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Alexandre Baradez : Les marchés trop confiants à l'égard des banques centrales en 2020 ?

vendredi 17 janvier 2020 à 10h32
Alexandre Baradez

Alexandre Baradez Responsable des analyses marchés pour le groupe IG

Diplômé de l'ESCE en 2003, il a d'abord évolué plusieurs années chez BNP Paribas, puis au sein de la Banque Robeco. En 2009, Alexandre Baradez entre chez Saxo Banque en tant que "sales trader". Son expérience des marchés financiers et plus particulièrement des devises l'amène rapidement à …

(BFM Bourse) - Le sentiment qui prédomine à l’heure actuelle est bien celui d’une invulnérabilité des marchés actions, convaincus qu’à moins d’un an de l’élection américaine, le président américain fera tout pour préserver la trajectoire des indices, que la Fed continuera d’injecter de la liquidité et de baisser les taux si nécessaire, que les rachats d’actions des grands groupes en Europe ou aux Etats-Unis continueront de gommer les effets de certaines publications, que la faiblesse des rendements sur les obligations d'Etats continuera d’aiguiser l’appétit pour les actions.

Une grande partie du rallye du second semestre 2019 est non seulement dû à la détente des relations commerciales Etats-Unis-Chine, mais aussi et surtout à la forte intervention de la banque centrale des Etats-Unis à partir de septembre. La Fed a rappelons-le procédé à des injections quotidiennes de dizaines de milliards de dollars de liquidités, et poursuivi un programme d'achat de bons du Trésor de 60 milliards de dollars par mois.

Pourtant, plusieurs déclarations récentes laissent penser que 2020 pourrait être une année un peu moins accommodante sur le plan des politiques monétaires. Tout d’abord il y a cette déclaration de Yves Mersch de la Banque Centrale Européenne (BCE) : "Nous avons besoin d’un niveau de vigilance très élevé dans l’observation des effets secondaires de la politique monétaire". Cette déclaration fait écho aux propos de Christine Lagarde lors de la réunion du 12 décembre.

Le procès-verbal de la dernière réunion de la BCE font également apparaître, aux yeux de certains membres, "la nécessité d’être attentif aux effets secondaires possibles des mesures de politique monétaire". Ce compte-rendu mentionne également qu’il y a quelques indications d’une hausse moyenne de l’inflation "core" en zone euro. Les anticipations d’inflation moyen-terme en zone euro, même si elles restent faibles, ont toutefois récemment touché un plus haut depuis l’été dernier à 1,35% (contre 1,12% en octobre).

Plusieurs déclarations qui interpellent également du côté des membres de la Fed. Celle de Robert Kaplan tout d’abord : "Le bilan de la Fed n’est pas gratuit et son expansion a un coût, il faut être conscient de l’effet de l’expansion du bilan sur les actifs risqués". Ou encore cette petite phrase de Patrick Harker : "Il n’est pas nécessaire de baisser encore les taux maintenant, en raison de quelques incertitudes sur la stabilité financière".

L’année 2019 a été l’année de "surprise" accommodante de la part de la Fed, 2020 pourrait ne pas être aussi clémente.

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