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Pétrole wti : Le brent se rapproche des 92 dollars mardi midi

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(CercleFinance.com) - Entre le ralentissement de la croissance mondiale, la désespérante crise européenne et les intentions plutôt baissières de l'Arabie saoudite, les facteurs baissiers ne manquent pas du côté du brut. Mais ils se modéraient ce midi. Vers 13 heures, le Brent de mer du Nord se reprenait de 0,8% à 91,7 dollars, le WTI restant sur son quant-à-soi à 79,3 dollars.

Chez Barclays Capital, on résumait ainsi la situation : 'le sentiment s'est significativement dégradé sur les marchés pétroliers ces dernières semaines en raison du durcissement des attitudes (de certains membres de la zone euro, ndlr), ce qui milite en faveur d'une prolongation des problèmes souverains de la région'. “Les marchés financiers veulent davantage d'intégration économique en Europe”, résume un cambiste nord-européen, mais l'Allemagne ne veut pas en entendre parler.

“Le pétrole n'est pas parvenu à confirmer la légère embellie observée depuis vendredi. Les cours sont repartis à la baisse dans le sillage des marchés actions. Les investisseurs semblent ne plus croire ni espérer quoique ce soit des dirigeants européens”, soulignent les analystes de Saxo Bank.

Certes, du point de vue pétrolier propremant dit, la reprise progressive de la demande de brut attendue durant le reste de l'année devrait plutôt conduire les prix à la hausse. Mais tout est plus compliqué sur ce marché, comme le rappelle Natixis dans son dernier numéro de Commo Hebdo : “s'il est possible, pour de nombreuses matières premières, de prévoir des cours à moyen terme à partir du coût d'extraction de nouvelles sources d'approvisionnement éventuelles, il n'en est pas de même pour le marché du pétrole : les prix y sont fixés depuis de nombreuses années par un cartel de grands producteurs”, à savoir l'OPEP avec en tête le plus important de ses membres, l'Arabie saoudite.

Et justement, revient Barclays Capital, Riyadh s'est montrée “explicite” sur le fait qu'il ne préférait pas que les prix repassent au-dessus des 100 dollars le baril. Mais l'Arabie saouite n'a rien dit quant à un éventuel niveau plancher, ce qui ne facilite pas la tâche des opérateurs de marché pour déterminer un “point bas” et peut expliquer la récente incursion du Brent sous les 90 dollars.

En outre, les dernières discussions des grandes puissances mondiales avec l'Iran, qui se tiennent à Moscou, semblent toujours augurer d'une détente sur ce dossier difficile.

Et pourtant, les facteurs haussiers ne sont pas totalement absent. Ainsi aux Etats-Unis, le Centre national de surveillance des ouragans indique que “la tempête tropicale Debby continue de se déplacer lentement vers l'Est (elle est actuellement au creux du golfe du Mexique et de la Floride, ndlr) et sa force se maintient'.

Mais les stocks pétroliers, dont l'Energy Information Agency (EIA) américaine fera état demain, devraient selon le consensus encore augmenter, même pour ceux d'essence en dépit de la “driving season”.

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