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Pétrole : Le brent toujours à deux doigts des 120 dollars

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(CercleFinance.com) - En dépit d'une légère détente ce midi, le cours du Brent évoluait à proximité immédiate des 120 dollars le baril, c'est-à-dire son plus haut niveau de ces huit derniers mois. En cause : encore et toujours l'Iran, dont les forces anti-aériennes mènent actuellement des manoeuvres. Le contrat sur le baril de Brent de Mer du Nord de prochaine livraison rétrocédait 0,4% ce midi à 119,6 dollars, mais le WTI américain prenait à l'inverse 1,2% à 104,5 dollars.

Rappelons que les marchés américains vont réouvrir aujourd'hui après être restés clos hier lundi pour cause de “Presidents Day”.

Ce week-end, l'Iran a déclaré qu'il mettait un terme aux ventes de pétrole vers la France et le Royaume-Uni, selon l'agence IRNA. Rappelons que l'Union européenne prépare la mise en place d'un embargo sur le pétrole et toute une partie du commerce avec l'Iran à compter du 1er juillet.

“Cette annonce pourrait tout autant refléter la disparition de tout intérêt acheteur du côté européen qu'une sanction prise par l'Iran” commentaient d'ailleurs les analystes de Natixis dans la dernière livraison de Commo Hebdo. Quoi qu'il en soit, “le siège se resserre donc autour de l'Iran, les sanctions occidentales touchant également le fret (assurance des tankers) et toute banque qui serait considérée comme facilitant les transactions pétrolières avec l'Iran”.

L'Europe réduit d'ores et déjà ses importations pétrolières d'Iran, et doit donc trouver des fournisseurs alternatifs qui, de ce fait, gagnent en marge de négociation quant aux prix. Ainsi, “la Commission européenne a annoncé hier que les Pays-Bas, la Belgique et la République tchèque ont cessé d'importer du pétrole iranien et que la Grèce, l'Italie et l'Espagne réduisaient leur importation en provenance d'Iran”, rapportaient ce matin les analystes Changes de la banque suisse Pictet & Cie.

Au-delà de l'embargo, c'est bien sûr l'escalade quasi-constante des tensions géopolitiques entre l'Iran d'une part, l'Europe, les Etats-Unis et Israël de l'autre, qui inquiète les opérateurs. En cause : le programme nucléaire de l'Iran, fortement suspecté d'être de nature militaire. Et ce alors que le conflit en Syrie ne donne aucun signe d'amélioration.

“Sur le front de la question nucléaire, la situation est tout aussi incertaine”, notait d'ailleurs Natixis. Téhéran continue d'ailleurs d'organiser des démonstrations de force. Les agences de presse officielles iraniennes évoquaient hier le lancement, pour une durée de quatre jours, de nouvelles 'grandes manoeuvres' des forces armées. Il s'agit cette fois de la défense anti-aérienne des sites sensibles 'et en particulier nucléaires', indique l'agence IRNA, selon laquelle l'aviation est impliquée.

L'Iran contrôle l'une des deux rives de l'unique porte de sortie maritime du golfe arabo-persique, le détroit d'Ormuz : il s'agit selon l'Energy Information Agency (EIA) américaine du 'goulet d'étranglement le plus stratégique au monde'. Selon l'EIA, 17 millions de barils de pétrole transitaient quotidiennement par ce détroit en 2011, soit 14 pétroliers en moyenne quotidienne et environ 20% du pétrole négocié dans le monde.

S'il se maintenait durablement à ce prix, le cours du Brent pourrait peser sur les perspectives de croissance de nombreux pays, surtout dans les régions émergentes où l'activité économique est plus intensive en énergie.

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