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Lvmh : Le vice-président de lvmh défend la montée au capital d'hermès

mercredi 10 novembre 2010 à 11h28
BFM Bourse

PARIS (Reuters) - LVMH estime avoir respecté autant l'esprit que la lettre de la loi boursière dans l'opération qui l'a mené à acquérir 17% du capital d'Hermès, déclare le vice-président du géant mondial du luxe dans une interview publiée mercredi par Les Echos.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a ouvert une enquête sur les conditions de cette entrée de LVMH chez Hermès, dont les modalités - achats de contrats d'instruments financiers avec un dénouement en numéraire - lui ont permis de ne pas déclarer de franchissements de seuil.

La loi sur les franchissements de seuil ne prend en compte que les instruments financiers dont le règlement s'effectue en actions.

"Si nous avions dû déclarer nos contrats dès 2009, nous l'aurions fait sans problème", affirme aux Echos Pierre Godé, vice-président de LVMH et conseiller de Bernard Arnault pour les questions juridiques. "L'esprit de la loi, c'est la volonté des auteurs", ajoute-t-il.

En octobre 2008, un groupe de travail présidé par Bernard Field avait préconisé que les instruments financiers à terme avec une sortie en cash soient assimilés à une participation au capital. Mais cette proposition n'avait pas été retenue par Bercy et seuls les produits dérivés avec une option de sortie en actions avaient été intégrés à la loi.

Pierre Godé révèle que c'est en 2001 qu'une participation initiale de moins de 5% a été acquise par LVMH. Il assure qu'en 2008, lorsque LVMH a commencé à acquérir ses instruments financiers, il n'envisageait "absolument pas" de demander à ses banques un dénouement en actions.

Il assure que LVMH voulait alors, en pleine crise, "réaliser des placements" et était "persuadé qu'Hermès émergerait comme l'un des gagnants de la crise".

LVMH a ensuite choisi de négocier un avenant avec ses banques pour éviter que celles-ci, qui s'étaient couvertes en achetant des titres Hermès, ne les remettent sur le marché, indique-t-il.

"Il ne nous était pas indifférent que ces actions puissent tomber entre certaines mains", poursuit Pierre Godé, évoquant des rumeurs selon lesquelles un grand groupe de luxe étranger ou des fonds chinois s'intéressaient à Hermès.

Hermès, qui juge cette opération hostile, a demandé à LVMH de se retirer de son capital.

LVMH "ne s'attendait pas à être accueilli ainsi par les actionnaires familiaux" d'Hermès, conclut Pierre Godé, rappelant que le groupe avait déjà détenu une participation dans Hermès au début des années 1990.

Pascale Denis, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2010 Thomson Reuters

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