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Peugeot : L'indien Mahindra va prendre le contrôle de Peugeot Scooters

L'indien Mahindra va prendre le contrôle de Peugeot ScootersL'indien Mahindra va prendre le contrôle de Peugeot Scooters

PARIS/BOMBAY (Reuters) - PSA Peugeot Citroën et Mahindra & Mahindra ont annoncé mardi un projet de cession au groupe indien de 51% des activités scooters du groupe français, héritage du plus ancien constructeur de deux-roues motorisés au monde.

Peugeot Scooters, qui a produit 79.000 unités en 2013, subit de plein fouet l'effondrement du marché en Europe et perd de l'argent depuis une dizaine d'années.

Le groupe, qui a fabriqué le premier tricycle motorisé en 1898, a eu son heure de gloire dans les années 1970 avec sa célèbre "mobylette" 103, dont 550.617 unités ont été écoulées en 1974 - un record - soit davantage que le marché européen actuel du scooter (500.000 unités, contre 13 millions en Chine).

A la crise économique s'est ajouté en 2000 le port obligatoire du casque en Italie, marché de référence pour les scooters, puis le développement de la téléphonie mobile, un smartphone dernier cri étant souvent préféré à un deux-roues par les plus jeunes, dont les budgets sont limités.

"Confronté à un marché européen en très forte baisse depuis plusieurs années, ce partenariat (...) permettrait à Peugeot Scooters de diversifier ses activités et d'accélérer son développement international en alliant ses points forts et ceux de Mahindra & Mahindra", souligne Peugeot dans un communiqué.

"Nous pensons qu'il y a une possibilité d'accroître les volumes avec une stratégie reposant sur deux marques : Peugeot en marque premium et Mahindra pour le marché de masse", a déclaré à la presse Pawan Goenka, directeur exécutif du groupe indien.

Dans le cadre de ce projet, Mahindra souscrira à une augmentation de capital réservée d'un montant de 15 millions d'euros et achètera également des actions de la société à PSA, ce qui devrait représenter au total un investissement de quelque 28 millions d'euros.

Peugeot Scooters a conservé son usine historique de Mandeure, située près de Sochaux (Doubs), qui emploie environ 500 personnes et produit un quart des volumes de la société, surtout les scooters haut de gamme Satelis et Metropolis.

Mais 65% des volumes sont déjà produits à Jinan en Chine, dans le cadre d'une coentreprise avec Qinjqi, qui compte 300 salariés.

Lors d'un comité d'entreprise, la direction a présenté un plan de redressement qui comprend selon les syndicats l'externalisation du cintrage, de la soudure et de la peinture des châssis et une partie de l'activité après-vente, ainsi qu'un "congé senior", sur la base du volontariat.

INQUIÉTUDES SUR L'ACTIVITÉ EN FRANCE

Lors d'un comité d'entreprise, la direction a présenté un plan de redressement qui comprend selon les syndicats l'externalisation du cintrage, de la soudure et de la peinture des châssis et une partie de l'activité après-vente, ainsi qu'un "congé senior", sur la base du volontariat.

Ce plan de redressement de l'usine de Mandeure s'accompagnerait de 90 suppressions de postes dont 50 à 60 par le biais de départs volontaires, selon les syndicats.

Peugeot Scooters propose également de négocier avec les partenaires sociaux un "accord de performance" qui devrait permettre le lancement d'un nouveau deux roues en 2017.

Selon les syndicats, il s'agirait d'une nouvelle version d’un scooter trois roues de 125 cc pour le marché international à l’horizon 2017.

Le groupe indien envisagerait par ailleurs selon eux de produire en France une variante européenne de la Mojo 300 cc, sa plus grosse cylindrée.

Le comité d'entreprise, auquel la direction a demandé un avis pour le 13 octobre, a décidé de demander une expertise au cabinet Secafi.

"S’ils avaient voulu garder la marque, ils auraient conservé 51% (du capital), pas 49%. C’est quasiment la fin", a déclaré à Reuters Cyrille Lucket, représentant de la CFDT au comité d’entreprise.

"On n'a plus de projets. Nos modèles sont en fin de vie. Ils disent qu’ils vont nous faire produire des véhicules Mahindra. Je ne vois pas comment on pourrait être moins chers que l'Inde alors qu'on nous dit depuis des années qu'on est trop cher", ajoute le délégué.

Même tonalité du côté de la CGT.

"PSA voulait se séparer du deux-roues. C'est Mahindra qui nous donnera le coup de grâce. Ils récupéreront notre réseau et notre technologie", estime Dorian Chognard, secrétaire de la CGT.

(Benjamin Mallet et Gilles Guillaume à Paris, avec Gilbert Reilhac à Strasbourg, Sumeet Chatterjee et Aman Shah à Bombay, édité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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