Bourse > Atari > Atari : Un actionnaire minoritaire au "board" en échange du retrait de sa plainte
ATARIATARI ATA - FR0010478248 ATA - FR0010478248   SRD PEA PEA-PME
0.350 € 0.00 % Temps réel Euronext Paris
0.360 €Ouverture : -2.78 %Perf Ouverture : 0.360 €+ Haut : 0.350 €+ Bas :
0.350 €Clôture veille : 200 153Volume : +0.09 %Capi échangé : 81 M€Capi. :

Atari : Un actionnaire minoritaire au "board" en échange du retrait de sa plainte

Atari, le célèbre éditeur du jeu vidéo Pong, a déposé le bilanAtari, le célèbre éditeur du jeu vidéo Pong, a déposé le bilan

(Tradingsat.com) - Atari a mis fin à l'amiable à une procédure pour abus de bien social qu'un actionnaire minoritaire avait lancée en mai dernier. Révélée aujourd'hui dans Le Parisien, cette affaire s'est déroulée en "off" et dans des conditions pour le moins troublantes.

Écœuré par le niveau de rémunération anormalement élevé des dirigeants de la société en grave difficulté, et sans doute aujourd'hui abasourdi par l'évolution dramatique des finances de l'éditeur de jeux vidéo, Ronan M. avait fait appel à la justice en espérant trouver gain de cause.

Alors que l'ex-Infogrames affiche des résultats déficitaires depuis plusieurs années et un cours de Bourse réduit en miettes (-50% en un an), les patrons de la société se sont octroyés des salaires à couper le souffle : 500 000 euros annuels en 2012 pour le président du conseil d'administration, Franck Dangeard, et 800 000 euros pour le PDG, Jim Wilson.

Mais le 26 novembre, en toute discrétion, Franck Dangeard a proposé au plaignant d’abandonner sa plainte en échange d’un "confortable" siège au tout nouveau conseil consultatif du groupe, contre rémunération, raconte le quotidien. La firme n'a pas souhaité commenter l'information.

La proposition semblait alléchante, d’autant que la société avait quelques mois plus tôt présenté un plan de redressement crédible aux yeux de cet actionnaire. En l’acceptant, Ronan M. était bien loin d’imaginer qu’il était en fait assis sur un fauteuil éjectable.

Le contrat qui a pris effet le 1er janvier 2013 stipulait également que le nouveau membre de l’"Advisory Board" contacte les autres plaignants "pour leur dire de renoncer à leur procédure". En échange du retrait de leur plainte, certains se sont vus proposer un dédommagement de 1 000 euros, poursuit Le Parisien.

Criblé de dettes et lâché par son principal actionnaire et seul prêteur, BlueBay, Atari a annoncé mardi 22 janvier l’ouverture d’une procédure au titre du Livre VI des difficultés des entreprises en France et une procédure de Chapter 11 aux Etats-Unis. Concrètement, les filiales américaines d’Atari ont décidé de couper les ponts avec leur maison-mère et Atari a déposé le bilan.

Malgré tout, Atari n’en a pas encore fini avec la justice française. Selon Le Parisien, "le parquet a ouvert une enquête préliminaire le 2 août, confiée à la brigade financière. Sur les dix-sept petits actionnaires qui s’étaient joints à la plainte de Ronan M. avant que celui-ci se retire, seuls trois ont décidé d’abandonner".


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...