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Peugeot : PSA s'engage à maintenir tous ses sites en France

mercredi 25 septembre 2013 à 12h55
PSA investira 1,5 milliard dans ses usines en France d'ici 2016

par Gilles Guillaume et Laurence Frost

PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën s'est engagé mercredi à maintenir tous ses sites en France d'ici 2016 en échange de l'accord de compétitivité qu'il négocie avec ses syndicats, tout en évoquant une possible réduction de la capacité de certaines usines d'assemblage.

Le premier constructeur automobile français, confronté depuis 2011 à d'importantes difficultés financières en raison de sa forte exposition à un marché européen en berne, espère obtenir d'ici octobre des concessions sur les salaires, la mobilité et le temps de travail. Il a promis en échange de conserver tous ses sites industriels et de Recherche & développement en France et d'augmenter de 7,5% sa production de véhicules dans l'Hexagone sur les trois prochaines années.

"Ce sont des engagements très importants sur l'activité, la pérennité des sites, qui sont pris aujourd'hui par PSA dans le cadre du nouveau contrat social", a déclaré Philippe Dorge, directeur des Ressources humaines, au cours d'une conférence de presse. "Et ceci alors même que le groupe se globalise et développe ses ventes de véhicules dans les zones de développement, et en particulier en Chine."

Après avoir lancé l'an dernier un vaste plan social, prévoyant 8.000 suppressions de postes en France et la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) d'ici 2014, le groupe s'est engagé jeudi à porter à un million de véhicules sa production annuelle en France d'ici trois ans, contre 930.000 estimé en 2013, moyennant des investissements industriels et produits de 1,5 milliard d'euros contre 1,1 milliard sur les trois années écoulées.

Même augmentée, cette production restera néanmoins bien inférieure à la capacité totale du groupe sur les cinq usines d'assemblage qu'il conserve en France - 1,8 million d'unités selon des données 2012 du groupe - ce qui laisse augurer des ajustements sur les sites où les volumes seront les moins étoffés.

Selon des propos rapportés par les représentants syndicaux CFTC et CFDT présents à la réunion, Philippe Varin, président du directoire, a ainsi indiqué que la question du passage à une seule ligne de production, qu'il soit temporaire ou définitif, pouvait se poser en-deçà de 250.000 véhicules.

Selon les prévisions de volumes communiquées aux syndicats, Mulhouse, avec une estimation de 190.000 à 230.000 véhicules par an, est la seule usine du groupe comportant encore une double ligne d'assemblage et se retrouvant en dessous de ce seuil.

L'usine du Haut-Rhin produit actuellement les Peugeot 208 et 2008 et les Citroën C4 et DS4.

UN NOUVEAU LANCEMENT PAR SITE

PSA a assorti ses engagements de maintien et de développement de l'activité industrielle en France d'un "impératif de flexibilité" pour résoudre le problème de surcapacité chronique dont souffrent ses usines françaises.

Il veut porter à 100% le taux d'utilisation moyen de ses sites européens d'ici 2016, contre 75% en 2012, et ramener toutes ses usines à l'équilibre d'ici trois ans.

Ce chantier sera l'un des plus délicats des négociations en cours. Celles-ci ont porté jusqu'ici sur l'évolution des métiers, la mobilité et la gestion des fins de carrière pour les salariés les plus âgés, avec à la clé environ 2.000 embauches en alternance dans le cadre des "contrats de génération".

Depuis la rentrée, les discussions ont déjà abordé deux sujets plus sensibles: les salaires et la gestion des RTT. La direction a proposé un quasi-gel des rémunérations en 2014 et des hausses limitées en 2015 et 2016, suscitant plusieurs débrayages sur des sites du groupe.

Pour convaincre les syndicats, PSA s'est engagé à annoncer un nouveau lancement de véhicule sur chacun de ses sites français d'ici 2016, évoquant notamment une petite voiture haut de gamme à Poissy (Yvelines) et un nouveau véhicule à Rennes (Ille-et-Vilaine) en 2017.

En revanche, selon un syndicat présent à la réunion, le groupe a officialisé l'abandon du projet de boîte de vitesse à double embrayage à Valenciennes (Nord). Il a également refusé de commenter l'information du journal les Echos sur la production à Sochaux (Doubs), berceau de PSA, de la future Opel Zafira dans le cadre de l'alliance avec General Motors.

En négociant avec ses syndicats son propre accord de compétitivité en mars, Renault avait lui aussi promis d'allouer à ses sites françaises des volumes de production supplémentaires, notamment pour le compte de ses partenaires, avec l'arrivée de la future Micra de Nissan à Flins.

Edité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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