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Peugeot : Sinistre année boursière, cours divisé par 2 en 2012

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(Tradingsat.com) - Le parcours boursier de Peugeot aura été catastrophique en 2012, avec une division par deux du cours de bourse (-55%) du constructeur automobile qui n’est plus valorisé en bourse que 2 milliards d’euros, quand, par exemple, son concurrent allemand Volkswagen vaut près de 50 milliards d’euros.

La sortie en septembre de Peugeot de l’indice CAC 40 n’a fait que prendre acte de la descente aux enfers de la société, dont les lacunes sont apparues au grand jour cette année. Trop exposé à un marché européen en perte de vitesse et confronté à des surcapacités industrielles, le constructeur n’est plus rentable et sa situation financière est fragile. On pourrait aussi ajouter la (trop) grande spécialisation du groupe dans le domaine des motorisations diesel, à l’avenir incertain depuis qu’elles ont officiellement été considérées comme cancérigènes.

Si le nouveau plan "Rebond 2015" doit permettre d'économiser 1,5 milliard d'euros en 2015 et de dégager un cash flow opérationnel à l'équilibre fin 2014, au-delà du plan de réduction des coûts engagé en 2012, l’urgence a nécessité en début d’année le lancement d’une augmentation de capital fortement dilutive.

L’opération s’est faite dans le cadre d’une alliance avec General Motors, que d’aucuns jugent déséquilibrée. De fait, si le constructeur américain détient seulement 7% du capital de Peugeot, il n’est sans doute pas étranger dans la décision du groupe français de se retirer de l'Iran,son deuxième marché mondial, pour des considérations évidemment davantage politiques qu’économiques. L’Iran représentait 21 % des volumes de la marque.

En « s’alliant » avec un constructeur beaucoup plus gros que lui, PSA Peugeot Citroën prend ainsi le risque, à terme, de ne plus maîtriser son destin.

A cet égard, l’arrêt de la coopération du groupe français avec l’Allemand BMW dans le domaine des motorisations hybrides n’est pas spécialement rassurant. Peugeot va désormais dépendre de General Motors pour les motorisations d’avenir, ce qui sous-entend une perte de savoir-faire et l’abandon du centre de décision à GM dans un domaine pourtant primordial.

Coté positif, l’alliance doit permettre de dégager des synergies. Les deux groupes ont ainsi annoncé en décembre la signature des accords définitifs sur trois projets de véhicules ainsi que sur une co-entreprise dans les achats. En parallèle, la stratégie dans le haut de gamme (gamme DS chez Citroën), l’accélération de l’internationalisation (lancement des Peugeot 301 et Citroën Elysée sur les marchés émergents), selon les orientations qu'avait définies Christian Streiff, le précédent PDG du groupe français (brutalement évincé en 2009 par la famille Peugeot), n'ont heureusement pas été remises en cause par son successeur, Philippe Varin.


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