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Pétrole wti : Le brut repart à la baisse, la croissance inquiète

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(CercleFinance.com) - Le cours du brut semblait mettre, ce vendredi, un terme à son rebond des derniers jours sur fond de conjoncture économique en dégradation. Le FMI a d'ailleurs pré-annoncé un abaissement de ses projections de croissance. Vers 12 heures 45, le Brent de mer du Nord reculait de 1,7% à 99 dollars, le WTI perdant 1,9% à 85,6 dollars.

Hier, trois grandes banques centrales (Angleterre, zone euro, Chine) ont pris des décisions qui, dans l'ensemble, vont dans le sens du soutien à l'économie. Ce qui, dans l'ensemble, signale une conjoncture plus faible que prévu qu'il faut encore tenter de relancer.

Hier midi, si la Banque d'Angleterre a maintenu son taux directeur à 0,50%, elle a pour la 3ème fois en moins d'un an relevé le montant de l'enveloppe qu'elle consacre à son plan d'assouplissement quantitatif (+ 50 milliards de sterlings à 375 milliards).

'La décision d'aujourd'hui n'est pas vraiment une surprise. La pression sur les dirigeants de la BoE avait augmenté depuis le début du mois de mai alors que la situation en zone euro s'est aggravée et que l'économie britannique, de retour en récession, a montré peu de signes d'amélioration', commente ce matin un économiste de la banque québécoise Desjardins.

En outre, la Banque centrale européenne (BCE), elle, a donc réduit son principal taux directeur de 1 à 0,75%, soit un nouveau point bas historique. “La BCE justifie sa décision d'abaisser ses taux par la matérialisation de certains risques baissiers sur l'inflation à court terme. L'économie eurolandaise demeure également mal en point', indique Desjardins.

Un cambiste nord-européen se fait l'écho du discours du président du conseil des gouverneurs de la BCE : 'Mario Draghi a insisté sur le fait que les pressions inflationnistes s'étaient affaiblies, que la croissance était toujours à la peine, et que l'incertitude des marchés financiers avait un impact direct sur la confiance, la consommation et les investissements'.

Si ces décisions étaient attendues, une autre l'était moins : la Banque populaire de Chine a elle aussi de nouveau réduit ses taux, un mois environ après la précédente action de ce genre qui était alors une première depuis 2008. 'L'annonce des baisses de taux d'intérêt en Chine a été la véritable surprise, mais cela envoie aussi le message que l'économie mondiale est peut-être plus mal en point qu'attendu', ajoute la banque québécoise.

Enfin, et après avoir abaissé ses prévisions portant sur les Etats-Unis, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, s'est montrée sombre ce matin à Tokyo : “la mise à jour des prévisions (globales) du FMI, qui sera publiée dans 10 jours, fera état de perspectives plus faibles pour la croissance mondiale que nous ne le pensions voilà trois mois'.

Elle a même ajouté : 'même au niveau auxquelles nous allons les abaisser, ces prévisions dépendront des actions politiques appropriées qui devront être prises.'

Or la demande de brut est étroitement liée à l'intensité de l'activité économique. D'ailleurs, les prévisions de consommation pétrolière de l'Agence internationale de l'Energie reposent sur les projections de croissance du FMI.

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