat, pour 12,1 milliards d'euros en numéraire, des certificats coopératifs d'investissement que Natixis détient dans les Caisses d'épargne et les Banques populaires.

Dans le cadre de cette transaction, les actionnaires de Natixis se verront verser cette année un dividende exceptionnel de deux milliards d'euros au total.

A la Bourse de Paris, l'action Natixis a fait un bond de 22,47% à 3,477 euros lundi, après avoir touché un plus haut de séance à 3,694 euros. A ce niveau de valorisation, la capitalisation du groupe ressort à 10,73 milliards d'euros contre 8,76 milliards vendredi en clôture.

"Notre conviction, c'est que les modèles bancaires n'ont pas fini leur transformation (...) Dans la gestion d'actifs, il y aura des consolidations, et on souhaite y participer", a dit François Pérol au cours d'une interview.

Natixis, la structure cotée de BPCE, gère actuellement près de 600 milliards d'euros pour le compte de ses clients.

Son directeur général Laurent Mignon a précisé que ses équipes s'intéresseraient à des entreprises qui permettraient au groupe d'étendre ses capacités de distribution ou de se renforcer sur de nouvelles expertises.

Les deux dirigeants ont toutefois indiqué que Natixis n'était pas en discussions actuellement et que la société serait "opportuniste".

En 2011, Natixis avait manifesté son appétit pour Pioneer Investments, la filiale de gestion d'actifs de la banque italienne Unicredit.

"L'opération ne s'est pas faite car nous avions jugé que l'accès à la distribution n'était pas suffisamment sécurisé sur le long terme", a expliqué Laurent Mignon.

ET CRÉDIT AGRICOLE ?

François Pérol a également estimé que le niveau de rentabilité de BPCE n'était pas satisfaisant.

Le dirigeant, dont le mandat a été renouvelé en novembre pour une durée de quatre ans, n'a pas souhaité communiquer d'objectif précis mais a souligné que le secteur bancaire régulé "tournera probablement avec des niveaux de ROE (return on equity) de 8% à 12% dans les années à venir".

Au titre de 2012, le ROE de BPCE hors éléments exceptionnels s'est établi à 9%, en baisse de deux points.

De son côté, Laurent Mignon a fait valoir que Natixis visait à terme un ROE autour de 12% dans ses grands métiers.

Natixis et BPCE dévoileront à l'automne prochain de nouveaux plans stratégiques couvrant la période 2014-2017.

Interrogé sur les activités de banque de détail de BPCE, François Pérol a répondu que les deux marques du groupe devraient s'adapter à une conjoncture déprimée.

En 2012, la croissance en France a été nulle et les économistes interrogés par Reuters s'attendent à ce qu'elle le reste en 2013.

"Dans le retail, on n'a pas fini les transformations qui sont liées au modèle de relation avec les clients avec internet, le multi-canal et les nouvelles technologies", a fait valoir François Pérol.

"Le réseau, le maillage, la façon de faire du crédit, tout est en train d'être modifié. Nous continuerons à recruter chez BPCE mais nous serons prudents et nous ne serons pas recruteur net", a-t-il ajouté.

L'opération annoncée dimanche par BPCE et Natixis a relancé les spéculations sur une possible initiative similaire au Crédit agricole dans les prochains mois.

Les caisses régionales du groupe détiennent la majorité du capital de Crédit agricole S.A., le véhicule coté. De son côté, CASA possède 25% du capital de chaque caisse régionale.

Pour respecter les normes prudentielles de Bâle III sans lever de fonds, le Crédit agricole a en outre mis en place un dispositif baptisé "Switch", un système de garanties croisées entre les caisses et le véhicule coté.

En cas de baisse de la valeur des titres détenus par CASA dans ses caisses, celle-ci est indemnisée via un prélèvement sur un dépôt de garantie.

"On peut dire que (l'annonce de BPCE) pose un défi direct au Crédit agricole", souligne Yannick Naud, gérant de portefeuille auprès de Glendevon King Asset Management.

Un banquier qui a souhaité conserver l'anonymat a toutefois remarqué que si la banque verte était désormais incitée à repenser son organisation, il lui serait beaucoup plus difficile de la mettre à exécution compte tenu de ses performances économiques.

CASA a annoncé le 1er février qu'il passerait quelque 3,8 milliards d'euros de charges exceptionnelles au quatrième trimestre 2012, montant qui reflète pour l'essentiel la baisse de la valeur d'acquisitions effectuées par la banque avant la crise.

Le Crédit agricole publiera ses comptes annuels mercredi.

Avec Christian Plumb et Steve Slater, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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