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Havas : Aegis et havas ont intérêt à travailler ensemble, dit bolloré

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par Dominique Vidalon

PARIS (Reuters) - Vincent Bolloré, premier actionnaire d'Aegis, estime que le groupe britannique d'achat d'espaces et Havas, qu'il préside, ont intérêt à travailler ensemble.

L'homme d'affaires, qui s'est allié à Pininfarina pour la construction d'une voiture électrique, a également dit lors d'une conférence de presse qu'il participerait à l'augmentation de capital du designer automobile, entraînant une hausse de 5,4% du titre de la société italienne.

Vincent Bolloré s'est également déclaré favorable au renouvellement du pacte d'actionnaires de la banque italienne Mediobanca.

COOPERATION AVEC AEGIS

Bolloré détient 32,9% d'Havas et 29,9% d'Aegis, ce qui a entraîné des rumeurs de fusion entre les deux groupes.

"Havas et Aegis ont intérêt à travailler ensemble. Les opérationnels de Havas sont ouverts à une coopération", a dit Vincent Bolloré, sans préciser quels domaines pourraient être concernés.

Il a ensuite précisé que son groupe pourrait envisager de se développer dans les études de marché mais qu'il n'était pas prêt à surpayer une éventuelle acquisition. Aegis possède un cabinet d'études baptisé Synovate.

L'homme d'affaires réagissait aux déclarations du directeur général d'Aegis Robert Lerwill qui s'est déclaré ouvert à une collaboration plus étroite avec Vincent Bolloré, mais seulement en cas de "bénéfice commercial clair".

Vincent Bolloré a échoué à plusieurs reprises à obtenir une représentation au conseil d'administration d'Aegis, mais il s'est montré, jeudi, déterminé à poursuivre ses efforts en ce sens. "Nous sommes extrêmement persévérants, nous continuerons à demander ce qui nous paraît être notre dû", a-t-il dit.

Il n'a pas précisé s'il convoquerait une assemblée générale extraordinaire, comme il avait menacé de le faire si les résultats du groupe britannique étaient décevants, ou s'il attendrait l'AG annuelle prévue le 23 mai.

Interrogé sur les résultats supérieurs aux attentes publiés par le groupe britannique, il a répondu: "Cela prouve que les actionnaires ont raison de mettre la pression sur les managers pour qu'ils améliorent leurs résultats", a-t-il lancé, faisant référence à sa participation dans Aegis.

PININFARINA

Vincent Bolloré a également précisé qu'il participerait à l'augmentation de capital de Pininfarina. Interrogé sur quel pourrait être le niveau de sa participation, il a répondu à un groupe de journalistes: "Je ferai ce que la famille (fondatrice) me demandera de faire". Il a précisé que la famille fondatrice contribuerait à hauteur d'environ 50 millions d'euros.

Dans le cadre d'une restructuration destinée à relancer le groupe, Pininfarina envisage de lever 100 millions d'euros par augmentation de capital d'ici l'été. La restructuration porte pour une large part sur une coentreprise créée avec Bolloré pour construire une voiture électrique.

La famille fondatrice détient 55% de Pininfarina mais se dit prête à ramener cette part lors de l'augmentation de capital pour permettre à Bolloré et d'autres investisseurs d'entrer dans la société. Même si elle est connue pour son travail pour des constructeurs de voitures de sport comme Ferrari, Pininfarina est déficitaire.

SOUTIEN AU PACTE DE MEDIOBANCA

Vincent Bolloré a également dit au même groupe de journalistes qu'il apportait son soutien au pacte d'actionnaires de Mediobanca.

"En ce qui me concerne, moi et mes associés, on soutiendra un renouvellement du pacte", a-t-il dit.

Alessandro Profumo, administrateur délégué d'Unicredit, avait de son côté indiqué le 14 mars dans la presse que le renouvellement du pacte qui lie entre eux les principaux actionnaires de Mediobanca était loin d'être acquis.

Le groupe de Vincent Bolloré détient une part de 5% dans la banque italienne, qui est elle-même le premier actionnaire du groupe d'assurances Generali, avec 15,67% du capital. Il dirige également le groupe C des actionnaires étrangers dans Mediobanca.

Vincent Bolloré s'est également dit satisfait du niveau de sa participation dans Mediobanca et qu'il était convaincu que les autres grands actionnaires, tels que des banques italiennes, étaient déterminés à rester dans son capital.

L'homme d'affaires a qualifié d'"absurdes" les rumeurs sur une éventuelle fusion entre Generali et Mediobanca.

Version française Cyril Altmeyer et Jean-Michel Bélot

Copyright (C) 2007-2008 Reuters


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