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BIOPHYTIS

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Biophytis : Suspendue depuis le 7 mai, la cotation de Biophytis va reprendre

mercredi 20 mai 2020 à 07h30

(BFM Bourse) - La résiliation par la société du contrat de financement conclu avec Negma a donné lieu en première instance à une condamnation partielle de Biophytis. Même si la biotech entend faire appel, la décision est exécutoire, ce qui l'a amené à préparer la mise sous séquestre de 2.050.000 actions à livrer à Negma.

La société de biotechnologie spécialisée dans les maladies liées à l’âge, notamment les maladies neuromusculaires, a annoncé mardi soir la reprise de la cotation de ses actions, suspendue depuis le 7 mai dans l’attente d’une ordonnance de référé du tribunal de commerce de Paris dans le cadre d’un litige avec Negma Group Ltd., un fonds spécialisé dans les financements alternatifs.

Biophytis avait conclu en août 2019 avec Negma un contrat de financement par émission d'obligations convertibles et de bons de souscription (ORNANE-BSA). "Nous avions recouru à ce type de financement précédemment auprès de Bracknor Fund, structure dont Negma est le successeur avec une nouvelle équipe à sa tête. Mais dans un contexte de diminution de la valorisation, les conversions effectuées par Negma se sont traduites par des ventes massives, faisant passer le cours de l'action en dessous du nominal, déclenchant des demandes de pénalités en cash à Negma", a expliqué le PDG, Stanilas Veillet. "Nous avons considéré que l'environnement dans lequel s'appliquait le contrat entraînait des demandes excessives et Negma a rejeté toutes nos demandes à ralentir la conversion, en particulier la deuxième tranche. Faute d'accord pour que le contrat s'accomplisse dans des conditions correctes, nous l'avons résilié comme annoncé par communiqué de presse en date du 7 avril 2020". En remplacement, la firme avait dans la foulée conclu avec le fonds d'investissement américain Atlas une autre ligne de financement, sans les clauses de pénalité, pouvant atteindre 24 millions d’euros en huit tranches de 3 millions.

À la suite de cette résiliation, Negma a entrepris une démarche contentieuse visant à obtenir de Biophytis le paiement d’un montant de 910.900 d'euros de pénalités et la livraison de 7.000.000 d’actions Biophytis (valant 1,16 euro au dernier cours coté) que Negma estime devoir lui être livrées, au titre des seules ORNANE encore détenues par Negma sur Biophytis... à comparer à un montant prêté de 1,4 millions d'euros.

En référé, le tribunal a condamné Biophytis, sous astreinte, au paiement de provisions pour un montant de 378.067 euros et à la livraison de 2.050.000 actions. Si elle entend saisir le tribunal de commerce de Paris "dans les meilleurs délais afin que celui-ci se prononce sur le bien-fondé de sa position à l’égard de Negma et sur les fautes commises par cette dernière", l'ordonnance du tribunal étant exécutoire, la biotech met donc en œuvre des mesures pour s'y conformer.

La société et son PDG se sont ainsi irrévocablement engagés en vue de la mise en place d’un séquestre portant sur 2.050.000 actions, dont 1.680.000 issus de BSA souscrits par Stanislas Veillet dans le cadre de l’offre publique du mois dernier.

Pour exécuter son obligation de livraison des 2.050.000 actions à Negma, Biophytis privilégie l’émission d’actions nouvelles et envisage, dans les jours qui suivent l'assemblée générale du 28 mai et sous réserve que le principe en soit validé à cette occasion, de procéder à une augmentation de capital réservée à Negma.

La société assure que l'exécution de la décision du tribunal ne mettra pas en péril sa situation financière, avec une trésorerie de 7,2 millions d'euros en date du 30 avril.

"Nous continuons à contester les demandes de Negma, même si les demandes que le juge nous ordonne d'exécuter sont plus modérées et plus au montant réel de la dette que les montants démesurés demandés par ce dernier. Plusieurs mois seront vraisemblablement nécessaires avant une décision en appel et nous avons pris les mesures pour nous conformer à la première instance", a explique le PDG à BFM Bourse. "Dès lors, nous souhaitons pouvoir reprendre une marche normale au niveau opérationnel et avancer sur notre étude COVA, pour laquelle nous venons d'obtenir l'autorisation de l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé en Belgique". Un premier feu vert en attendant la décision, toujours en instance d'examen, par l'ANSM française. Avant la Pitié Salpétrière, avec qui Biophytis a travaillé étroitement pour la conception de son essai clinique, en double aveugle contre placebo, c'est donc à l'hôpital Sint-Maarten de Malines (Mechelen) que la molécule Sarconeos pourrait donc être d'abord testée auprès des patients atteints du Covid-19.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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