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Peugeot : PSA n'exclut pas de nouvelles économies après 2016

PSA voit un free cash flow positif au plus tard en 2016PSA voit un free cash flow positif au plus tard en 2016

par Gilles Guillaume et Andrew Callus

PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën n'exclut pas de nouvelles réductions de coûts en 2016 au terme de son plan d'économies actuel ni des réductions de capacités supplémentaires si les résultats financiers ne sont pas au rendez-vous, a déclaré lundi Carlos Tavares dans un entretien organisé par 7pm Auto en collaboration avec Reuters.

Le futur président du directoire du groupe automobile, dont c'est la première interview depuis qu'il a rejoint PSA, a souligné qu'il pourrait "accélérer" la politique d'économies en cours.

Il a aussi réaffirmé l'objectif d'un retour à un free cash flow opérationnel positif "au plus tard en 2016", tout en précisant que cette cible pourrait être atteinte dès 2015.

L'an dernier, PSA a ramené sa consommation de free cash flow (flux de trésorerie disponible) à 426 millions d'euros, après une hémorragie de trois milliards en 2012.

Le groupe a lancé en 2012 un vaste plan de réductions de coûts dont il attend 1,5 milliard d'euros d'économies l'an prochain. Il en a réalisé pour 0,9 milliard d'euros en 2013, notamment via la baisse de ses investissements et la restructuration de ses activités françaises.

"Je ne suis pas du genre à m'arrêter à l'objectif simplement parce qu'il a été atteint", a dit Carlos Tavares, ancien numéro deux du groupe Renault RENA.PA.

"Nous verrons en 2016, si nous avons l'opportunité d'aller au-delà, pourquoi s'arrêter ?"

Alors que PSA fermera cette année son usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Carlos Tavares a été interrogé sur l'éventualité d'autres réductions de capacités pour améliorer le taux d'utilisation du dispositif industriel de PSA en France.

La direction, a-t-il répondu, s'est engagée à ne fermer aucun autre site en France "au moins jusqu'en 2016".

"C'est le deal", a ajouté Carlos Tavares, en faisant référence à l'accord de compétitivité signé l'an dernier avec les syndicats.

"TOUT DÉPENDRA DES RÉSULTATS"

Il n'a en revanche rien exclu pour l'après-2016 si le groupe n'a pas suffisamment redressé sa situation financière.

"Tout dépendra des résultats (...) Entre maintenant et 2016, la priorité est l'application rigoureuse des accords que nous avons", a-t-il répondu.

"Et nous verrons si, collectivement, nous sommes capables d'amener l'entreprise dans une situation économique plus robuste, ce qui n'est pas encore son cas aujourd'hui. Nous déciderons en 2016 ce que nous devons faire sur la base des résultats que nous avons."

PSA, dont le groupe automobile chinois Dongfeng 0489.HK et l'Etat français s'apprêtent à prendre chacun 14% du capital au côté de la famille Peugeot - jusqu'ici le principal actionnaire -, a engagé un plan social qui prévoit la suppression de 8.000 emplois en plus de la fermeture du site d'Aulnay, qui a assemblé sa dernière voiture à l'automne dernier.

Carlos Tavares représentera PSA mardi aux journées presse du salon de l'automobile de Genève.

Le 31 mars, il succédera à Philippe Varin à la présidence du directoire de PSA et présentera mi-avril son premier plan stratégique, couvrant la période 2014-2018.

(Gilles Guillaume, Andrew Callus, édité par Dominique Rodriguez)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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