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Dexia : Dexia tirerait sur des liquidités d'urgence

Dexia tirerait sur des liquidités d'urgenceDexia tirerait sur des liquidités d'urgence

par Ben Deighton et Jean-Baptiste Vey

BRUXELLES/PARIS (Reuters) - Dexia a recours pour se refinancer à des liquidités d'urgence fournies par des banques centrales, en attendant d'obtenir des garanties publiques qui lui permettront de revenir sur les marchés financiers, a-t-on appris jeudi d'une source bancaire.

Cette source a indiqué que Dexia, contrainte au démantèlement en raison de la crise de la dette au sein de la zone euro, utilisait la fourniture de liquidités d'urgence (ELA) de la Banque nationale belge et d'autres "banques centrales nationales en France, en Espagne, en Italie", où le groupe possède des filiales.

"Aujourd'hui, certains investisseurs ne souhaitent plus renouveler leurs prêt à court terme à Dexia", explique Jean-Pierre Lambert, analyste chez KBW. "La banque va du coup trouver les liquidités dont elle a besoin auprès des banques centrales."

"Il s'agit d'une situation temporaire, car Dexia va pouvoir émettre avec la garanties des Etats une fois le système approuvé, et pourra alors rembourser les banques centrales."

D'autres analystes estiment que le fait que Dexia ait recours aux liquidités de banques centrales nationales de l'Eurosystème prouve que sa situation avait encore empiré.

"Le guichet d'urgence de la BCE (...) est très cher, donc cela montre que la situation de liquidité est très grave", dit un analyste, qui a requis l'anonymat.

"A un moment donné, on se trouve à court d'actifs non plombés à présenter à la BCE, et la seule manière de se financer, c'est via l'ELA, ce qui n'est évidemment pas bon signe", a-t-il ajouté.

Dexia et les banques centrales belge et française ont refusé de commenter ces informations. Une source au sein de la Banque d'Italie a indiqué que Dexia n'avait pas eu accès auprès d'elle à de telles facilités.

ACCORD TEMPORAIRE IMMINENT

La source bancaire a précisé que Dexia comptait continuer à procéder de cette manière jusqu'à ce qu'une convention de garanties de 90 milliards d'euros soit conclue avec les Etats français, belge et luxembourgeois.

En Bourse, la perspective de garanties publiques pour les besoins de refinancement de Dexia profite à l'action de Dexia.

A Bruxelles, le titre s'adjugeait plus de 22% à 15h30 à 0,33 euro. Depuis le début de l'année, l'action a néanmoins perdu plus de 86% de sa valeur.

Une source au ministère français de l'Economie a indiqué que la banque, déjà sauvée de la faillite en 2008 après la chute de Lehman Brothers, profiterait très prochainement d'une convention temporaire de garanties de la part de la Belgique, de la France et du Luxembourg.

Cette convention temporaire devrait permettre de garantir les besoins de financement de Dexia le temps que le plan de scission de la banque soit approuvé par la Commission européenne.

"La signature de la convention temporaire est une affaire de jours, elle se fera selon les paramètres de l'accord d'octobre", indique à Reuters une source au sein de Bercy.

Le gouvernement belge a de son côté fait savoir mercredi qu'un accord avec la Commission européenne sur le démantèlement de Dexia pourrait être trouvé "dans les prochains jours".

La Belgique et la France, les deux pays les plus engagés dans le sauvetage de Dexia, ont dans le même temps exclu toute renégociation de l'accord conclu en octobre sur le démantèlement.

Outre la nationalisation des activités belges de Dexia par Bruxelles, l'accord prévoit que la Belgique, la France et le Luxembourg apporteront à la banque des garanties publiques pour des emprunts allant jusqu'à 90 milliards d'euros sur les 10 prochaines années.

Bruxelles apportera 60,5% des garanties contre 36,5% pour Paris et 3% pour Luxembourg.

Avec la contribution de Julien Toyer, Matthieu Protard et Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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