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Pétrole wti : Retour modéré des doutes fondamentaux

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(CercleFinance.com) - Doutes en Grèce et en Europe, en Chine, voire aux Etats-Unis : nombreux sont les facteurs qui se liguent contre le brut ce midi. Vers 13 heures 20, le cours du Brent de Mer du Nord livrable en mars recule de 1,4% à 116,9 dollars, le WTI américain de même livraison abandonnant 1,4% à 98,4 dollars.

Les doutes qui affectent le pétrole, jusqu'alors bien orienté, sont d'abord de nature macroéconomique, avec un recul des exportations chinoises en janvier, du jamais vu depuis deux ans.

En outre, l'accord grec qui semblait acquis hier l'est moins ce midi. 'Les dirigeants grecs se sont engagés verbalement à faire adopter des mesures d'austérité, mais les responsables de la zone euro ne semblent pas convaincus et veulent obtenir des engagements noir sur blanc', explique Chris Weston, chez IG Markets.

“Les problèmes de la dette grecque ne sont évidemment pas soldés. Les conditions de l'opération d'échange ne sont encore complètement arrêtées. La mise en place du nouveau plan de rigueur est difficile. Le déblocage du deuxième plan d'aide internationale de 130 milliards d'euros n'est pas acquis”, explique Etienne Pourny, patron de Stelphia AM. “Le risque de défaut sur les 14,5 milliards d'euros qui arrivent à échéance le 20 mars n'a pas disparu', conclut-il. La crise souveraine en particulier et l'avenir macroéconomique de l'Europe font donc l'objet d'un sentiment plus mitigé que le relatif optimisme qui prévalait depuis le début de l'année.

En outre, l'Agence internationale de l'Energie (AIE) a fait le point ce matin avec sa publication mensuelle 'Oil Market Report'. Elle souligne 'l'équilibre inconfortable' qui a caractérisé les marchés pétroliers au mois de janvier : les tensions autour de l'Iran ont contrebalancé de plus faibles perspectives économiques. Au final, l'Agence a, une fois encore, abaissé ses prévisions de demande de brut pour 2012, comme elle le fait continûment d'un mois sur l'autre depuis septembre.

Certes, 'les premiers éléments d'un climat hivernal ont poussé le Brent a ses plus hauts niveaux de six mois'. Mais le FMI a réduit ses prévisions de croissance mondiale de 2012 de 4% à 3,3%, et l'AIE se sert de cette modélisation de PIB pour faire “tourner” les siennes en matière de brut.

L'agence a donc abaissé sa prévision mensuelle de demande mondiale de brut pour 2012 de 0,3 million de barils/jour à 89,9 millions de barils/jour. Ce chiffre reste supérieur à celui de 2011, (89,1 millions de barils/jour) mais de moins en moins (+ 0,8 million de barils/jour à ce jour, soit + 0,9%).

En 2012, le poids pétrolier des pays émergents restera encore secondaire - même si ce sera peut-être la dernière année : selon l'AIE, la demande de pétrole provenant des pays avancés de l'OCDE devrait se situer à 45,25 millions de barils jour, en baisse de 0,85% sur un an. Elle était de 46,16 millions de barils/jour en 2010.

A l'inverse, celle du reste du monde, qui comprend les pays émergents, est attendue en croissance de 2,8%, mais elle ne serait 'que' de 44,64 millions de barils/jour. Chiffre à comparer avec 42,16 millions de barils/jour en 2010.

Enfin, du côté des Etats-Unis, qui absorbent grosso modo le 5ème de la demande mondiale de pétrole, on attend cet après-midi l'indice de confiance du consommateur 'UMich' pour février. Selon le consensus, il pourrait ressortir en légère baisse en février à 74,8 points, contre 75 points en janvier.

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