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Peugeot : Psa dans le rouge, 1,5 milliard d'euros de nouvelles économies

Psa dans le rouge, 1,5 milliard d'euros de nouvelles économiesPsa dans le rouge, 1,5 milliard d'euros de nouvelles économies

par Gilles Guillaume et Laurence Frost

PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën a annoncé mercredi un nouveau plan d'économies de 1,5 milliard d'euros à l'horizon 2015 après être tombé dans le rouge au premier semestre en raison d'une chute de ses ventes en Europe deux fois plus rapide que celle du marché.

Le premier constructeur automobile français, qui prévoit une baisse de 8% du marché automobile européen en 2012, a accusé sur les six premiers mois de l'année une perte nette, part du groupe, de 819 millions d'euros, alors qu'il avait dégagé un an plus tôt un bénéfice du même ordre (806 millions).

La division automobile, dont le chiffre d'affaires a baissé de 10,5% à 20,20 milliards d'euros, a accusé une perte opérationnelle courante de 662 millions, contre un bénéfice de 405 millions un an plus tôt.

"On s'aperçoit qu'avec cette évolution du contexte économique, notre plan de réduction des coûts d'un milliard d'euros est insuffisant", a expliqué le directeur financier Jean-Baptiste de Chatillon au cours d'une téléconférence de presse.

Le nouveau plan d'économies, intitulé "Rebond 2015", s'ajoute au précédent dispositif de réduction de coûts et de cessions d'actifs de 1,5 milliard d'euros pour 2012. Il prévoit notamment 600 millions d'euros de baisse des coûts de structure obtenue grâce à la restructuration annoncée début juillet.

Le nouveau plan table aussi sur une baisse de 550 millions des investissements, liée pour l'essentiel au fait que plusieurs grands projets d'usines à l'étranger sont désormais lancés, et sur 350 millions correspondant aux premières synergies attendues de l'alliance avec l'américain General Motors.

"Dans la recherche et développement, notre intention n'est pas de réduire massivement le nombre de projets mais de capitaliser aux maximum sur notre alliance avec GM pour pouvoir réduire les coûts par deux le jour où on décide de faire un projet en commun", a précisé Philippe Varin, président du directoire de PSA, au cours d'une conférence de presse.

"LA BALLE AU GOUVERNEMENT"

En Bourse à 12h45, l'action PSA - en hausse en matinée sur des ajustements de positions après la publication de chiffres que le marché craignait plus médiocres - cédait 0,6% à 6,2 euros. Le titre perd plus de 40% de sa valeur depuis le début de l'année après une chute de plus de 57% en 2011 -,

"Si vous continuez de réduire les coûts et perdez toujours autant d'argent, cela n'inspire pas trop confiance", commente Eric Hauser, analyste chez Credit Suisse. "Mais maintenant, la balle est dans le camp du gouvernement."

Le gouvernement a levé le voile à la mi-journée sur son plan de soutien à la filière automobile, axé surtout sur une augmentation du bonus pour les voitures électriques et hybrides.

Ce plan est très attendu par la filière depuis que PSA a annoncé le 12 juillet 8.000 nouvelles suppressions d'emplois en France, dont 3.600 dans les effectifs de structure et 1.400 sur le site de Rennes (Ille-et-Vilaine), ainsi que la fermeture de son usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) qui emploie environ 3.000 personnes.

PSA a engagé ce mercredi les discussions sur ces mesures avec les syndicats, qui ont obtenu la nomination d'un expert-comptable pour les examiner.

Au premier semestre, PSA a enregistré un free cash flow opérationnel négatif à hauteur de 954 millions d'euros, après -1,5 milliard au second semestre de 2011.

"Si vous additionnez les deux, on est bien sur un rythme moyen de consommation de cash de 200 millions d'euros comme nous l'avons indiqué le 12 juillet, mais avec une tendance à l'amélioration sur ce semestre", a dit Jean-Baptiste de Chatillon.

Philippe Varin a renchéri en jugeant "impératif" que la division automobile dégage à nouveau un cash flow positif.

UNE DETTE RÉDUITE

Grâce à son nouveau plan, PSA compte diviser par deux son rythme de consommation de cash opérationnel en 2013 et le ramener à l'équilibre fin 2014.

Le groupe, malmené en Bourse depuis l'annonce de sa restructuration sur fond de craintes pour la survie-même de l'entreprise a souligné que sa sécurité financière s'était accrue sur un an et dépassait désormais les 12 milliards d'euros.

"Ce montant nous permet d'aborder cette crise avec confiance, car nous nous sommes préparés pour la traverser et pour pouvoir financer le plan de restructuration", a assuré Jean-Baptiste de Chatillon. Ce plan devrait représenter une charge de 500 à 600 millions d'euros, qui seront provisionnés au second semestre.

Malgré ses difficultés financières, PSA est parvenu à réduire sa dette nette à 2,4 milliards d'euros à fin juin, et en dépit d'une chute de 15,2% des ventes du groupe en Europe - plus de deux fois supérieure à celle du marché à cause de sa forte exposition à l'Espagne et à l'Italie - à ramener son niveau de stocks à 72 jours fin juin, contre 76 jours un an plus tôt.

Après ces résultats, l'agence Fitch Ratings a abaissé la note d'émetteur long terme de PSA de BB+ à BB, assortie d'une perspective négative, pour tenir compte des nouvelles prévisions de chiffre d'affaires, de rentabilité et de flux de trésorerie pour 2012-2014.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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