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Peugeot : PSA compte simplifier sa gamme et vise 2% de marge d'ici 2018

PSA va simplifier sa gamme pour retrouver 2% de marge d'ici 2018PSA va simplifier sa gamme pour retrouver 2% de marge d'ici 2018

par Gilles Guillaume et Laurence Frost

PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën a présenté lundi un plan stratégique à moyen terme axé sur une simplification drastique de ses gammes de voitures et une stricte discipline financière afin de retrouver une marge opérationnelle positive de 2% d'ici 2018.

Le groupe, qui a répété son objectif d'un free cash flow opérationnel positif d'ici 2016 au plus tard, a accusé l'an dernier une perte opérationnelle de 1.042 millions d'euros, soit un taux de marge négatif de 2,9%. Pour la période 2019-2023, l'objectif de marge est fixé à 5%.

"Nous allons concentrer le pouvoir créatif de nos équipes sur un nombre plus limité de voitures que les gens veulent acheter", a expliqué Carlos Tavares, nouveau président du directoire, au cours d'une conférence avec les analystes.

A 10h20, l'action perd 3,4% à 13,22 euros, notamment sur des prises de bénéfice. Dans la perspective des mesures de redressement du groupe, le titre a bondi de 65% depuis la mi-décembre.

Depuis son arrivée chez PSA en janvier, Carlos Tavares, ancien numéro deux de Renault, a indiqué qu'il entrevoyait un potentiel d'optimisation des coûts, notamment en réduisant une offre de produits qu'il juge pléthorique.

Le nombre de véhicules au catalogue des trois marques Peugeot, Citroën et DS, actuellement de 45, sera ramené à 38 d'ici 2016 et à 26 d'ici 2022, une politique dont PSA attend 300 millions d'euros de réductions de coûts annuelles sur la durée du plan. Cette simplification passera également par une diminution du nombre de plates-formes, ramenées de 7 à deux, et du nombre de programmes, réduit de 18 à 5.

"La stratégie de Tavares nous rappelle celle qu'il a déployée avec succès chez Renault", commente George Galliers, analyste chez International Strategy and Investment (ISI). "Le cash est la priorité numéro un, PSA va dans la bonne direction."

Le directeur financier de PSA, Jean-Baptiste de Chatillon, a précisé que la réduction de la gamme n'entraînerait pas des dépréciations d'actifs parce que l'évolution se ferait de façon très progressive, au fil du renouvellement des modèles.

OPTIMISER DAVANTAGE LES USINES EN EUROPE

Le constructeur, qui vise également un free cash flow cumulé de deux milliards d'euros sur la période 2016-2018, donnera à tous ses futurs modèles une vocation plus mondiale afin de réduire davantage encore sa dépendance au marché européen, une situation qui l'a plongé ces dernières années dans une grave crise financière.

PSA compte également corriger deux de ses points faibles technologiques en développant une chaîne de traction quatre roues motrices et un hybride rechargeable, tout en maintenant ses dépenses de R&D et ses investissements entre 7% et 8% du chiffre d'affaires de la division automobile.

"Avec cette équation, ils risquent d'avoir du mal à rattraper la concurrence en termes de dépenses de capex, alors qu'ils devraient même dépenser davantage que leurs concurrents pour compenser la rigueur budgétaire qu'ils ont dû s'imposer ces dernières années", commente Kristina Church, analyste automobile chez Barclays.

Carlos Tavares entend reproduire en Amérique latine et en Russie le succès que le groupe connaît en Chine et veut y avoir retrouvé l'équilibre d'ici trois ans, via notamment des coupes drastiques dans les frais fixes et une accélération de l'intégration locale.

En Chine, devenue l'an dernier le deuxième marché du groupe derrière la France, PSA vise d'ici 2020 plus d'un million de véhicules par an pour sa coentreprise avec Dongfeng, son partenaire et futur actionnaire à 14%.

En Europe aussi Carlos Tavares voit un potentiel d'amélioration. Au-delà des 100% d'utilisation des capacités visés en moyenne d'ici 2016, il table désormais sur 115% à l'horizon 2022.

Pour réduire ses coûts sur le continent, il veut aussi doubler à 40% le taux d'approvisionnement de composants et pièces en provenance des pays à bas coûts, comme la péninsule ibérique ou l'Europe de l'Est. Carlos Tavares a précisé en revanche que la question d'une nouvelle usine low cost aux marches de l'Europe n'était pas une priorité du premier plan 2014-2018.

(Edité par Dominique Rodriguez)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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