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Total : La crise grecque pourrait ralentir des projets de total

jeudi 13 mai 2010 à 13h34
La crise grecque pourrait ralentir des projets de total

par Marie Maitre et Muriel Boselli

PARIS (Reuters) - La crise budgétaire grecque et ses éventuelles conséquences risquent non seulement de peser sur la demande mondiale de pétrole mais pourraient également compliquer la recherche de financements pour des nouveaux projets, a déclaré un dirigeant de Total.

Le groupe français ainsi que ses pairs, qui investissent chaque année des milliards de dollars pour le développement de nouveaux champs à travers le monde, pourraient ainsi être limités dans leur capacité d'emprunt à un moment où il est de plus en plus difficile et coûteux de trouver de nouveaux gisements.

"La crise peut avoir une influence sur les productions, sur les financements, sur l'entrée en projet", a dit Yves-Louis Darricarrère, directeur général du pôle amont de Total lors d'un entretien accordé à Reuters.

"Tout ce qui se passe globalement a plutôt tendance à retarder les projets et donc à faire que c'est de plus en plus compliqué de produire et donc il y aura une certaine difficulté à produire pour fournir la demande", a-t-il ajouté.

Depuis le début mois de mai, marqué à la fois par l'accélération de la crise budgétaire grecque et la définition, dimanche dernier, d'un mécanisme de stabilisation de 750 milliards d'euros de la zone euro, les cours du brut léger américain ont oscillé entre un plus haut de 19 mois de plus de 87 dollars le baril et un creux de trois mois de 74,51 dollars. Vers 11h00 GMT, il reculait de plus de 1% à 74,88 dollars.

Yves-Louis Darricarrère a estimé que cette volatilité devrait perdurer pendant un certain temps, anticipant une bande de fluctuation de 60 à 100 dollars le baril au cours des prochains mois, tout en se montrant plutôt optimiste pour la tendance sur le long terme.

"A plus long terme, nous croyons que la demande continuera à croître, pas partout, mais que la croissance et le développement des pays émergents feront qu'il y aura globalement une croissance de la demande, modérée, mais une croissance", a-t-il dit.

Faisant le point sur les projets en développement de Total, Yves-Louis Darricarrère a souligné qu'il n'y avait aucun grand démarrage prévu avant la fin 2011, qui devrait voir l'entrée en production du champ pétrolier offshore de Pazflor, dans lequel le groupe détient un intérêt de 40%.

A PRIORI INTÉRESSÉ PAR DES CHAMPS GAZIERS EN IRAK

Au-delà de cette échéance, il a dit que Total visait des projets plutôt compliqués - dans le deep offshore, le gaz naturel liquéfié, les sables bitumineux et le gaz de houille - mais promettant un retour sur investissement élevé.

Yves-Louis Darricarrère a également déclaré que Total participerait vraisemblablement à des enchères qu'organisera en cours d'année l'Irak pour le développement de trois champs gaziers - Akkas dans le désert situé dans l'ouest du pays, Mansouria dans l'est du pays et Siba dans le "hub" pétrolier de Bassorah dans le sud.

"Ca nous intéresse a priori. Il faut voir les conditions qui seront proposées (...) Il faut que nos investissements demeurent profitables, je ne vois pas l'intérêt de faire du volume pour du volume", a-t-il déclaré.

Yves-Louis Darricarrère a souligné que Total avait jusqu'ici été mécontent des conditions financières offertes par Bagdad, ajoutant que le groupe n'était pas prêt à sacrifier ses marges pour décrocher des affaires dans un pays qui détient les troisièmes plus importantes réserves de pétrole au monde.

En décembre dernier, le groupe français est passé à côté de l'attribution de l'exploitation du site de Majnoune, remportée par Royal Dutch Shell et la compagnie publique malaisienne Petronase.

L'offre de Total sur la phase 2 du site de Kourna Ouest avait également été rejetée au profit d'un consortium formé par le russe Loukoil et le norvégien Statoil.

A l'issue de cette série d'enchères, Total, associé au chinois CNPC, avait simplement remporté le champ d'Halfaya mais, ne détenant que 25% du partenariat créé pour l'occasion, il n'en sera pas l'opérateur.

"Total ne souhaite pas rester en Iraq avec seulement 18,75% dans Halfaya. Cela ne veut pas dire que l'on veut monter dans Halfaya, cela veut dire que (...) l'Irak reste pour nous un pays d'intérêt et qu'on aimerait y développer des partenariats plus substantiels que ce que l'on a dans Halfaya", a poursuivi Yves-Louis Darricarrère.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2010 Thomson Reuters

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