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Vallourec : Vallourec retrouve des couleurs depuis l'élection de Trump

Vallourec retrouve des couleurs en BourseVallourec retrouve des couleurs en Bourse

(Tradingsat.com) - Depuis l'élection du candidat républicain, l'action du leader mondial des tubes sans soudures a gagné près de 20%. Les investisseurs misent sur un renouveau de l'extraction de pétrole aux États-Unis. Toutefois Vallourec n'est toujours pas à l'abri d'une OPA.

Le 8 novembre 2016 a peut-être marqué le renouveau de Vallourec. Alors que les investisseurs avaient les yeux rivés sur la publication du troisième trimestre de la société, il se jouait ce mardi-là l’avenir d’un pays mais également l’avenir d’un secteur: le pétrole. Une industrie qui subit depuis deux ans les conséquences de l’effondrement des prix du baril. Si l’élection de Donald Trump a créé de l’incertitude au plan mondial, elle a au contraire rassuré les majors du secteur et toute l’industrie qui gravite autour. Car le magnat de l’immobilier souhaite laisser les groupes pétroliers totalement libre d’exploiter les ressources présentes dans le sous-sol américain. À commencer par le pétrole de schiste. Et qui dit nouveaux gisements, dit investissements. Et à ce petit jeu-là, Vallourec avec sa technologie de tubes sans soudures pourrait bien tirer son épingle du jeu.

L'élection de Trump dope le titre en Bourse

"Alors que le nouveau président des États-Unis s’est ouvertement positionné comme désintéressé des problématiques écologiques, l’acteur français le plus exposé au développement de cette industrie outre Atlantique est Vallourec", souligne Pierre Schang, analyste-gérant chez Amilton Asset Management. S’il est encore tôt pour savoir si la parapétrolière va profiter à 100% de cet effet "Trump" du fait de la politique protectionniste promise par le milliardaire américain. Les investisseurs semblent, eux, y croire. Preuve en est, depuis la victoire du candidat républicain, la parapétrolière a grimpé de près de 20% en Bourse quand les géants français de la cote Total ou Technip n’ont grappillé "que" 2,2% et 7%. Et la comparaison avec sa consœur française CGG est encore plus impressionnante puisque sur cette même période son cours de Bourse a chuté de plus de 25%.

Des compte encore très dégradés

Alors bien sûr si le momentum actuel est plus positif (possible accord de l'Opep pour une réduction de la production, remontée des prix du baril vers 50 dollars), la société est encore loin d'être tirer d'affaire. Bien au contraire. Alors que le 8 novembre dernier, certaines compagnies devaient célébrer l'élection du candidat républicain, Vallourec essuyait de nouveau des lourdes pertes (un résultat net de -160 millions d'euros portant à 575 millions ses pertes sur 9 mois). Pire, la société se montrait pessimiste sur ses perspectives.

En cause, des conditions de marchés toujours difficiles dans son activité Pétrole et Gaz. Pour surmonter cette crise, le spécialiste des solutions tubulaires avait lancé une augmentation de capital de 1 milliard d'euros en février dernier afin de "transformer son organisation opérationnelle, améliorer sa compétitivité à court et long termes et renforcer sa structure financière". Une opération de grande envergure au regard de la capitalisation de l'époque (550 millions d'euros) et fortement dilutive pour les actionnaires. Mais nécessaire pour permettre la poursuite des activités du groupe.

Une société "opéable" ?

Désormais remis sur de bons rails, Vallourec pourrait attirer l'oeil de certaines "big oil". Car le secteur connaît une consolidation depuis le début d'année. Technip a fusionné en mai dernier avec l'américain FMC pour une opération avoisinant les 13 milliards de dollars tandis que le petit pétrolier français Maurel&Prom est passé sous pavillon indonésien, racheté par le groupe public Pertamina. Et malgré la récente remontée de son cours, l'action Vallourec affiche tout de même une baisse de près de 80% sur les trois dernières années. Ce qui fait de la société une valeur "opéable".

Toutefois, l’État, qui à travers BPI France détient 15% de la société, pourrait faire barrage à une éventuelle OPA. En effet, la vente d'un des "ex-joyaux" du CAC 40 enverrait, à coup sûr, un signal négatif auprès du grand public dans un marché qui, on le sait, reste très stratégique au plan mondial.


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