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Dexia : Sombre sous 1€, vers un démantèlement

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(Tradingsat.com) - Dexia plonge littéralement à de nouveaux planchers historiques mardi matin, les actionnaires de la banque franco-belge (les Etats belge et français) préparant son démantèlement. Vers 10 heures, le titre chutait ainsi de plus de 22% à 1 euro, après avoir touché un plus bas de 0,81 euro. Le conseil d'administration de l'établissement, réuni tard lundi soir, a annonce avoir lancé un processus destiné à résoudre ses problèmes structurels.

L'aggravation de la crise des dettes souveraines européennes et les tensions induites sur le marché interbancaire avaient déjà conduit Dexia à accélérer son plan de restructuration en mai 2011.

Mais « dans l'environnement actuel, la taille du portefeuille d'actifs non stratégiques (dit Legacy) pèse structurellement sur le groupe en dépit de la bonne qualité de crédit de ses actifs ». C'est pourquoi « le Conseil d'administration a demandé à l'administrateur délégué de préparer, en concertation avec les Etats et les autorités de contrôle, les mesures nécessaires pour résoudre les problèmes structurels qui pénalisent les activités opérationnelles du groupe et ouvrir de nouvelles perspectives de développement à ses franchises commerciales historiques en Belgique et en France ».

« Les problèmes sont de deux natures », soulignent ce matin les analystes d'Oddo. Le financement, et la dette souveraine.

Pour le premier, « le gap de liquidité à court terme atteint 96 milliards d'euros », indique le broker. Refinancer l'énorme portefeuille obligataire de 100 milliards d'euros, hérité du passé (les fameux actifs toxiques issus de la crise des subprime, regroupés dans la division « Legacy ») nécessite en effet des montants d'actifs en collatéral très lourds.

En ce qui concerne le second, Oddo évalue à presque 0,7 milliard d'euros avant impôt une dépréciation à 50% de l'exposition à la dette grecque (hors trading). Alors que « par ailleurs, Dexia porte (Crediop) 15 milliards d'euros de dette Italienne, 1,9 milliard d'euros de dette portugaise et 1,4 milliard d'euros de dette espagnole ».

Pour sortir de l'impasse, Dexia va donc devoir se débarasser du poids de son portefeuille obligataire, et céder ou adosser ses activités stratégiques. En ce qui concerne le métier de financement des collectivités locales, le groupe travaille déjà depuis plusieurs semaines à la création d'une coentreprise qui serait détenue pour l'essentiel par la Banque Postale et la Caisse des Dépôts et Consignations.

Selon Les Echos, si la cession de certains actifs comme la banque turque Denizbank ne devrait pas s'avérer trop difficile, la tâche s'annonce plus ardue s'agissant des filiales de financement des collectivités locales Crediop en Italie et Sabadell en Espagne.


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