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Pétrole wti : réduction de l'écart de prix Brent/WTI

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(CercleFinance.com) - Mercredi midi sur le marché ICE, le contrat sur le baril de Brent de mer du Nord livrable en février optait pour la stabilité (+ 0,09%) à 46,6 dollars, le WTI américain de même livraison se tassant symboliquement de 0,3% à 45,7 dollars.

Les nouvelles retenant le plus l'attention des opérateurs proviennent toujours davantage du côté de l'offre que de celui de la demande. Résumant les derniers propos baissiers des producteurs de l'Opep alliés à l'Arabie saoudite, les analystes de Saxo Banque indiquent ce matin que “les Emirats arabes unis et le Koweït admettent que la surabondance de l'offre mondiale va persister au moins jusqu'à la seconde moitié de 2015.”

Phénomène rare : le cours du Brent est un temps passé, hier, au-dessous de celui du WTI, dont le prix est avant tout déterminé par les fondamentaux du marché des Etats-Unis. Et ce 'pour la première fois depuis juillet 2013', estime Saxo Banque.

En effet, parmi les “benchmarks”, le Brent est la référence la plus utilisée. Le fait qu'il soit pratiquement impossible d'exporter du pétrole brut des Etats-Unis contribue également a restreindre l'influence du WTI au continent nord-américain.

A ce propos, Saxo Banque estime qu'il s'agit d'un premier signe, peut-être, que la production de pétrole de schiste américaine commence à battre de l'aile face à l'offre massive de la péninsule arabique. La guerre économique à laquelle se livrent les acteurs pétroliers depuis un an prendra fin lorsque l'un des acteurs finira par plier”.

Seront-ce les producteurs arabes de l'Opep, ou les exploitants de pétrole non conventionnels nord-américains ? Pratiquement tous doivent être en pertes aux cours actuels. Reste que les pays de l'Opep disposent de réserves financières qui font probablement défaut aux compagnies nord-américaines. A suivre.

En attendant, certains bureaux d'études semblent redevenus positifs sur l'or noir. Selon les analystes de Nomura, 'le prix du pétrole pourrait rebondir de 50% d'ici décembre'. En effet, la réduction massive des investissements pétroliers en cours devrait continuer et limiter ainsi les entrées en production de nouveaux gisements. Et ce alors que le marché baissier n'a pas été induit par une contraction de la demande, mais par une augmentation de l'offre.

Bref, de 45 dollars par baril en moyenne au 1er trimestre 2015, le baril devrait terminer, au 4e trimestre, à 75 dollars, soit sur l'année une moyenne de 60 dollars, calcule Nomura.


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