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Pétrole wti : Le brut lui aussi en hausse, le psi en soutient

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(CercleFinance.com) - Les derniers chiffres des stocks pétroliers américains et la perspective d'une issue positive au “PSI” grec permettent à l'optimisme de se propager aux marchés pétroliers. Ainsi, la prochaine échéance du contrat sur le baril de Brent de Mer du Nord gagnait 1% ce midi à 125,4 dollars, le WTI américain le suivant de 0,8% également à 107 dollars.

Le marché de l'emploi des Etats-Unis, qui restent la première économie de la planète, devrait continuer de s'améliorer. En attendant, l'Energy Information Agency américaine a fait état hier d'une hausse de 832.000 barils à 345,7 millions d'unités des réserves commerciales de brut. Il s'agit certes du plus haut niveau depuis septembre dernier, mais cette hausse est deux fois moindre qu'attendue. En outre, essence et distillats ont enregistré de légers retraits. Relativement, ces chiffres sont donc plus positifs que prévu pour la demande américaine, et partant pour la conjoncture afférente.

Au-delà des tensions géopolitiques autour du Moyen-Orient, persistantes mais sans élément vraiment nouveau ces derniers jours, les conséquences économiques d'un “pétrole cher” continuent de mobiliser l'attention des opérateurs.

“La hausse du brut pourrait peser sur la consommation américaine, surtout si elle s'amplifie encore. Nous demeurons donc prudents à court terme et continuons de penser qu'au premier semestre de 2012, la croissance du PIB américain sera plus faible qu'au quatrième trimestre de 2011”, où elle avait atteint 3%, écrivaient les économistes de la banque privée genevoise Pictet & Cie dans leur dernière édition de la revue Perspectives.

Chez Bank of America-Merrill Lynch, on souligne ce matin que l'orientation récente de l'économie mondiale, avec une inflation globalement en baisse, devrait limiter l'impact à court terme de la hausse de l'or noir. 'Mais si les prix du pétrole devaient rester sous pression, il s'ensuivrait un certain nombre de réponses politiques', avertit une note de recherche.

Lesquelles ? Les grandes banques centrales des pays industrialisés se focaliseraient rapidement sur les effets produits en termes de croissance et d'inflation. A priori, étant donné que lesdits établissements luttent contre la déflation, leur réaction s'annonce modérée quant aux conséquences inflationnistes. Ce qui ne serait plus le cas dès lors que le PIB serait menacé.

Cependant, objectent-ils, le prix élevé du brut contribue aussi à éponger les liquidités distribuées par les QE et opérations assimilées. En outre, le catalyseur central de l'inflation ne semble plus être le pétrole. Au final, les pays émergents seraient vraisemblablement les plus touchés par un or noir durablement élevé que le monde industrialisé. Mais dans l'ensemble, l'impact s'annonce modéré.

Chez Crédit Suisse, on prévoyait ce matin que le prix moyen du Brent devrait se situer à 105 dollars cette année, bien que le consensus se situe à 110 dollars. 'Nous pensons que le prix du pétrole pourrait reculer', pronostiquent les analystes.

Arguments : d'abord car les indicateurs macréconomiques ont semble-t-il cessé de s'améliorer aussi fortement que par un passé récent. Or la demande de brut est étroitement liée à l'intensité et aux tendances macroéconomiques. Et enfin, ajoutent-ils, les contrats pétroliers à moyen terme n'ont pas suivi les prix au comptant. 'Le contrat sur le Brent à une échéance de cinq ans se traite 33 dollars au-dessous du prix spot', ce qui selon la note indique que la hausse actuelle n'est pas une conviction de long terme.

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