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Areva ci : L'etat français face à un choix difficile concernant areva t&d

lundi 23 novembre 2009 à 13h24
L'etat français face à un choix difficile concernant areva t&d

par Nina Sovich et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - L'Etat français s'est mis dans une position délicate en demandant au groupe nucléaire Areva de vendre sa filiale de transmission et distribution (T&D), une opération qui pourrait au final affaiblir l'industrie tricolore.

L'Etat, qui détient près de 91% d'Areva, doit choisir parmi les offres fermes déposées le 9 novembre par le japonais Toshiba, le tandem français Alstom-Schneider Electric et l'américain General Electric.

Selon la presse, Toshiba a proposé 4,2 milliards d'euros pour racheter Areva T&D, tandis que les offres de General Electric et d'Alstom-Schneider s'élèvent chacune à quatre milliards environ.

Mais, selon La Tribune, l'offre Alstom-Schneider comprend une clause de garantie de passif qui conditionne le paiement de 400 millions d'euros aux performances opérationnelles des activités d'Areva T&D au premier semestre 2010 et la Commission des participations et des transferts a demandé au tandem français d'y renoncer.

Si l'Etat choisissait Toshiba ou GE pour reprendre T&D, il risquerait dans chaque cas de renforcer des entreprises qui concurrencent directement Areva dans le nucléaire, son coeur de métier. De même, GE se renforcerait face à Schneider dans la distribution s'il décrochait T&D.

Cependant, si l'Etat optait pour le tandem français - une solution probablement privilégiée par le président Nicolas Sarkozy selon de nombreux observateurs -, Areva pourrait devoir accepter un prix moins élevé que celui proposé par les deux autres candidats.

"BOUQUET D'OFFRES INDIGESTES"

"Le gouvernement français se trouve face à un bouquet d'offres indigestes", estime Alex Barnett, analyste chez Jefferies. "Il va juste devoir choisir la moins indigeste."

Le tandem français prévoit de se partager T&D, la partie transmission (haute tension) revenant à Alstom tandis que Schneider récupèrerait la distribution (moyenne tension), une opération qui remettrait en cause le modèle d'une activité aujourd'hui très rentable.

Les syndicats ont vivement critiqué cette éventualité, tandis qu'Areva a fait savoir, lors de l'annonce de la mise en vente de T&D, qu'il serait particulièrement attentif aux aspects industriel et social des offres. T&D emploie près de 31.000 personnes, dont 5.500 en France.

L'Etat avait décidé en juin de mettre en vente T&D alors que la présidente d'Areva, Anne Lauvergeon s'était opposée à cette option.

L'opération s'inscrit dans le cadre d'un plan de financement d'Areva, ses besoins étant estimés à 11 milliards d'euros d'ici à 2011. Ce plan prévoit également l'entrée de partenaires au capital du spécialiste du nucléaire, à hauteur de 15%, par le biais d'une augmentation de capital.

Des sources proches du dossier ont déclaré jeudi à Reuters qu'une décision serait prise avant le 9 décembre au sujet de T&D.

"PATRIOTISME ÉCONOMIQUE"

Le site d'information Wansquare, qui cite une source bancaire, écrit pour sa part lundi que le nom du repreneur potentiel d'Areva T&D sera annoncé "jeudi ou éventuellement vendredi prochain". De sources proches du dossier, le groupe nucléaire envisageait une décision dans la deuxième quinzaine de novembre.

Areva n'a pas souhaité commenter ces informations lundi.

Dans l'optique d'un dernier tour de négociations, des analystes estiment que l'Etat pourrait mettre Alstom-Schneider en concurrence avec l'un de ses deux rivaux sur le dossier afin d'obtenir davantage de la part du tandem français en termes de prix, d'emplois, ou encore lui demander de gérer à l'avenir les deux entités de T&D au sein d'une coentreprise.

La mise en vente de T&D pourrait déboucher sur une vente d'actif étatique bien plus que sur un appel d'offres classique, l'Etat mettant en place un processus qu'il pourrait finalement ignorer pour orchestrer lui-même l'opération, selon un analyste basé à Paris.

En 2005, l'Etat avait invoqué le "patriotisme économique" pour barrer un éventuel rachat de Danone par Pepsi. En 2007, il a largement oeuvré au rapprochement de GDF et Suez, bloquant de fait les visées de l'italien Enel sur Suez.

Aujourd'hui, L'Etat français pourrait également mettre en avant des intérêts stratégiques pour favoriser l'offre d'Alstom-Schneider sur Areva T&D.

"Le gouvernement a organisé une vente aux enchères. Dans ce cadre, il faut une bonne raison pour ne pas vendre au plus offrant", souligne cependant Per Lekander, analyste chez UBS.

Avec la contribution de Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2009 Thomson Reuters

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