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Peugeot : Psa à la peine, pas de rebond du marché automobile en vue

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par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Les immatriculations de voitures neuves en France se sont stabilisées en juin grâce aux remises qui précèdent les vacances d'été, mais sans permettre aux marques françaises, notamment Peugeot et Citroën, de refaire leur retard sur la concurrence étrangère au terme d'un premier semestre très morose.

Les immatriculations ont baissé de 0,9% le mois dernier en données brutes et de 5,6% en données corrigées des jours ouvrables, a annoncé lundi le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Il s'est immatriculé 208.225 voitures particulières neuves dans l'Hexagone le mois dernier, qui a compté un jour ouvrable de plus que juin 2011.

Les ventes de PSA ont baissé de 9,5% - avec un recul de 11,8% pour Peugeot et un repli de 6,9% pour Citroën - ramenant la part de marché du premier constructeur automobile français à 30,60% sur les six premiers mois de l'année dans les voitures, contre 33,4% un an plus tôt.

"La baisse sur le premier semestre chez Peugeot s'explique essentiellement par le segment des petites voitures", a souligné un porte-parole de la marque au lion. Bien que la nouvelle 208 revendique désormais 33.000 commandes en France, contre 27.000 fin mai, celles-ci ne se retrouvent toujours pas dans les immatriculations de la voiture lancée en avril.

"La demande en moteurs essence sur ce segment est plus forte que jamais, et les deux plus petits moteurs essence n'arrivent qu'en juillet et octobre", a-t-il ajouté.

PSA souffre depuis maintenant un an d'une chute de ses ventes en Europe, notamment du Sud, qui l'a contraint à s'allier à General Motors et à engager un vaste plan d'économies. Selon les syndicats, le groupe prépare aussi un plan de restructuration qui passera notamment par la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), dont sort la petite Citroën C3.

HYUNDAI DEVANT FIAT

Le concurrent français Renault a vu lui aussi sa part de marché en France s'éroder à 22,84% sur six mois dans les voitures, contre 24,02% un an plus tôt, mais les ventes du groupe au losange ont rebondi de 9,5% en juin (+3,6% pour la seule marque Renault et +43,7% pour la marque low cost Dacia).

Face à eux, les constructeurs étrangers ont encore gagné du terrain avec une part de marché de 46,40% fin juin, contre 42,6% un an plus tôt. La marque Volkswagen a vu ses immatriculations progresser de 11,2% le mois dernier, tandis que le coréen Hyundai-Kia (+49,8%) a dépassé pour la première fois le groupe Fiat dans l'Hexagone.

"Les primes à la casse avaient modifié la structure du marché en stimulant les petites voitures, et donc la part de marché des Français dont ce segment constitue le point fort", commente Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem de l'automobile.

"On assiste aujourd'hui à un retour à la normale, avec un rebond du haut de gamme où les constructeurs germaniques sont bien positionnés, et des phénomènes comme Hyundai, qui conjugue actuellement une image plutôt bonne à des prix attractifs", ajoute-t-il.

La relative stabilité observée en juin en données brutes, après un premier trimestre en chute libre à cause de la disparition des dernières des primes à la casse et un mois de mai clairsemé par les jours fériés, a permis au marché français de revenir sur six mois à des baisses de 14,4% en données brutes et de 13,7% en données CJO, contre respectivement -17,2% et -15,6% sur cinq mois.

En marge de la présentation des chiffres de juin, Patrick Blain, président du CCFA, a maintenu son estimation d'une baisse de 8 à 10% du marché en 2012, tout en soulignant que le recul des ventes pourrait être plus proche du bas de cette fourchette.

"On a globalement un marché des commandes aujourd'hui qui baisse de 20%, ça voudrait dire que le marché pourrait être encore plus bas que ce qu'on avait prévu", a déclaré de son côté Bernard Cambier, directeur commercial France du groupe Renault. "On avait prévu un marché à l'origine de l'ordre de -8%, on le voit aujourd'hui davantage autour de -10/-11%, avec encore un risque négatif."

La morosité du marché touche également l'Espagne et l'Italie. Les immatriculations de voitures neuves sur le sol espagnol ont baissé en juin de 12,1% tandis qu'en Italie, où les chiffres seront publiés plus tard dans la journée, l'administrateur délégué de Fiat Sergio Marchionne a dit s'attendre à une baisse à deux chiffres.

Edité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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